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jeudi 30 juillet 2009

Premier cas de grippe A d'un personnel soignant à l'hôpital

Un membre du personnel soignant du service pneumologie de l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) a contracté la grippe A/H1N1, a-t-on appris mercredi de la préfecture et de l'établissement, selon qui les "patients à risques" ont été isolés et traités au Tamiflu.

Tandis qu'un cas est avéré, "un autre agent du même service a développé des symptômes grippaux et doit donc être considéré comme un cas suspect", indique la préfecture des Hauts-de-Seine dans un communiqué. Le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales (DDASS 92), Bernard Kirschen, a précisé à l'AFP que le cas diagnostiqué remontait à mardi après-midi.

Selon la préfecture, plusieurs mesures ont été prises pour éviter la contagion, notamment un isolement des patients à risques et leur traitement préventif par Tamiflu, une limitation des visites et la suspension des admissions dans le service "qui sont différées ou redirigées sur un autre service". La personne touchée, dont l'état n'inspire aucune inquiétude, "est soignée chez elle", a précisé Bernard Kirschen.

"A ce jour, aucun patient du service ne présente de symptômes grippaux", ajoute la préfecture. Contacté par l'AFP, le directeur de l'hôpital, Philippe Cottard, a précisé que 33 lits étaient actuellement occupés dans le service pneumologie de l'établissement.

La France enregistre le premier décès lié à la grippe A

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé, jeudi 30 juillet, la mort au CHU de Brest d'une jeune fille de 14 ans atteinte du virus de la grippe A(H1N1). Il s'agit du premier décès d'une personne atteinte du virus en France. Selon l'institution, la jeune fille souffrait déjà d'une "maladie grave, compliquée d'une autre infection pulmonaire sévère, autre que la grippe".

Le virus A(H1N1) est particulièrement dangereux pour les personnes fragiles ou affectées par une autre maladie. Dans un premier communiqué, l'InVS expliquait que la jeune fille n'aurait pas succombé à la grippe A : "Les conclusions de l'évaluation clinique ne sont pas en faveur d'un décès directement lié au virus A(H1N1)." Mais dans un second communiqué, publié quelques heures plus tard, l'Institut a supprimé cette phrase pour la remplacer par : "Il s'agit du premier décès en France d'une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié." L'InVS a expliqué au Monde.fr que ce changement avait été effectué "pour rendre le communiqué plus clair", l'institut ajoutant qu'"on ne peut pas formellement exclure que le décès soit lié à la grippe A(H1N1)" et qu'"aucun examen supplémentaire ne devrait être pratiqué pour déterminer les causes exactes de cette mort".

La France devient le cinquième pays européen à enregistrer un décès lié à la grippe A. En Europe, trente et une personnes sont mortes en Grande-Bretagne, sept en Espagne, une en Hongrie et une en Belgique. Plus tôt dans la journée, les autorités sanitaires belges avaient en effet annoncé qu'une femme d'une trentaine d'années avait succombé à une "double pneumonie d'origine virale", devenant la première victime dans le pays.

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a assuré jeudi que la vigilance des autorités françaises ne faiblirait pas pendant l'été face à la grippe. En France, l'InVS dénombrait 1 022 cas avérés au 28 juillet, dont quatre avaient nécessité une hospitalisation en unité de soins intensifs. Selon la ministre de la santé, il est "absolument certain" que la rentrée scolaire facilitera la diffusion du virus. La France pourrait alors passer au niveau 6 d'alerte, le niveau maximal, contre 5A actuellement. Roselyne Bachelot s'est défendue de toute "opération médiatique", alors que des membres de la communauté médicale estiment que le gouvernement en fait trop.

mercredi 29 juillet 2009

Un enfant à son copain

-J'ai essayé de laver mon perroquet avec du savon.
-Et il est propre ?
Non,il est mort.Mais ce n'est pas le savon qui l'a tué.
-C'est quoi alors ?
- .

       

La police estime marginal le port de la burqa

Deux notes des services de renseignement de la police, ont, coup sur coup, été transmises au gouvernement au sujet du port de la burqa en France. L'une et l'autre concluent à un phénomène ultra-minoritaire, mais les enquêteurs rappellent qu'il y a moins de dix ans, la burqa ou le niqab, ce long voile qui dissimule intégralement le corps et le visage de la femme, était inconnu en France. Ces documents, dont Le Monde a pu avoir connaissance, ont été remis pour "éclairer" le gouvernement, au moment où, précisément, une mission parlementaire a été créée sur le sujet.Une femme portant la burqua ou niqab, long voile qui dissimule le corps et le visage, à Marseille en juin 2009.

La première note, datée du 1er juillet, est intitulée "Islam de France : les questions du port du voile intégral en France". Elle émane de la sous-direction de l'information générale (SDIG) qui rassemble, au sein de la sécurité publique, une partie des anciens Renseignements généraux (RG). La seconde étude, envoyée huit jours plus tard, provient de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) issue de la fusion entre l'autre partie des RG et l'ex-DST. Et celle-ci s'est exercée à une comptabilité précise du port du voile intégral : 367 femmes, en France, l'auraient ainsi adopté.

Ce chiffre, qui ne prétend pas être exhaustif, est le produit de l'observation, sur tout le territoire, des équipes de la DCRI. A partir de cette "photographie", ses services en ont tiré d'autres enseignements : une majorité de ces femmes identifiées portent le voile intégral volontairement ; la plupart d'entre elles ont moins de 30 ans ; 26 % sont des Françaises converties à la religion musulmane. Et presque toutes vivent dans des grosses agglomérations urbaines, en région parisienne, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans le Nord ou en Rhône-Alpes. Pour l'anecdote, la DCRI rapporte que la plus jeune des porteuses du voile intégral est âgée de 5 ans.

La note d'une quinzaine de pages de la SDIG ne donne aucun chiffre, mais ses conclusions ne sont pas différentes. Les ex-RG de la sécurité publique estiment qu'il s'agit d'une "pratique marginale" de la part de femmes plutôt jeunes. Ici aussi, l'importance des Françaises converties est soulignée. Pour les policiers de la SDIG, le port du voile intégral s'apparente à une volonté de "provoquer la société, voire sa famille", à un militantisme affiché, issu du salafisme.

Ses services rapportent ainsi le cas d'une quinzaine de jeunes femmes qui se seraient montrées, à dessein, le 25 juin, dans le centre commercial Bourse, sur la Canebière, à Marseille. L'apparition du groupe, qui n'aurait procédé à aucun achat, bien que la date corresponde au début des soldes, est-il précisé, a été analysée comme une démarche provocatrice.

La SDIG dresse un état des lieux en relevant, comme la DCRI, que le phénomène concerne en priorité les grands centres urbains, de la région parisienne à la vallée du Rhône. Des exemples ont cependant été recensés dans des départements ruraux, comme en Haute-Vienne, Indre-et-Loire et Côte-d'Or, mais aussi dans les Pyrénées-Orientales ou la Manche. Aucun cas n'a été signalé en Bretagne.

A la différence de la DCRI, la SDIG s'est attachée à faire le point des positions prises par les différentes organisations représentatives de l'islam en France et, notamment, dans les quartiers sensibles. Les fondamentalistes, qui "dénoncent l'intégrisme laïque", mis à part, les musulmans, dans leur grande majorité, rejettent le voile intégral et comparent ses défenseurs à une "secte ", écrivent les auteurs de la note.

Toutefois, beaucoup craignent que la polémique sur le voile intégral aboutisse à "stigmatiser l'islam ". "On peut penser, même si un certain nombre de musulmanes vivent reclues chez elles, que la plupart considèrent que le port du voile intégral est d'un autre âge", conclut l'étude.

Un même sujet, deux services ? Au final, on peut s'interroger aussi sur les raisons de cette double focale sur la burqa en France. Mais chacun répond qu'il est dans son rôle.

Depuis la réforme du renseignement policier qui a abouti, le 1er juillet 2008, à l'éclatement des ex-RG, la SDIG a, dans ses prérogatives, l'information en milieu ouvert de l'islam de France - comme les autres religions. La DCRI, spécialisée dans la lutte antiterrorisme, est, elle, chargée de la surveillance, en milieu fermé, de l'islam radical.

Isabelle Mandraud

mardi 28 juillet 2009

Lancement du blog jeux EvoluGames.com

jeux

Le nouveau blog d'EvoluGames.com vient d'être lancé ! Vous trouverez sur celui-ci toutes l'actualité des jeux.

Ce blog jeux sera mis à jour régulièrement, n'hésitez donc pas à revenir de temps en temps pour suivre les news et pour visionner quelques vidéos sympathiques.

Les principaux tags du blog : actualite, buzz, jeux musicaux, jeux televises, jeux video, poker, tf1...

A tout de suite sur le blog !
http://www.evolugames.com/blog/

lundi 27 juillet 2009

Des soldes d'été 2009 décevants pour les commerçants

Malgré les rabais particulièrement importants consentis par les commerçants pour écouler leurs stocks, les Français sont restés très sages pendant les soldes d'été, au grand dam des professionnels, dont les ventes sont en recul par rapport à l'été 2008.

Les soldes d'été se terminent mardi. Après ces cinq semaines, toutes les fédérations du secteur du prêt-à-porter font état d'une baisse de chiffre d'affaires par rapport au millésime 2008, se situant dans une fourchette de - 2 % à - 4 %.

Ces baisses de chiffre d'affaires s'expliquent notamment par des rabais plus importants qu'à l'accoutumée.

Lors des deux premières semaines des soldes, cruciales pour les commerçants, les ventes ont reculé de 3 % à 5 % par rapport à la même période un an plus tôt, selon l'Institut français de la mode (IFM).

JUSQU'À - 90 % LES DERNIERS JOURS

Seuls les grands magasins ont résisté, avec des ventes stables ou en hausse de 3 %. Les supermarchés et les hypermarchés ont quant à eux vu leurs ventes dégringoler de près de 10 %, alors que les chaînes spécialisées et les magasins indépendants ont affiché des résultats oscillant entre stabilité et recul (jusqu'à - 3 %).

Ces baisses de chiffre d'affaires s'expliquent notamment par des rabais plus importants qu'à l'accoutumée. Pour faire revenir les clients, les magasins ont consenti des rabais de plus 50 % dès le 24 juin et certains proposaient jusqu'à - 90 % les derniers jours de soldes.

Les professionnels du secteur évoquent également la mise en place des "soldes flottants" pour expliquer la baisse de leur chiffre d'affaires lors de ces soldes. Depuis le début de l'année, les magasins sont autorisés à choisir deux semaines supplémentaires de soldes, en plus des deux périodes fixes de cinq semaines.

Cécité des "sorciers de la finance" et échec de l'imagination collective : la crise expliquée à la reine d'Angleterre

Reste que l'une des pires récessions que connaît son royaume depuis les années 1930 ne pouvait pas laisser indifférente cette rentière à la tête d'une fortune personnelle considérable, constituée d'un important parc immobilier et d'un joli portefeuille d'actions et d'obligations britanniques.

Ainsi, en novembre 2008, Sa Majesté, qui ne commente jamais les questions d'actualité, est sortie de sa gracieuse réserve lors d'une visite à la London School of Economics en demandant à ses hôtes : "Pourquoi personne ne s'est-il rendu compte de la gravité de la situation ?"La Banque d'Angleterre a baissé son principal taux directeur à 1,5 %, un niveau historiquement bas.

Dans une lettre adressée au monarque, dont le contenu a été révélé dimanche 26 juillet, un groupe d'économistes répond à ses inquiétudes. Ils accusent la cécité des "sorciers de la finance" qui ont refusé d'admettre que les choses pouvaient mal tourner. "Tout le monde semblait faire son travail comme il fallait (...). On n'a pas vu que cela s'amoncelait en une série de déséquilibres reliés entre eux et sur lesquels aucune autorité n'avait juridiction", souligne ce cénacle de professeurs de la prestigieuse université londonienne.

La conclusion de cette missive vaut à elle seule tous les discours du Trône : "L'échec à prévoir le moment, l'ampleur et la gravité de la crise, et à la prévenir (...) avait principalement pour raison l'incapacité de l'imagination collective de nombreuses personnes brillantes, à la fois dans ce pays et au niveau international, à comprendre les risques du système pris dans sa globalité."

La reine n'est pas loin de partager cette condamnation sans appel. A ses yeux, ce qui se passe dans la City n'est rien de plus que du jeu légalisé, et les jeunes gens arrogants qui s'y agitent de vilains spéculateurs.

Buckingham Palace a révélé que le chef de l'Etat avait reçu en audience le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, pour lui demander des explications sur l'aggravation de la conjoncture. Selon les derniers chiffres publiés par l'Office des statistiques nationales, l'économie du Royaume-Uni s'est ainsi contractée pour le cinquième trimestre d'affilée.

Cette empathie subite des Windsor pour les victimes de la récession n'est toutefois pas dénuée d'arrière-pensées. En effet, la Cour vient de demander une augmentation substantielle de la liste royale afin de pouvoir payer les travaux de rénovation des palais royaux.

Marc Roche

Elizabeth II n'est pas une intellectuelle. Contrairement à son fils aîné, le prince Charles, la reine d'Angleterre a peu d'intérêt pour les débats d'idées, qui lui paraissent un art stérile. Quant aux grands dossiers économiques, ils n'intéressent pas vraiment une souveraine qui ne porte pas d'argent sur elle et n'a jamais signé un chèque de sa vie.

dimanche 26 juillet 2009

Toto apprend à faire du vélo

Il fait un tour de square et, passant devant sa mère :
- Regarde maman, sans les pieds.
Il refait un tour de square et dit :
- Regarde maman, sans les mains.
3ème tour de square et Toto repasse en s'exclamant :
- Regarde maman... Fan les dents

Blague Toto qui rencontre

c'est Toto qui rencontre un pote sur le chemin de l'école et lui dit :
- Je vais avoir un zéro en math !!
- Tu en es sûr ?
- Aussi sur que 2 et 2 font 5.

samedi 25 juillet 2009

Comment louer une voiture facilement et à bas prix sur Internet avec une offre tout inclus?

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vendredi 24 juillet 2009

Destruction de bébé

Donnez Une Fessée Au Singe

La grippe A met à mal les rites de l'Eglise d'Angleterre

Jusqu'à aujourd'hui, quels que soient les fléaux qui menaçaient ses fidèles, l'Eglise anglicane n'avait jamais remis en cause la pratique de la communion. Depuis qu'Henri VIII s'est proclamé "chef suprême de l'Eglise et du clergé d'Angleterre", en 1531, le cérémonial est resté immuable : le pasteur propose aux fidèles, en plus de l'hostie, de boire une gorgée de vin à même le calice, qui passe ainsi de bouche en bouche. Mais la grippe A(H1N1) a eu raison de la tradition. Jeudi 23 juillet, les archevêques de Canterbury et de York ont recommandé aux 16 000 paroisses anglaises de "suspendre l'usage du calice lors de la communion".image

Mi-juillet, l'évêque de Chelmsford avait conseillé aux prêtres du diocèse d'Essex d'assécher les bénitiers afin de limiter les risques de contagion. A l'époque, son initiative avait rejoint la liste des excentricités quotidiennes qui rythment l'actualité de la Grande-Bretagne. Moins de quinze jours plus tard, elle a pris une nouvelle dimension.

Car entre-temps, la panique a gagné les îles de Sa Majesté. On compte déjà 30 décès (26 en Angleterre, 4 en Ecosse) liées à la grippe A(H1N1) en Grande-Bretagne, le pays européen le plus touché par la pandémie. Pour la seule Angleterre, 840 personnes sont hospitalisées, dont 63 en soins intensifs, a annoncé le ministère de la santé jeudi 23 juillet. Et sur les sept derniers jours, 100 000 nouvelles personnes ont présenté les symptômes de la maladie. Soit presque deux fois plus que la semaine précédente qui avait également vu ce chiffre doubler. Au total, donc, ils sont à ce jour plus de 200 000 Anglais susceptibles d'avoir contracté la maladie - mais qui n'ont pas encore été officiellement diagnostiqués comme atteints par le virus.

A ce rythme, prédit Andy Burnham, le ministre de la santé, "nous pourrions voir plus de 100 000 cas par jour d'ici à la fin août". Et plus de 12 % des salariés contraints de rester chez eux en septembre, quand 30 % de la population - et 50 % des enfants - sera atteinte de la maladie. Le National Health Service (NHS), le service de santé publique, a donc été prié de se mettre en ordre de bataille pour faire face au scénario catastrophe qui se traduirait par 65 000 décès.

Dans un document de 59 pages, censé fournir "un cadre pour gérer les décès", le gouvernement a tout prévu. Il envisage de convertir en "morgues temporaires" des sites dont ce n'est pas la vocation. Il propose aussi que les pasteurs organisent des "funérailles basiques et plus courtes" que d'habitude, ceci afin d'éviter l'encombrement. Et de voir "s'il serait possible (pour les crématoriums) de travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7".

La Grande-Bretagne est le pays "le mieux préparé" à la lutte contre la pandémie, martèle Gordon Brown. Mais au sein du NHS, selon un sondage réalisé par l'institution elle-même, seuls quatre travailleurs médicaux sur dix pensent être équipés pour faire face à une nouvelle hausse du nombre de patients. Et l'ouverture, jeudi, d'une "hot line" spéciale grippe A(H1N1), censée soulager des médecins généralistes débordés, ne fera pas de miracles. D'autant que les 1 500 standardistes chargés d'opérer un diagnostic par téléphone, avant d'éventuellement fournir du Tamiflu à leurs interlocuteurs, n'ont aucune formation médicale.

Quant au site Internet du NHS, qui propose un service équivalent, il a connu des ratés en série pour son lancement. "Le service est momentanément surchargé et ne peut répondre à votre demande. Veuillez, s'il vous plaît, réessayer plus tard", pouvait-on lire en tentant de s'y connecter jeudi.

Virginie Malingre

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jeudi 23 juillet 2009

Porsche-Volkswagen : les deux clans prêts à tout pour s'entre-dévorer

 

AFP/SASCHA SCHUERMANN

Wendelin Wiedeking devrait quitter son poste à la direction de Porsche-Volkswagen.

Berlin, correspondante

Rarement, en Allemagne, une dynastie industrielle aura à ce point porté ses conflits sur la scène publique. Le duel sans précédent que se livrent depuis plusieurs mois les deux familles qui contrôlent, d'un côté Volkswagen (VW), le premier constructeur automobile européen, et de l'autre Porsche, le plus petit mais le plus rentable au monde, devait atteindre son point culminant jeudi 23 juillet.

Wendelin Wiedeking  devrait quitter son poste à la direction de  Porsche-Volkswagen.

Lors des conseils de surveillance des deux groupes réunis à Stuttgart, les deux clans, représentés d'un côté par Ferdinand Piëch (VW), 72 ans, et de l'autre côté par Wolfgang Porsche, 66 ans, tous deux cousins, et petits-fils du fondateur de la marque de voitures de sport, Ferdinand Porsche, devaient annoncer un accord prévoyant le rachat de Porsche par VW pour 8 milliards d'euros.

Un véritable triomphe pour Ferdinand Piëch et sans doute la fin de la brillante carrière de Wendelin Wiedeking chez Porsche. Soutenu jusqu'à présent par Wolfgang Porsche, président du conseil de surveillance, le patron du fabricant devrait céder son fauteuil à Michael Macht, responsable de la production. Dans ce scénario, Porsche sera la dixième marque de VW, la région de Basse-Saxe conservera sa part de 20 % chez VW et l'émirat du Qatar pourrait obtenir jusqu'à 19,9 % dans le capital du nouvel ensemble.

Pour M. Piëch, le patriarche de Wolfsburg, M. Wiedeking, le patron le mieux payé d'Allemagne, est devenu l'homme à abattre depuis qu'il s'est mis en tête d'acheter le groupe Volkswagen. Tous les moyens sont bons pour l'inciter à démissionner, y compris annoncer à plusieurs reprises son départ par voie de presse.

Raillé comme un homme disposant "du charme d'un comptable" lors de sa nomination à la tête de Porsche en 1992, l'énergique M. Wiedeking avait sauvé le constructeur de Stuttgart de la faillite dans les années 1990. Avançant d'abord un prétexte patriotique - protéger Volkswagen d'éventuels fonds d'investissement peu scrupuleux -, Porsche avait annoncé, en 2005, vouloir acquérir 19 % du capital de VW. En vérité, son intention était de mettre la main sur la trésorerie de VW et d'en faire une entreprise "normale", c'est-à-dire libérée de son système de cogestion et du droit de veto de l'Etat régional de Basse-Saxe qui le protège d'une attaque hostile. En septembre 2007, M. Wiedeking annonce vouloir acheter jusqu'à 51 % de VW, puis 75 % un an plus tard. Depuis janvier, Porsche détient 51 % de VW.

Mais la crise financière et le maintien de ce droit de veto changent la donne. Le montant des dettes de Porsche - près de 10 milliards d'euros - oblige M. Wiedeking à faire appel à un investisseur extérieur, s'il veut rester indépendant. Des négociations sont entamées avec le Qatar.

C'est là que M. Piëch reprend la main. Il espère pouvoir concrétiser son rêve : créer un seul groupe et faire de VW un gigantesque constructeur capable de produire toutes les gammes. Reste à convaincre le cousin Wolfgang.

SOIRÉES MONDAINES

Mais tout sépare les deux hommes. M. Piëch a fait sa scolarité dans un internat très strict tandis que son cousin a été scolarisé dans une Waldorfschule, une école qui met le développement individuel au coeur de son projet pédagogique. M. Piëch a fait une brillante carrière au sein d'Audi et de Volkswagen alors que son cousin, surnommé "WoPo", s'est longtemps distingué par sa présence dans les soirées mondaines. Le premier est méfiant de nature, combatif et impitoyable avec ses adversaires. Le deuxième aspire, lui, à l'harmonie.

Mais Porsche est loin de s'avouer vaincu. Le groupe dément régulièrement le départ de son patron. Les salariés menacent de faire grève. Certains pensent encore que le projet de VW pourrait échouer en raison d'une très forte somme d'impôts à payer. Les négociations pourraient même se prolonger jusqu'à fin juillet.

Quant à M. Wiedeking, il annonce dans un entretien avec le magazine Cicero à paraître jeudi 23 juillet qu'il ne "permettra pas que Porsche soit berné à la fin". Le calme entre les deux branches de la famille n'est pas près de revenir.

Cécile Calla

Porsche-Volkswagen : les deux clans prêts à tout pour s'entre-dévorer

 

AFP/SASCHA SCHUERMANN

Wendelin Wiedeking devrait quitter son poste à la direction de Porsche-Volkswagen.

Berlin, correspondante

Rarement, en Allemagne, une dynastie industrielle aura à ce point porté ses conflits sur la scène publique. Le duel sans précédent que se livrent depuis plusieurs mois les deux familles qui contrôlent, d'un côté Volkswagen (VW), le premier constructeur automobile européen, et de l'autre Porsche, le plus petit mais le plus rentable au monde, devait atteindre son point culminant jeudi 23 juillet.

Wendelin Wiedeking  devrait quitter son poste à la direction de  Porsche-Volkswagen.

Lors des conseils de surveillance des deux groupes réunis à Stuttgart, les deux clans, représentés d'un côté par Ferdinand Piëch (VW), 72 ans, et de l'autre côté par Wolfgang Porsche, 66 ans, tous deux cousins, et petits-fils du fondateur de la marque de voitures de sport, Ferdinand Porsche, devaient annoncer un accord prévoyant le rachat de Porsche par VW pour 8 milliards d'euros.

Un véritable triomphe pour Ferdinand Piëch et sans doute la fin de la brillante carrière de Wendelin Wiedeking chez Porsche. Soutenu jusqu'à présent par Wolfgang Porsche, président du conseil de surveillance, le patron du fabricant devrait céder son fauteuil à Michael Macht, responsable de la production. Dans ce scénario, Porsche sera la dixième marque de VW, la région de Basse-Saxe conservera sa part de 20 % chez VW et l'émirat du Qatar pourrait obtenir jusqu'à 19,9 % dans le capital du nouvel ensemble.

Pour M. Piëch, le patriarche de Wolfsburg, M. Wiedeking, le patron le mieux payé d'Allemagne, est devenu l'homme à abattre depuis qu'il s'est mis en tête d'acheter le groupe Volkswagen. Tous les moyens sont bons pour l'inciter à démissionner, y compris annoncer à plusieurs reprises son départ par voie de presse.

Raillé comme un homme disposant "du charme d'un comptable" lors de sa nomination à la tête de Porsche en 1992, l'énergique M. Wiedeking avait sauvé le constructeur de Stuttgart de la faillite dans les années 1990. Avançant d'abord un prétexte patriotique - protéger Volkswagen d'éventuels fonds d'investissement peu scrupuleux -, Porsche avait annoncé, en 2005, vouloir acquérir 19 % du capital de VW. En vérité, son intention était de mettre la main sur la trésorerie de VW et d'en faire une entreprise "normale", c'est-à-dire libérée de son système de cogestion et du droit de veto de l'Etat régional de Basse-Saxe qui le protège d'une attaque hostile. En septembre 2007, M. Wiedeking annonce vouloir acheter jusqu'à 51 % de VW, puis 75 % un an plus tard. Depuis janvier, Porsche détient 51 % de VW.

Mais la crise financière et le maintien de ce droit de veto changent la donne. Le montant des dettes de Porsche - près de 10 milliards d'euros - oblige M. Wiedeking à faire appel à un investisseur extérieur, s'il veut rester indépendant. Des négociations sont entamées avec le Qatar.

C'est là que M. Piëch reprend la main. Il espère pouvoir concrétiser son rêve : créer un seul groupe et faire de VW un gigantesque constructeur capable de produire toutes les gammes. Reste à convaincre le cousin Wolfgang.

SOIRÉES MONDAINES

Mais tout sépare les deux hommes. M. Piëch a fait sa scolarité dans un internat très strict tandis que son cousin a été scolarisé dans une Waldorfschule, une école qui met le développement individuel au coeur de son projet pédagogique. M. Piëch a fait une brillante carrière au sein d'Audi et de Volkswagen alors que son cousin, surnommé "WoPo", s'est longtemps distingué par sa présence dans les soirées mondaines. Le premier est méfiant de nature, combatif et impitoyable avec ses adversaires. Le deuxième aspire, lui, à l'harmonie.

Mais Porsche est loin de s'avouer vaincu. Le groupe dément régulièrement le départ de son patron. Les salariés menacent de faire grève. Certains pensent encore que le projet de VW pourrait échouer en raison d'une très forte somme d'impôts à payer. Les négociations pourraient même se prolonger jusqu'à fin juillet.

Quant à M. Wiedeking, il annonce dans un entretien avec le magazine Cicero à paraître jeudi 23 juillet qu'il ne "permettra pas que Porsche soit berné à la fin". Le calme entre les deux branches de la famille n'est pas près de revenir.

Cécile Calla

Porsche annonce le départ de son patron, au cœur d'une polémique

Le constructeur allemand de voitures de sport Porsche annonce, jeudi 23 juillet, la démission "avec effet immédiat" de son président du directoire, Wendelin Wiedeking, et du directeur financier, Holger Haerter. Un accord a été trouvé en ce sens avec le conseil de surveillance de Porsche, selon un communiqué. M. Wiedeking, réputé le patron le mieux payé d'Allemagne, va toucher une indemnité de départ de 50 millions d'euros, dont la moitié doit aller à une fondation sociale.

Wendelin Wiedeking, président du directoire de Porsche, ici en 2007 à Detroit, aux Etats-Unis.

Les deux dirigeants, artisans de la stratégie du rachat de Volkswagen par Porsche, font ainsi un geste pour permettre "l'apaisement de la situation" et favoriser la création d'un "groupe automobile intégré", explique le communiqué. Wendelin Wiedeking sera remplacé à la tête des activités automobiles de Porsche par l'actuel chef de la production, Michael Macht, 48 ans, présenté dans la presse comme une figure de compromis.

Cette annonce, attendue depuis plusieurs jours, a été prise à l'occasion d'une réunion extraordinaire du conseil de surveillance de Porsche, entamée mercredi soir près de Stuttgart et qui s'est prolongée toute la nuit. Auparavant, l'organe de contrôle avait donné au directoire le feu vert pour boucler les négociations avec l'émirat du Qatar, qui veut prendre une participation au capital de Porsche et pour lancer une augmentation de capital d'au moins 5 milliards d'euros.

GUERRE DES CLANS AU SEIN DE LA FAMILLE PORSCHE

Ces deux mesures doivent permettre au créateur du modèle 911 d'éponger, du moins en partie, ses dettes d'environ 10 milliards d'euros et de préparer un rapprochement entre Porsche et Volkswagen, dont il détient près de 51 %. Le conseil a ainsi suivi, du moins dans les grandes lignes, un plan préparé par M. Wiedeking. Mais sa position était devenue intenable, tant il était au cœur de la guerre de clans qui faisait rage depuis de nombreux mois entre Porsche et VW et au sein de la famille Porsche-Piëch, propriétaires à 100 % de Porsche SE.

A l'origine, c'est Porsche qui devait prendre le contrôle total de VW en acquérant 75 % du capital, pour pouvoir accéder notamment à son imposante trésorerie. Mais en mai, le constructeur de voitures de luxe a dû admettre son échec, sur fond de crise financière et de chute des ventes d'automobiles, et préparer un grand groupe intégré avec les deux constructeurs.

Reste que M. Wiedeking pourrait encore être au cœur d'une polémique, avec son indemnité de départ de 50 millions d'euros, pour un salaire estimé l'an passé à 80 millions d'euros, selon une source proche de l'entreprise. Dans une déclaration séparée, M. Wiedeking a tenu à préciser que son choix d'en dédier une large part à des œuvres charitables était lié à des "raisons personnelles et à [sa] responsabilité vis-à-vis de la société". Il va notamment créer une fondation à Stuttgart pour soutenir un développement "socialement juste" des sites de production de Porsche, en coopération avec les comités d'entreprise. Il va aussi donner 1,5 million d'euros à des fondations de soutien aux journalistes dans le besoin.

Découvrez le Paris en Scène, votre nouveau restaurant bon plan à Paris

Un concept original pour un restaurant bon plan à Paris sur la Seine Dernier né des bateaux de la Seine, le bateau restaurant Paris en Scène propose un concept unique d’aménagent en amphithéâtre le long de ses 53 mètres. Installés face aux larges baies vitrées du bateau, les passagers peuvent admirer les plus beaux monuments de Paris sans être obligés de tourner la tête ! Chaque siège étant un peu plus haut que le précédent, le paysage défile sous vos yeux au rythme du fleuve. Un nouveau restaurant flottant à Paris, à découvrir de toute urgence ! Ce restaurant bon plan à Paris vous embarque pour une croisière à prix exceptionnel
Plat + dessert + boisson = 29€
À bord du Paris en Scène, les convives découvrent un type de restauration qui n’existait pas encore dans l’offre des diners croisières sur la Seine. Pour la somme de 29€ (ou 35€ avec deux verres de vin de Bordeaux), le chef vous propose une formule complète avec plat principal, dessert et boisson fraîche. Le Paris en scène se démarque comme un véritable restaurant bon plan à Paris! Entre amis ou en famille, un restaurant bon plan à Paris qui s’adresse à tous ! Le Paris en Scène propose une ambiance conviviale doublée d’une importante capacité d’accueil : des conditions idéales pour vous accueillir en couple, en famille comme entre amis. Que vous souhaitiez célébrer un événement familial, sortir en groupe ou passer une soirée entre filles, nous vous proposons une soirée magique sur la Seine, au cœur de la Capitale. Nouveau restaurant bon plan à Paris : parlez-en autour de vous ! N’hésitez pas à parler du Paris en Scène autour de vous et à relayer l’information sur vos blogs, nous saurons vous en remercier. En effet, notre équipe s’engage à récompenser la publication d’un article sur le Paris en Scène dans un blog, en vous invitant à passer une partie de votre croisière dans le poste de pilotage. Le Capitaine sera heureux de vous accueillir à son poste de pilotage pour vous faire découvrir la Seine sous un tout autre angle pendant une partie de la navigation. Alors n’attendez plus !
Le Paris en Scène Accès Croisière Escale Saint Michel Métro ligne 4 St Michel ou RER (B et C) St Michel Le meilleur de Paris en 1h - Profitez d'une vue exceptionnelle sur les plus beaux monuments de Paris

mercredi 22 juillet 2009

Jeux d'Action » Boxing Games » Smash Boxing


Jeux

"Apple bénéficie de l'aura de sa marque"

Apple a annoncé, mardi 21 avril, les meilleurs résultats jamais enregistrés en dehors de la période des fêtes de fin d'année. Pour la période avril-juin, le groupe américain a dégagé un bénéfice net de 1,23 milliard de dollars (870 millions d'euros), en hausse de 14,6 % sur un an. Pour Leslie Griffe de Malval, gérant du fonds technologique d'IT Asset Management, Apple a profité du succès de l'iPhone, de ses ordinateurs portables et des services proposés par la marque à la pomme.

Pour Leslie Griffe de Malval, gérant du fonds technologique d'IT Asset Management, Apple a profité du succès de l'iPhone, de ses ordinateurs portables et des services qu'il propose.

Comment analysez-vous les résultats exceptionnels annoncés par Apple ?

Apple continue de bénéficier de l'aura de sa marque. L'entreprise a profité du succès de l'iPhone, notamment grâce au nouveau modèle 3GS qui est en quasi-rupture de stock dans les pays où il a été lancé. Les choses vont vite dans le domaine des nouvelles technologies, mais incontestablement, Apple a pris une longueur d'avance sur ses concurrents dans le secteur des smartphones. Pour l'heure, personne ne menace véritablement la marque à la pomme. L'iPhone n'a pourtant pas été le premier smartphone sur le marché, mais Apple l'a fait bien mieux que les autres !

Parallèlement, Apple a bénéficié des bonnes ventes de ses ordinateurs portables. C'est une relative surprise puisque les modèles d'Apple sont plus chers que ceux de ses concurrents, même si leurs prix ont baissé en juin. Il semble que les consommateurs préfèrent différer leur achat et payer plus cher pour profiter de l'aura de la marque.

Ces résultats masquent-ils des disparités entre les différents produits de la marque ?

Les ventes d'iPod ont baissé, en partie parce que le marché a été cannibalisé par l'iPhone. Un consommateur n'a aucun intérêt à acheter un iPod s'il possède déjà un iPhone ! La baisse n'est toutefois pas inquiétante car aucun concurrent ne réussit à grignoter des parts de marché significatives dans le secteur des baladeurs.

Le succès de l'iPhone s'est accompagné de celui de sa plate-forme de logiciels, l'AppStore. Quels bénéfices en tire Apple ?

Apple réussit une bonne synthèse entre le hardware [le matériel], le software [le logiciel] et les services associés. Depuis le lancement de l'AppStore [en juillet 2008], plus d'1,5 milliard d'applications ont été téléchargées. C'est un très beau succès même s'il reste peu significatif en termes de marges. Apple ne communique pas sur la répartition entre applications payantes et gratuites, mais on suppose que ces dernières sont majoritaires. En revanche, le fait qu'Apple propose des milliers d'applications, gratuites et payantes, permet de mieux vendre les iPhones et les iPod Touch.

Steve Jobs, PDG d'Apple, a été absent pour des raisons de santé une grande partie de l'année. Ces résultats démontrent-ils qu'Apple peut s'en sortir sans son charismatique patron ?

Pendant les premiers mois de l'année 2009 et l'absence de Steve Jobs, Apple a été dirigée par Tim Cook, son COO [directeur opérationnel]. Cette expérience a montré que l'entreprise pouvait s'en sortir sans Steve Jobs. C'est une agréable surprise.

lundi 20 juillet 2009

EDF veut faire payer les économies d'énergie réalisées par ses clients

Photo prise le 12 février 2009 du PDG d'EDF Pierre Gadonneix lors d'une conférence de presse à Paris.

AFP/THOMAS SAMSON

Photo prise le 12 février 2009 du PDG d'EDF Pierre Gadonneix lors d'une conférence de presse à Paris.

Peut-on aller à contre-courant de la loi sur le Grenelle de l'environnement qui promeut la sobriété énergétique et taxer une entreprise participant aux économies d'énergie ? En un mot, demander à Voltalis, qui commercialise un boîtier destiné à réduire la consommation de certains équipements électriques (radiateurs, chauffe-eau, climatiseurs...), de dédommager les fournisseurs d'électricité - surtout EDF - pour le manque à gagner qu'ils subissent ? Ces questions se posent après la délibération de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en faveur du versement d'une telle taxe aux fournisseurs d'électricité.

Fondée en 2007, au moment de la libéralisation du marché de l'énergie, Voltalis propose un boîtier permettant à ses détenteurs de "s'effacer" au moment des pics de consommation : ce boîtier arrête automatiquement certains appareils électriques. Cela évite à EDF d'importer de l'étranger, notamment d'Allemagne, un courant souvent produit dans des centrales au charbon, au fioul ou au gaz fortement émettrices de gaz carbonique.

Voltalis installe gratuitement le boîtier dans les entreprises, les collectivités ou chez les particuliers. Et c'est le Réseau de transport d'électricité (RTE), filiale d'EDF chargée de l'équilibre offre-demande sur les lignes à haute tension, qui la rémunère. En période de pointe, RTE peut soit mobiliser des centrales pour fournir le surplus d'électricité demandé, soit solliciter les détenteurs de ce boîtier pour réduire la consommation. " Si les millions de foyers français étaient équipés, nous économiserions des milliers de mégawatts. Soit jusqu'à 5 % à 10 % pour chaque adhérent, qui voit ainsi sa facture baisser", a indiqué Pierre Bivas, le patron de Voltalis, à Libération, lundi 20 juillet,

"Une prime au gaspillage"

EDF, suivie par d'autres fournisseurs (Poweo, Direct Energie...), réclame une taxe pour le manque à gagner. Tout en affirmant soutenir la démarche de Voltalis, la CRE a délibéré, le 9 juillet, en faveur d'une telle rémunération. Une décision que M. Bivas a jugée "consternante" et "absurde" au moment où tout plaide en faveur des économies d'énergie. Il n'exclut pas d'attaquer cette décision en justice.

"Cette décision constitue une prime au gaspillage énergétique et se révèle incohérente avec les engagements du Grenelle de l'environnement visant à diminuer la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre", a fustigé les Verts. Ce faisant, ajoute-t-il, le gendarme de l'énergie a failli à sa mission en défendant les intérêts des fournisseurs d'électricité, en premier lieu ceux d'EDF, "au détriment des consommateurs et de l'environnement". Cette affaire ne fait qu'accroître les critiques contre le groupe (demande de hausse de 20 % des tarifs, investissements à l'étranger...), dont les campagnes font pourtant la promotion des économies d'énergie et d'une production sans C02 grâce au nucléaire et à l'hydraulique.

Au-delà du cas Voltalis, c'est la question des "compteurs communicants" qui est posée. Ils permettraient de connaître finement et en temps réel, donc de mieux gérer, la consommation. Filiale d'EDF chargée du réseau de distribution, ErDF a calculé que l'installation de 35 millions de compteurs de ce type coûtera 4 milliards d'euros entre 2012 et 2017. Un investissement qui s'ajoutera aux 30 milliards nécessaires sur dix ans pour moderniser les lignes à moyenne et basse tension.

Jean-Michel Bezat

Formule 1 : l'Espagnol Alguersuari remplace Bourdais chez Toro Rosso

Jaime Alguersuari en juillet sur le circuit du Nürbürgring.

Sébastien Bourdais débarqué, il restait à trouver un remplaçant au pilote français. C'est chose faite avec le tout jeune Espagnol Jaime Alguersuari, qui courra sur Toro Rosso jusqu'à la fin de la saison de Formule 1. Dès dimanche, Alguersuari sera au départ du Grand Prix de Hongrie, auréolé du statut de plus jeune pilote de l'histoire de la F1 – 19 ans et 125 jours.

Malgré son jeune âge, le pilote espagnol, champion de F3 britannique l'an dernier, compte à son palmarès 17 victoires et 36 podiums en 118 courses disputées – en karting junior, Formule 3 et Formule Renault.

"Je suis conscient d'être face à un défi difficile", a déclaré Alguersuari, qui avait signé le 1er juillet comme pilote de réserve chez Red Bull, l'écurie sœur de Toro Rosso. "Arriver en F1 n'est jamais simple, mais le faire en milieu de saison est encore plus dur. Le fait de ne pas pouvoir tester la voiture complique encore les choses", a-t-il poursuivi.

Le patron de l'équipe Toro Rosso, Franz Tost, ne lui met pas la pression: "Je n'attends rien de spécial de lui pour les trois premières courses qu'il disputera, qui lui permettront de se familiariser avec l'équipe, la voiture et le monde de la F1."

Reste pour Toro Rosso à régler le cas Bourdais. Estimant que son ancienne équipe n'avait "pas respecté ses obligations contractuelles" envers lui, le pilote français, évincé jeudi, a indiqué avoir demandé à ses avocats "d'étudier la situation, y compris la possibilité d'engager une action en justice".

dimanche 19 juillet 2009

L´Attaque du Métro 123

Pour L´Attaque du métro 123

Sortie le 29 Juillet 2009

Diffusion du 16.07.2009 au 30.07.2009

Walter Garber est aiguilleur du métro à New York.
Comme chaque jour, il veille au bon déroulement du trafic, lorsque la rame Pelham 123 s´immobilise sans explication. C´est le début du cauchemar.
Ryder, un criminel aussi intelligent qu´audacieux, a pris en otage la rame et ses passagers. Avec ses trois complices lourdement armés, il menace d´exécuter les voyageurs si une énorme rançon ne lui est pas versée très vite. Entre les deux hommes commence un incroyable bras de fer. Chacun a des atouts, chacun a des secrets, et le face-à-face risque de faire autant de victimes que de dégâts. La course contre la montre est lancée...

Site internet : www.metro123.fr

jeudi 16 juillet 2009

Facebook viole la loi sur la protection de la vie privée, selon le Canada

Le site de socialisation Facebook contrevient à la loi canadienne en conservant indéfiniment les renseignements personnels de membres qui ont désactivé leur compte, estime le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP) dans un rapport rendu public jeudi 16 juillet.

Ces renseignements ne devraient être conservés dans les serveurs du site "qu'aussi longtemps que nécessaire" et être supprimés "après une période raisonnable", commente dans ce rapport la commissaire à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart.

Lancé en 2004, Facebook compte plus de 200 millions d'utilisateurs dans le monde. S'il était un pays, aime à répéter son fondateur, Mark Zuckerberg, il serait le sixième pays le plus peuplé du monde.Lancé en 2004, Facebook compte plus de 200 millions d'utilisateurs dans le monde. S'il était un pays, aime à répéter son fondateur, Mark Zuckerberg, il serait le sixième pays le plus peuplé du monde.

La commissaire Stoddart avait entendu en juillet 2008 les arguments de Facebook et présenté un rapport préliminaire aux deux parties en mars dernier. Le commissariat avait fait vingt recommandations à Facebook, qui a depuis modifié certaines de ses pratiques pour se conformer à la loi.

200 MILLIONS D'UTILISATEURS

Facebook avait cependant refusé de mettre en œuvre les recommandations sur quatre points précis, notamment sur la transmission de renseignements personnels aux tierces parties qui développement des applications Facebook, comme des jeux ou des questionnaires.

L'enquête a permis de constater que "Facebook ne possède pas les mesures de sécurité nécessaires" pour "faire en sorte que les développeurs aient uniquement accès aux renseignements des utilisateurs qui sont nécessaires au fonctionnement de l'application en question", pointe le rapport.

Jennifer Stoddart a donné trente jours à Facebook pour se conformer aux recommandations laissées en suspens et pourrait après ce délai saisir la Cour fédérale du Canada pour assurer leur mise en œuvre. Lancé en 2004, Facebook compte plus de deux cents millions d'utilisateurs dans le monde, dont presque douze millions au Canada, précise le rapport.

Les policiers font-ils un usage adéquat du Flash-Ball ?

L'utilisation du Taser par la police a souvent été mise en cause ces dernières années. Après les incidents survenus récemment à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), celle du Flash-Ball suscite également la polémique. Joachim Gatti, réalisateur de 34 ans, a perdu un œil avoir été frappé par un tir de Flash-Ball à Montreuil alors qu'il participait, mercredi 8 juillet, à un rassemblement de soutien à des expulsés d'un squat. C'est la cinquième personne à être blessée au visage depuis le mois de mars.

Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans, a perdu un œil par un tir de Flash-Ball à Montreuil, le 8 juillet 2009.

Dans une lettre ouverte publiée sur Internet, le père de Joachim Gatti, le documentariste Stéphane Gatti, dénonce une "brutalité policière" : "Il n’y a pas eu d’affrontement. Cinq personnes ont été touchées par ces tirs de Flash-Ball, tous au-dessus de la taille." Une version contestée par le syndicat de police Alliance, dont le secrétaire, Denis Jacob,  affirme avoir pu lire les dépositions des policiers présents sur les lieux. Il explique que "lorsque Joachim Gatti a malheureusement été blessé, les fonctionnaires de police interpellaient un individu et ont dû utiliser leur Flash-Ball pour éviter un affrontement direct avec un groupe de personnes menaçantes qui leur jetaient des projectiles".

Une enquête de l'Inspection générale des services doit déterminer les circonstances exactes de l'accident et répondre notamment aux interrogations concernant les conditions d'utilisation de l'arme. En mai, après un incident à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), Eric Le Douaron, responsable de la Direction centrale de la sécurité publique, jugeait déjà nécessaire de rappeler les conditions d'utilisation de l'arme : "Légitime défense de soi-même ou d’autrui" et "respect de la distance minimale de tir de 7 mètres afin d’éviter toute lésion corporelle". Surtout, il rappelait que "les visées au niveau du visage et de la tête sont formellement proscrites".

UN MANQUE DE FORMATION DES POLICIERS

Les "lanceurs de balles de défense" (LBD) sont des armes non létales ou incapacitantes. Selon le site Internet du fabricant du Flash-Ball, elles provoquent "l'équivalent d'un K.-O. technique". Correctement utilisées, elles sont conçues pour que la "cible" ne soit ni tuée, ni blessée grièvement. Cependant, la multiplication des "incidents" met au jour la dangerosité d'une arme destinée d'abord à "impressionner", selon les termes du ministre de l'intérieur qui a généralisé son utilisation en 2002, Nicolas Sarkozy.

D'après Denis Jacob, d'Alliance, les policiers ne peuvent faire usage du Flash-Ball que dans trois cas bien définis : la légitime défense, l'état de nécessité ou encore pour disperser un attroupement. "Lors des interventions, la pratique s'éloigne souvent de la théorie", constate cependant Christophe Saint-Martin, responsable de la commission arme d'Amnesty International. "Les conditions de travail des policiers peuvent être très dures et le dérapage peut arriver très vite", ajoute-t-il. Pour lui, la réaction des policiers n'est pas toujours proportionnée à la situation, et le manque de formation peut en partie expliquer les accidents : "Soumis à un stress important, les policiers oublient parfois les consignes et tirent de trop près sans prendre soin de viser les jambes. On constate un vrai manque de formation, de mises en situation, et beaucoup de policiers s'en plaignent eux-mêmes."

Pour le syndicat de police Alliance, le cas de Joachim Gatti ne doit pas conduire à remettre en question l'aptitude des fonctionnaires de police. Il conteste l'analyse de l'ONG. "Une semaine ou un mois de formation, le risque zéro n'existe pas, insiste Denis Jacob. C'est regrettable, mais on ne compte que 8 blessés pour les millions d'interventions que la police fait chaque année."

UNE NOUVELLE ARME PLUS PUISSANTE

Cette polémique intervient alors même qu'un nouveau modèle de Flash-Ball, plus puissant, devrait bientôt être ajouté à l'arsenal des forces de l'ordre. En expérimentation depuis bientôt deux ans, le LBD 40 est une arme plus précise, à la portée plus importante.

Dans un avis d'octobre 2008, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) met en cause les conditions d'utilisation du LBD 40. Saisie après qu'un lycéen de 17 ans a été victime d'un tir à la tête qui lui fera perdre l'usage d'un œil lors d'une manifestation en 2007, la CNDS considère que le policier manquait d'une "expérience avérée". Elle observe que "le stage de formation théorique et pratique suivi par le policier en juin 2007 n’a duré qu’une demi-journée". Mal préparé, il n'était pas entraîné à tirer sur des cibles mouvantes et il a fait feu de trop près, selon la CNDS : entre dix et quinze mètres, pour une arme conçue pour une utilisation optimale de 25 mètres.

La CNDS n'avait pas manqué de remarquer la dangerosité de cette nouvelle arme, en particulier à courte portée : "Si ce dernier [le Flash-Ball classique] permet de riposter instantanément à une agression, le LBD est une arme de neutralisation, susceptible d’atteindre, avec une excellente précision et une meilleure conservation de l’énergie cinétique, des cibles éloignées de 25 à 30 mètres." Il suppose donc "un tir plus réfléchi" et "exige une expérience avérée", poursuit la Commission. Une conclusion qui l'amène finalement à s'interroger sur "la compatibilité de l’usage d’une telle arme dans le cadre d’une manifestation qui implique une proximité des manifestants et de la police, et leur grande mobilité".

A Amnesty International, Christophe Saint-Martin partage cette analyse. Il considère que la police est en situation de sur-armement. "Taser, Flash-Ball : deux nouvelles armes se sont ajoutées à l'arsenal policier, mais elles ne font qu'augmenter le niveau de violence aux dépens d'un retour au dialogue", regrette-t-il.

Mael Inizan

lundi 13 juillet 2009

Avec 86 % de réussite, c'est une année record pour le bac

C'est, de loin, une année record pour le baccalauréat. En 2009, 86 % des 622 322 candidats ont décroché le précieux sésame. Pour le taux de réussite, les meilleures années avaient été jusqu'alors 2007 et 2008, avec 83,7 % chacune, selon le ministère de l'éducation nationale. Et, compte tenu des différences démographiques d'une année à l'autre, le meilleur taux d'accès d'une génération avait été jusqu'à présent de 64,3 %, en 2006. Il est de 66,4 % cette année. Une progression d'autant plus remarquable que, depuis 1995, la France stagnait (entre 61,3 et 64,3 %) concernant la proportion de lycéens d'une même génération arrivant à décrocher le baccalauréat.

Des élèves de terminales s'embrassent, le 7 juillet 2009, au lycée Chaptal à Paris, après avoir pris connaissance des résultats du baccalauréat.

Pour cette année, les chiffres restent provisoires, car ils n'incluent pas la session de septembre qui s'adresse aux candidats n'ayant pu se présenter en juin pour raisons de force majeure, alors que les chiffres des années précédentes sont définitifs. Mais la session de septembre ne fait généralement varier les chiffres globaux que modérément, au plus d'un demi-point de pourcentage.

FORTE RÉUSSITE DU "BAC PRO"

Ces records sont quasi entièrement dus au baccalauréat professionnel, qui voit son taux de réussite bondir de dix points de pourcentage en un an, de 77,2 % à 87,1 %. La réussite a été de 86,8 % dans les bacs du secteur "production", de 89,2 % en "production agricole" et de 86,8 % dans les services. Pour la première fois cette année, les candidats au bac pro avaient droit à une épreuve de rattrapage, une réforme de l'ex-ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos voulue pour mettre le bac pro "à égalité" avec les baccalauréats général et technologique. "Cette épreuve est une mascarade qui a pour seul objectif d'ajuster les chiffres de réussite que veut le ministère", avait cependant estimé la semaine dernière le syndicat CGT Educ'action, en déplorant que l'épreuve en question ne porte que sur une "discussion sur le stage en entreprise". Il s'agit d'une "complète dévalorisation du diplôme ainsi bradé", avait-il ajouté dans un communiqué.

Concernant les autres filières, le taux de réussite a atteint 88,8 % au baccalauréat général (contre 88 % en 2008), là encore un record historique, et 79,7 % au baccalauréat technologique (après 80,7 % l'an dernier). Série par série, il s'agit au bac général de 87,1 % en L (série littéraire), 88,5 % en ES (sciences économiques et sociales) et 89,6 % en S (scientifique). Au bac techno, les taux de réussite ont été de 78,7 % en STI (sciences et technologies industrielles), 86,7 % en STL (sciences et technologies de laboratoire), 74 % en ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) et 81,2 % en STG (sciences et technologies de la gestion).

samedi 11 juillet 2009

Le chômage de longue durée progresse en France

image La "hausse record" du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi au premier trimestre s'est accompagnée d'une progression de près de 5 % des chômeurs de longue durée, selon des données publiées vendredi 10 juillet par le service statistique du ministère de l'emploi.

L'ensemble des demandeurs d'emploi de longue durée, inscrits depuis plus d'un an et parfois depuis plus de trois, a augmenté de 4,6 % à 1,041 million au 1er trimestre en catégories A, B, C, qui incluent les personnes recherchant activement un emploi, et dont certains exercent une activité réduite. Cette hausse s'explique par le nombre de chômeurs ayant un à deux ans d'ancienneté d'inscription, en progression de 10,4 % à 562 000. "Après avoir constamment diminué entre la fin de l'année 2005 et le milieu de l'année 2008, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C inscrits depuis plus d'un an sur les listes de Pôle emploi s'est également redressé depuis le 3e trimestre 2008", souligne l'étude.

DESTRUCTIONS "MASSIVES" D'EMPLOIS

Selon ces données, le nombre de demandeurs inscrits à Pôle emploi toutes catégories confondues a enregistré une "hausse record" au 1er trimestre 2009 (+252 000). L'étude note notamment que le secteur marchand non agricole connaît son "plus fort repli depuis 1970", avec des destructions "massives" d'emplois : "-193 000 postes au 1er trimestre après -117 000 au trimestre précédent". Mais les chiffres sont pessimistes pour toutes les catégories : "les destructions d’emplois se sont aggravées dans le tertiaire (-129 000). L’emploi intérimaire a poursuivi sa chute (-81 000) et, contrairement aux précédents trimestres, le tertiaire hors intérim a également vu ses effectifs diminuer (-48 000). Dans l’industrie, les pertes d’effectifs ont été également plus prononcées (-53 000), et elles se sont poursuivies dans le secteur de la construction (-10 000)" liste l'étude.

Au total, l’emploi dans l’ensemble de l’économie aurait reculé de 163 000 postes estimés au 1er trimestre, après -100 000 au trimestre précédent, soit une augmentation de 1,1 point du taux de chômage au premier trimestre, à 8,7 % de la population active (au sens du Bureau international du travail).

Vingt-sept malades de la grippe A dans une colonie de vacances près de Megève

Des membres de la protection civile lors d'un exercice visant à faire face à une épidémie de grippe A (H1N1), à Chenove, en Côte-d'Or, le 24 juin 2009.

Vingt-quatre enfants originaires de la région parisienne, en colonie de vacances près de Megève, et trois de leurs animateurs sont atteints de la grippe porcine A (H1N1), annonce, samedi 11 juillet, la préfecture de Haute-Savoie. Ces nouveaux cas s'ajoute aux 434 cas confirmés de grippe A (H1N1) recensés en France depuis le début de l'épidémie, selon un bilan donné vendredi par l'InVS.

image image

Les enfants sont "confinés" et "isolés dans des chambres prévues à cet effet", a précisé la préfecture. Samedi matin, un médecin se trouvait sur place pour administrer "comme pour une grippe habituelle", un traitement symptomatique à "base de paracétamol avec des prises régulières", et des "fluidifiants" pour ceux présentant des "secrétions relativement abondantes", a indiqué un médecin régulateur du Samu de Haute-Savoie. "La colonie de vacances a été séparée en deux zones", avec "une zone où les pré-adolescents malades sont entre eux", selon le médecin régulateur du Samu. Il a assuré n'être "pas du tout inquiet" pour ces jeunes malades. "Cette grippe n'est pas plus agressive qu'une autre grippe saisonnière. Elle est juste plus contagieuse", a-t-il dit. Il a salué la rapidité de réaction du directeur de la colonie, âgé de 26 ans, après l'apparition des trois premiers cas il y a deux jours. Le Samu lui même n'a pas été appelé en renfort.

Plusieurs gendarmes, équipés de quatre véhicules dont deux fourgons, se trouvaient sur place pour tenir notamment les médias à l'écart. Ils ont installé un cordon de sécurité rouge et blanc autour de la colonie, un gros chalet appartenant au comité d'entreprise de la banque Bred. Samedi matin, ce directeur a proposé des "activités intérieures aux malades", et "extérieures" pour les autres.

La Haute-Savoie était jusqu'ici une région peu touchée par la grippe porcine, avec seulement une dizaine de cas sur les plus de 400 recensés en France. Le nombre de cas avérés de grippe A/H1N1, qui s'est propagée notamment dans les écoles ces derniers mois, continue à monter régulièrement en France. Ce nouveau foyer vient confirmer que le virus ne connaît pas de répit estival.

Les vacances scolaires devraient cependant réduire les risques pendant quelques semaines, même si les centres aérés et les colonies de vacances risquent de prendre le relais, à moindre échelle. Ces structures "doivent disposer d'un lieu où il est possible d'isoler un malade", avait souligné fin juin la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

vendredi 10 juillet 2009

Les véhicules du futur seront technologiques

L'exosquelette motorisé

des roues qui ne sont que des extensions de nos bras

Yamaha Deus Ex Machina

Délire d'un esprit jeune et un peu fou ou concept visionnaire ? Ce bipède est à la frontière entre une moto, un exosquelette et un fauteuil roulant.

Concrètement, le conducteur se place sur un siège central. En fonction de sa vitesse et du contrôle qu'il souhaite obtenir de l'appareil, il fait avancer les deux roues latérales et pencher le véhicule

On imagine des sensations proches de la conduite d'un skeletton. Muni de batteries électriques, il offrirait une autonomie d'une heure environ.

engin hybride à mi-chemin entre un vélo et une mobylette

Matra MS-1

Cette "moto" électrique, à mi-chemin entre une mobylette et un vélo est le nouveau concept deux-roues du fabricant français Matra.

Vous avez le choix entre le mode vélo classique, où il vous faudra pédaler pour avancer, et le mode tout électrique.

Grâce au mode électrique, on pourra propulser l'engin jusqu'à 45 km/h. Le MS-1 pèse 40 kg et dispose d'une autonomie comprise entre 50 à 100 km (suivant le type de batterie).

Date de commercialisation : fin 2009

Une moto proche des sensations d'un avion

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Suzuki Biplane

Cette moto a pour ambition de procurer les sensations d'un avion

Une voiture de course écolo

biplan.

Pour y parvenir, elle fait largement appel aux nouvelles technologies pour mélanger le design de fabrication d'un vélo avec celui d'un avion. En prime, on bénéficie de diodes comme solution d'éclairage.

Ne manque que le compteur électronique pour se sentir dans un film de science-fiction.

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Green GT Twenty-4 

Ce concept car est le fruit d'une collaboration entre une société Suisse (Green GT) et l'école de design de Valenciennes.

L'engin carbure au tout électrique et pourrait concourir aux 24h du Mans en 2012 ou 2013.

Cette voiture de course totalement silencieuse et 100% écolo est capable de passer de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, pour une vitesse de pointe culminant à pas moins de 300 km/h.

jeudi 9 juillet 2009

La loi du silence règne à Villiers-le-Bel

Une enquête longue et pénible à cause de la difficulté des policiers à briser la "loi du silence". Un contexte social délicat, marqué par de nombreuses violences. Des accusés mal intégrés, entre chômage, déscolarisation et polygamie. Les investigations sur les tirs contre des policiers pendant les émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), en novembre 2007, dont Le Monde révèle les conclusions, témoignent d'un climat extrêmement dur, mélange d'omerta et de règlements de comptes. A l'issue de cette enquête, achevée le 30 juin, quatre hommes, âgés de 22 à 29 ans, ont été renvoyés devant la cour d'assises pour "tentatives de meurtre en bande organisée" sur des policiers. Un cinquième est poursuivi pour "complicité" pour avoir fourni un fusil. Tous devraient être jugés d'ici au début de 2010.

Un premier procès des émeutes - les 2 et 3 juillet à Pontoise, au cours duquel dix hommes ont été jugés pour des jets de projectiles - avait donné un aperçu de l'organisation des violences à Villiers-le-Bel (Le Monde du 4 juillet). L'enquête sur les tirs met en évidence une autre facette, celle de quartiers où la République peine à s'imposer face aux lois implicites de la cité. "Des pressions et menaces" ont été exercées "auprès de témoins ou de leurs proches", constate ainsi la juge d'instruction Magali Tabareau dans son ordonnance de mise en accusation, qui constitue un copier-coller presque intégral des réquisitions du procureur de la République, Marie-Thérèse de Givry.A Villiers-le-Bel, le 26 novembre 2007.

Faute de pouvoir entendre des témoins à visage découvert, les enquêteurs se sont d'abord appuyés sur des témoignages anonymes. Cinq au total. Les déclarations de ces habitants, convergentes, mettent notamment en cause deux figures du quartier, Abou et Adama Kamara, ainsi que Maka Kanté et Ibrahim Sow, aperçus en train de tirer. Mais ces éléments, qui ont conduit à une vague d'interpellations très médiatisées, le 18 février 2008, n'ont pu être corroborés par des preuves matérielles.

Plus gênant, trois de ces témoignages ont perdu une partie de leur valeur par la suite. Un des témoins anonymes a, en effet, été agressé "dans un cadre distinct". Sérieusement blessé, souffrant de pertes de mémoire, il n'a jamais pu être réentendu. Un second témoin a, lui, refusé de se rendre aux confrontations - anonymes - avec les accusés. Un troisième, qui s'est présenté comme un "copain" des émeutiers, a reconnu agir pour des raisons lucratives, la police ayant promis des récompenses aux informateurs.

Le second pilier de l'enquête repose sur les déclarations des jeunes placés en garde à vue. Aucun des quatre hommes accusés des tirs n'a avoué, ni devant les policiers ni devant le juge. Mais plusieurs suspects ont donné des détails sur les tireurs. "Abou nous disait de leur rentrer dedans, il nous disait de passer par ce chemin plutôt que par un autre, de ne pas reculer, il donnait des ordres comme un militaire", a ainsi expliqué l'un des participants.

La plupart de ces témoins sont revenus sur leurs déclarations par la suite, affirmant avoir subi des pressions policières. "Il y a eu une avalanche de rétractations. Je veux savoir si ces témoignages présentent les garanties suffisantes et s'ils sont corroborés", indique Me Patrick Arapian, avocat de trois accusés. Dans son ordonnance, la juge d'instruction insiste, elle, sur les menaces subies par les témoins pour expliquer leurs "revirements". L'un d'eux a ainsi été victime d'une agression par arme à feu, devant son domicile, mais a refusé de porter plainte. Un autre a subi des menaces de mort. Un troisième, Y., a fait état de pressions sur sa famille. Au moment de la prolongation de sa garde à vue, un des suspects s'était notamment exclamé, devant des jeunes de Villiers-le-Bel : "C'est Y. le traître !"

L'enquête témoigne aussi des difficultés d'intégration des accusés. La plupart avaient déjà été condamnés pour violences et vols. En dehors d'un "chef de caisse à Lidl", un supermarché discount, les cinq hommes sont tous sans profession. Le seul à disposer d'un diplôme a atteint le niveau BEP. Quatre des cinq accusés sont issus de familles polygames. Abou Kamara, par exemple, est le deuxième enfant d'une famille de neuf. "Ses parents ont divorcé en 1996 pour permettre à son père d'épouser sa deuxième femme, avec laquelle il a dix enfants", note le juge. Son demi-frère, Adama, ancien médiateur dans la cité, surnommé "le shérif", est le sixième de cette seconde fratrie. Le magistrat relève aussi que l'épouse d'un des accusés n'a pas pu être auditionnée par les policiers, celle-ci s'étant présentée "vêtue entièrement d'une burqa dont elle refusait de dévoiler le haut pour permettre la vérification de son identité".

Luc Bronner

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mercredi 8 juillet 2009

Femmes/Filles - Blagues

Une petite fille de 9 ans demande à sa maman :
- Quel âge as-tu, maman ?
- Cela ne se demande pas ma chérie, lui répond sa mère.
- Combien tu mesures, maman ?
- Cela n'est pas important ma chérie, reprend la mère.
- Maman, pourquoi toi et papa avez divorcé ? Redemande la petite fille.
- Cela ne te regarde pas ma chérie, dit la mère en terminant la discussion.
La petite fille demanda à sa meilleure copine pourquoi les adultes ne parlent pas de ces choses-là.
Sa copine lui dit :
- C'est vraiment simple, toutes les réponses à nos questions sont sur leur carte d'identité. Le lendemain la petite fille fouille dans le sac à mains de sa mère et trouve sa carte d'identité.
Elle est ravie de voir que son amie disait vrai, toutes les réponses à ses questions s'y trouvent ! Elle court alors voir sa mère et lui dit :
- Maman, je sais ton âge.
- Ah oui ? Et j'ai quel âge ?
- 36 ans. Et je sais combien tu mesures.
- Ah oui ? Combien ?
- 1 mètre 71. Et je sais aussi pourquoi toi et papa avez, divorcé.
- Et bien cela m'étonnerait fort !
- Tu as eu un F en sexe... et çà, ce n'est vraiment pas une bonne note!

Les parents de Toto

Les parents de Toto discutent du nouveau bébé qui vient d'arriver...
La maison est devenue trop petite pour quatre personnes et ils songent à déménager.
Toto écoute sans rien dire et puis finalement, il n'y tient plus : "Ça ne sert à rien de déménager. De toute façon, il va nous suivre."

Tour de France : Thomas Voeckler s'impose à Perpignan

Sorti d'un groupe de six coureurs à 5 kilomètre de l'arrivée, l'ancien maillot jaune du Tour 2004 a préservé 7 secondes d'avance sur le Russe Mikhail Ignatiev, rejoint sur la ligne par le peloton réglé par le Britannique Mark Cavendish. "Je cours après depuis tellement longtemps !", s'est exclamé Voeckler, vainqueur pour la première fois d'une étape du Tour. L'Alsacien d'origine, qui a grandi en Martinique, a mené à bon port une longue échappée initiée dès le 12e kilomètre, avec Anthony Geslin et le Polonais Marcin Sapa, rejoints ensuite par trois autres coureurs (Ignatiev, Hutarovich et Timmer).

Astana, la formation de Lance Armstrong et Alberto Contador, a écrasé le contre-la-montre par équipes, mardi 7 juillet.

"JE N'Y AI JAMAIS CRU"
Le groupe a pris très vite ses distances pour compter 8 min 10 sec d'avance avant que l'équipe de Cavendish stabilise l'écart aux alentours de quatre minutes. La course s'est accélérée brutalement à une soixantaine de kilomètres de l'arrivée, au retour vers le littoral, à l'initiative de Cancellara et de ses hommes. Poussé par un vent favorable, le peloton s'est déchaîné à 60 km/h sur le rivage méditerranéen et s'est fractionné avec trois formations qui se sont relayées à l'avant (Astana, Saxo Bank, Liquigas). Malgré les bordures, le peloton s'est reformé à 20 kilomètres de l'arrivée, peu avant que les équipiers de Cavendish dictent l'allure sans parvenir à provoquer la jonction.


"Je n'y ai jamais cru au vu de l'écart"
, a expliqué Voeckler. "Il y avait Hutarovich qui avait un équipier (Geslin) et qui est rapide au sprint. C'est seulement à 300 mètres de l'arrivée que j'ai cru à la victoire". Voeckler, 30 ans, a porté le maillot jaune dix jours durant dans le Tour 2004, et a notamment gagné cette saison l'Etoile de Bessèges, le Tour du Haut-Var et le Trophée des Grimpeurs bien que sa saison ait été contrariée par une fracture de la clavicule en mars lors de Paris-Nice. Au lendemain d'un contre-la-montre par équipes catastrophique pour sa formation, Voeckler a apporté du baume au coeur à son groupe, dont l'avenir n'est pas assuré pour 2010.

Thomas Voeckler (Bouygues Telecom) a signé la première victoire française dans le Tour de France 2009, mercredi à Perpignan, en remportant en solitaire la 5e étape. Le Suisse Fabian Cancellara (Saxo Bank) a conservé le maillot jaune de leader après cette étape de plaine de 196,5 kilomètres.