mardi 24 novembre 2009

La Terre de plus en plus mise à mal

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Une planète Terre et demie : c'est désormais la surface qu'il faudrait à l'humanité pour produire les ressources qu'elle consomme en un an pour se nourrir, se vêtir, se déplacer, se chauffer, et absorber ses déchets, si les terres et les écosystèmes étaient exploités de manière durable.

L'image, destinée à frapper les esprits, a été créée et popularisée par l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network (GFN), qui calcule l'empreinte écologique de l'humanité, c'est-à-dire sa consommation de ressources rapportée à la capacité de production et de régénération moyenne de la planète.

L'impact écologique de l'humanité s'accroît fortement. Selon ses derniers calculs, rendus publics mardi 24 novembre, cette empreinte écologique ne cesse de croître. Elle a augmenté de 2 % entre 2005 et 2006, et de 22 % par rapport à la décennie précédente, à la fois du fait de l'augmentation de la population mondiale, et de la croissance de la consommation par tête.

"Nous utilisons trop rapidement les ressources que la Terre peut fournir, et nous produisons plus de déchets qu'elle ne peut en absorber, commente Mathis Wackernagel, créateur du concept et président du GFN. Nous en constatons tous les jours les effets : déforestation, perte de terres arables, surexploitation des ressources marines, stress hydrique, accumulation de CO2 dans l'atmosphère."

Selon le GNF, les besoins de l’humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, l’homme vit en quelque sorte au-dessus de ses moyens, et, en dégradant l’environnement, compromet la capacité des écosystèmes à rendre les services dont il aura besoin dans le futur.

La définition de l'"empreinte écologique". Le concept d'empreinte écologique a été inventé au début des années 1990, dans le but de mesurer synthétiquement l'impact des activités humaines sur l'environnement.

Son unité est "l'hectare global", dont les capacités de production ou d'absorption des déchets correspondent à la moyenne mondiale des "performances" des terres agricoles et des écosystèmes (biocapacités).

L'empreinte écologique d'un pays correspond au nombre d'hectares globaux nécessaires pour fournir les denrées alimentaires et les fibres textiles consommées par sa population, pour construire ses villes et ses infrastructures, et pour absorber ses déchets, gaz à effet de serre compris. Les émissions de CO2 sont ainsi converties en nombre d'hectares de forêt requis pour les absorber.

Le classement mondial. Les habitants des Emirats arabes unis, qui consomment chaque année l'équivalent d'environ 11 hectares globaux, ont l'empreinte écologique la plus élevée. Suivent le Qatar et les Etats-Unis.

Les pays d'Europe de l'Ouest figurent parmi les trente premiers, aux côtés du Canada, d'Israël et du Japon.

Les Français, avec 5 hectares globaux par personne, sont au 22e rang mondial.

Chaque Chinois consomme en moyenne 2 hectares globaux, autant que les Maliens ou les Péruviens.

Les habitants d'Haïti, de la République démocratique du Congo, de l'Inde, du Cambodge ou de la Côte d'Ivoire figurent parmi les plus petits consommateurs de ressources au monde, avec moins de 1 hectare global.

Gaëlle Dupont

samedi 21 novembre 2009

56 décès liés à la grippe A(H1N1) en France

Cinquante-six décès liés à la grippe A sont survenus en France depuis le début de l'épidémie, dont huit depuis le 18 novembre, annonce vendredi l'Institut de veille sanitaire (InVS).

"Parmi ces huit nouveaux décès, toutes ces personnes présentaient un ou plusieurs facteur(s) de risques vis-à-vis de cette nouvelle forme de grippe", précise l'institut dans un communiqué.

Il s'agissait de quatre femmes et quatre hommes adultes.

La campagne de vaccination contre le virus, à l'adresse du grand public, a débuté le 12 novembre.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré jeudi que près de 250.000 personnes étaient déjà vaccinées. Les enfants en âge scolaire pourront être vaccinés, sur accord des parents, à partir du 25 novembre.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

vendredi 20 novembre 2009

Il y a 48 000 viols de femmes par an en France ! par Suzy Rojtman et Maya Surduts

Le 25 novembre est de retour : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. La lutte contre les violences faites aux femmes a déjà une longue histoire en France. Elle a débuté en 1972 par deux journées de dénonciation des crimes contre les femmes à la Mutualité à Paris. Et elle ne s'est pas arrêtée depuis. Le 23 décembre 1980, après des années de manifestations, de procès exemplaires, d'actions de soutien aux victimes, une nouvelle loi sur le viol est votée qui permet, grâce à une définition de cette infraction, qu'il soit enfin considéré comme un crime.

La législation a été depuis considérablement étoffée grâce aux luttes des féministes.
Ces lois étaient indispensables pour marquer l'interdit de ce type de violences, tolérées et même excusées durant de nombreuses années. De nouveaux délits ou circonstances aggravantes, prenant en compte la réalité des violences, ont du être créés : harcèlement sexuel, violences conjugales.

Mais la mise en œuvre de ce corpus législatif se heurte à la réalité des faits : il est très mal appliqué. En effet, alors qu'il y a d'un côté un consensus général proclamé pour condamner ces violences, de l'autre, la tolérance sociale est encore importante : des publicités incitent quasi ouvertement à commettre des violences et leurs promoteurs se retranchent derrière la liberté d'expression ou l'humour ; un chanteur égrene des paroles d'une rare cruauté au nom de la liberté artistique, un cinéaste est rattrapé par une affaire de viol mais il doit être excusé du fait de sa notoriété et de son talent. Ce genre d'arguments ne serait, et on ne peut que s'en féliciter, jamais invoqué dans des affaires de racisme ou d'antisémitisme. Deux poids, deux mesures. Bien plus près de chacun de nous, qui n'a pas, même en 2009, été confronté à une minimisation des faits de violences à l'encontre des femmes : "Elle a été violée, oui mais ça fait quatre mois, ça devrait passer maintenant", "Il a bousculé sa femme mais c'est un homme si charmant. On entend parfois crier mais c'est la vie".

Et tout cela influe, cela va de soi, sur les décisions des magistrats. En outre, rien dans la loi n'a été prévu pour organiser systématiquement la prévention en amont. Celle-ci est laissée au bon vouloir des collectivités locales par exemple ou des chefs d'établissement scolaires. De ce fait, uniquement la répression est mise en avant. L'empilement des lois répressives (quatre lois sur la récidive, la rétention de sûreté et maintenant la castration chimique) ne permettra jamais de combattre les violences faites aux femmes. Un effort considérable et premier doit être porté sur la prévention, l'éducation et la solidarité nationale.

Ces violences ne sont pas un phénomène marginal. Il y a en France, selon l'enquête nationale contre les violences faites aux femmes en France, réalisée en 2000, 48 000 viols par an perpétrés sur des femmes majeures. Et seuls environ 5 % d'entre eux feraient l'objet d'une plainte. N'y a-t-il pas de quoi s'interroger ?

Mais y a-t-il une véritable volonté politique de mener cette lutte ? Citons un exemple pour étayer cette interrogation. Le fait que les ex-conjoints puissent être incriminés pour des circonstances aggravantes de violences conjugales est une revendication ancienne des féministes. En effet, la période de séparation est une période extrêmement sensible dans le cadre des violences conjugales. Des femmes sont tuées à ce moment-là… Il a fallu cependant attendre la loi du 4 avril 2006 pour la voir satisfaite ! De même, alors que le harcèlement moral au travail est considéré comme une infraction depuis 2002, on est toujours dans l'incapacité de définir les violences psychologiques au sein du couple !

Certes, des plans globaux triennaux de lutte contre les violences faites aux femmes existent (2005-2007, 2008-2010). Mais que dire, quand pour faire face au manque criant de structures d'hébergement pour les femmes victimes de violences conjugales, on préconise leur hébergement dans des familles d'accueil, comme si elles étaient mineures ?

L'Espagne ou la Suède font montre, elles, d'une véritable volonté politique de combattre ces violences. L'Espagne s'est dotée en 2004 d'une "loi organique contre la violence de genre". Celle-ci vise à prendre en compte, de façon cohérente et globale, tous les aspects des violences, qu'ils soient éducatifs, préventifs, relatifs à la publicité, à la santé, sociaux, aux aspects judiciaires et financiers, à la formation des professionnels, à la protection des victimes, au logement, à l'accueil des femmes menacées dans leur pays, etc. Cette loi représente un véritable saut qualitatif dans l'appréhension du phénomène. Et dans son exposé des motifs, il est même fait mention de l'oppression des femmes.

Il paraît qu'en France nous n'avons pas besoin d'une telle loi. Et pourtant, le Collectif national pour les droits des femmes a rédigé une proposition de loi-cadre contre les violences faites aux femmes qui a été déposée en décembre 2007 sur le bureau de l'Assemblée nationale par le groupe de la gauche démocratique et républicaine et au Sénat par le groupe communiste, républicain et citoyen. A la suite d'une pétition qui a recueilli près de 16 000 signatures demandant son inscription à l'ordre du jour, le président de l'Assemblée a réuni une mission de la conférence des présidents d'évaluation de la politique de prévention et de la lutte contre les violences faites aux femmes. Celle-ci a travaillé durant six mois et a rendu son rapport en juillet dernier. Une proposition de loi serait à l'étude. Nous espérons qu'elle sera la plus proche possible de la proposition de loi-cadre du CNDF.

En fait, toutes ces difficultés montrent bien qu'avec ses 27 % de différence de salaires, avec son 57e rang mondial du nombre de femmes députées, avec sa remise en cause de façon incessante du droit à l'avortement, avec son incapacité totale à reconnaître dans ses textes fondateurs l'oppression des femmes alors que nombre de textes internationaux le font, la France est un pays misogyne qui n'en veut rien savoir. Il ne veut surtout pas savoir que les violences permettent d'exercer un contrôle social sur les femmes. Il est le pays des Lumières et cela le dispense de tout. Il est le pays des droits de l'homme mais certainement pas des droits des femmes.

Suzy Rojtman, Maya Surduts, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes

jeudi 19 novembre 2009

Grippe A : 116 établissements scolaires fermés en France

Le nombre d'établissements scolaires fermés en France en raison de la grippe H1N1 a pratiquement doublé en vingt-quatre heures pour s'établir à 116 mercredi 18 novembre, avec 168 classes également fermées, a-t-on appris auprès du ministère de l'éducation nationale. Le nombre des établissements scolaires fermés était de 59 mardi soir.

Pour juguler la propagation du virus H1N1, les préfets peuvent fermer une classe, voire un établissement, pour six jours, à partir de trois cas apparus dans la même semaine dans une même classe, ou dans des classes ayant des activités partagées, comme la cantine. Face à l'impossibilité de dépister le H1N1 chez tous les malades, l'application de ces dispositions s'est révélée variable selon les départements, en fonction de l'appréciation de chaque préfet.

LES PARENTS D'ÉLÈVES S'INTERROGENT

Selon le dernier comptage du ministère de l'éducation nationale, 88 écoles du primaire et 28 collèges et lycées étaient fermés dans 18 académies. Les fermetures de classes concernaient 105 classes du primaire et 63 classes du secondaire. Mardi soir, outre les 59 établissements fermés, il y avait 122 classes fermées en France, dans 17 académies.

Face à la multiplication de ces fermetures, les parents d'élèves, confrontés au casse-tête des gardes d'enfants, s'interrogent sur l'utilité de ces mesures préventives. "Cela ne sert plus à rien, au moment où la grippe est partout", a déclaré Christiane Alain, secrétaire générale de la FCPE, première fédération de parents d'élèves.

"Les fermetures de classes à partir de trois cas de grippe H1N1 avérés sont une préconisation de l'OMS difficile à appliquer, car dans la réalité, parce que les tests sont coûteux, on ignore souvent si la grippe est saisonnière ou H1N1", estime le président de la fédération de parents d'élèves PEEP, Philippe Vrand. "Nous nous demandons si cela est utile de fermer une classe pendant une semaine chaque fois qu'il y a trois cas de grippe, cela risque de faire des trimestres avec pas beaucoup de cours", a-t-il ajouté.

mercredi 18 novembre 2009

Les financiers alléchés par le marché du CO2

Lundi 16 novembre, EDF Trading, filiale d'EDF spécialisée sur le commerce de l'électricité et du gaz en Europe, a annoncé un partenariat stratégique avec Bionersis, une petite société (1 million d'euros de chiffre d'affaires) spécialisée dans le brûlage du méthane issu des déchetteries sauvages d'Asie et d'Amérique latine. Aussi paradoxal que cela paraisse, transformer le méthane en CO2 (dioxyde de carbone) permet de réduire par 21 le tonnage de gaz à effet de serre. Chaque tonne de CO2 ainsi détruite devient un CER (Certified Emission Reduction) ou crédit carbone négociable sur les marchés institués à cet effet par le protocole de Kyoto.

Grâce à Bionersis, EDF, qui produit 100 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an en Europe, pourra compenser partiellement son statut de membre du club des dix plus gros émetteurs de gaz à effet de serre européen.image

Ce rapprochement EDF Trading-Bionersis n'est que le dernier en date d'une série de partenariats et fusions entre sociétés financières spécialisées dans le commerce du crédit carbone et jeunes pousses focalisées sur les projets de Mécanisme de développement propre (MDP) tels qu'ils sont institués par le protocole de Kyoto. Le 14 septembre, la banque américaine JPMorgan a annoncé avoir pris le contrôle d'EcoSecurities, une société écossaise spécialisée dans la syndication de projets verts producteurs de crédits carbone pour 122,9 millions de livres (138,5 millions d'euros),

Anticipation

En juin, c'était le cas d'Orbeo. Cette coentreprise Rhodia-Société générale, spécialisée dans le négoce des crédits CO2 émis par le chimiste Rhodia, annonçait l'acquisition (10 millions d'euros) de OneCarbon International, société spécialisée dans le développement de projets forestiers en Afrique propre à réduire les émissions de gaz à effets de serre.

Parmi les grands financiers du crédit carbone il faut citer GoldmanSachs qui a investi dans Blue Source, une société spécialisée dans la séquestration du dioxyde de carbone issu des transports, de l'agriculture ou de l'énergie. Citigroup et Morgan Stanley développent aussi des projets réducteurs de CO2. "Ces mécaniques globales vont se développer et incitent chacun à être un acteur de référence", indique Philippe Rosier, patron de Rhodia Energy et d'Orbeo. "De notre côté, nous menons une réflexion pour améliorer nos projets, car nous nous positionnons comme faiseurs de marché", ajoute-t-il. "Faire le marché" est l'ambition de tous les opérateurs et le fondement de leur intégration sur les différents segments du crédit carbone.

Cette stratégie purement financière montre que les choix opérés par le protocole de Kyoto fonctionnent : une authentique industrialisation du développement durable est désormais en cours. Sans Kyoto, Onecarbon (85 salariés, filiale d'Orbeo), ne pourrait financer le "puits de carbone" d'Ibi Batéké dans la province de Kinshasa (République démocratique du Congo), ni imaginer d'en dégager un profit. Cette action de reboisement de plus de 4 000 hectares de terres dégradées dans le bassin du Congo va permettre de restaurer un paysage dévasté tout en séquestrant plus de 1 million de tonnes de CO2 d'ici à 2017.

Sans la rentabilité du crédit carbone, Bionersis ne pourrait pas multiplier les traitements de décharge en Amérique latine ou en Asie. "Le crédit carbone nous revient à 7 euros quand il est valorisé à 15 euros sur les marchés", indique Nicolas Heuzé, directeur général de Bionersis.

Cette valorisation faible du crédit carbone signe la troisième caractéristique de ces rapprochements : ils ont lieu en anticipation d'une reprise des cours. En l'état actuel d'un marché que tous jugent "déprimé", les électriciens, sidérurgistes... et autres pollueurs n'ont aujourd'hui aucun intérêt à investir dans la réduction des gaz à effet de serre.

Une étude de PricewaterhouseCoopers (PCW) révélait ainsi, mardi 17 novembre, que les groupes européens d'électricité trouvaient plus simple de réduire la production d'électricité issue du charbon par augmentation des prix à la consommation, plutôt que d'investir dans de coûteux procédés de séquestration du CO2, qui ne généreraient en outre que des crédits carbones dévalorisés.

Avec la reprise économique et la fin programmée des allocations gratuites de droits à polluer, il n'est pas exclu que les prix remontent à moyen terme. Les opérateurs les mieux intégrés seront alors ceux qui pourraient profiter le mieux d'une donne du CO2 au-dessus de 50 euros la tonne.

Yves Mamou

dimanche 15 novembre 2009

Une proposition de loi pour interdire la fessée

La fessée bientôt illégale ? C'est le sens de la proposition de loi que va déposer la pédiatre et députée UMP de Paris Edwige Antier. Elle espère faire voter un texte qui rende illégaux tous les châtiments corporels. Dans un entretien au Parisien, Mme Antier rappelle qu'en 2008, "le Conseil de l’Europe appelait solennellement ses pays à interdire la fessée" et que "dix-huit pays [l'avaient] déjà fait".

"Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient agressif", a-t-elle expliqué. "On ne peut plus laisser entendre que ce n'est pas grave ou, même pire, que ça a une vertu éducative alors que c'est exactement le contraire", a expliqué au quotidien l'élue et pédiatre. "Il ne s'agit pas d'envoyer les parents en prison ni de les en menacer", a toutefois nuancé Mme Antier, qui ne propose pas d'inscrire l'interdiction de la fessée dans le Code pénal mais, "comme en Allemagne", dans le Code civil.

"L'article serait lu aux parents lors du mariage. Une loi, c'est dire que l'État pose une interdiction. Et la faire connaître, c'est changer les mentalités. Quand la Suède a interdit (la fessée) en 1979, 70% des parents y étaient opposés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 10%", fait-elle valoir.

Une fois sa proposition de loi officiellement déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale, rien ne garantit qu'elle soit débattue en séance publique et, a fortiori, votée.

jeudi 12 novembre 2009

Climat : l'UE affirme respecter les engagements pris à Kyoto

L'Union européenne respecte les engagements pris à Kyoto pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, à la différence de tous les autres pays industrialisés, et montre ainsi l'exemple à moins d'un mois de la conférence de Copenhague sur le climat, a annoncé jeudi 12 novembre la Commission européenne.
Certains pays de l'UE, comme l'Autriche, sont très en retard, mais "l'objectif collectif fixé à l'UE sera atteint, car d'autres vont au-delà de leur objectif national", a expliqué le commissaire à l'environnement Stavros Dimas lors de la présentation des données pour l'année 2007.
L'Union européenne comptait 15 membres lors de la signature du protocole de Kyoto et s'est engagée à réduire en 2012 ses émissions de 8 % par rapport à leur niveau de 1990.
Les Quinze ont rejeté 4,04 milliards de tonnes d'équivalent CO2 en 2007, soit une réduction de 5 % par rapport à 1990, et ils doivent les ramener à 3, 92 milliards de tonnes.
Selon l'Agence européenne pour l'environnement, la réduction collective de l'UE-15 devrait être de 6,2 % en 2008. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède, la Grèce et la Belgique étaient déjà en dessous de leurs objectifs en 2007. En revanche, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, et l'Espagne "doivent encore poursuivre leurs efforts".
M. Dimas s'est dit convaincu que les retardataires seront en mesure de respecter leurs objectifs, à l'exception de Vienne. L'Autriche doit réduire ses émissions à 69 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2012. Or elle est le seul membre de l'UE-15 à n'avoir consenti aucun effort. Au contraire, elle a augmenté ses émissions, passées de 79 à 88 millions de tonnes CO2 entre 1999 et 2007.
Les nouveaux Etats membres sont également tous à la baisse, avec une réduction collective de 12,5 % en 2007 par rapport aux émissions de 1990. "L'Union européenne montre ainsi qu'elle respecte ses engagements internationaux", a souligné M. Dimas. Ce n'est pas le cas des autres pays industrialisés "qui ne vont pas parvenir à les honorer", a souligné le commissaire.

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