Comment analysez-vous les résultats exceptionnels annoncés par Apple ?
Apple continue de bénéficier de l'aura de sa marque. L'entreprise a profité du succès de l'iPhone, notamment grâce au nouveau modèle 3GS qui est en quasi-rupture de stock dans les pays où il a été lancé. Les choses vont vite dans le domaine des nouvelles technologies, mais incontestablement, Apple a pris une longueur d'avance sur ses concurrents dans le secteur des smartphones. Pour l'heure, personne ne menace véritablement la marque à la pomme. L'iPhone n'a pourtant pas été le premier smartphone sur le marché, mais Apple l'a fait bien mieux que les autres !
Parallèlement, Apple a bénéficié des bonnes ventes de ses ordinateurs portables. C'est une relative surprise puisque les modèles d'Apple sont plus chers que ceux de ses concurrents, même si leurs prix ont baissé en juin. Il semble que les consommateurs préfèrent différer leur achat et payer plus cher pour profiter de l'aura de la marque.
Ces résultats masquent-ils des disparités entre les différents produits de la marque ?
Les ventes d'iPod ont baissé, en partie parce que le marché a été cannibalisé par l'iPhone. Un consommateur n'a aucun intérêt à acheter un iPod s'il possède déjà un iPhone ! La baisse n'est toutefois pas inquiétante car aucun concurrent ne réussit à grignoter des parts de marché significatives dans le secteur des baladeurs.
Le succès de l'iPhone s'est accompagné de celui de sa plate-forme de logiciels, l'AppStore. Quels bénéfices en tire Apple ?
Apple réussit une bonne synthèse entre le hardware [le matériel], le software [le logiciel] et les services associés. Depuis le lancement de l'AppStore [en juillet 2008], plus d'1,5 milliard d'applications ont été téléchargées. C'est un très beau succès même s'il reste peu significatif en termes de marges. Apple ne communique pas sur la répartition entre applications payantes et gratuites, mais on suppose que ces dernières sont majoritaires. En revanche, le fait qu'Apple propose des milliers d'applications, gratuites et payantes, permet de mieux vendre les iPhones et les iPod Touch.
Steve Jobs, PDG d'Apple, a été absent pour des raisons de santé une grande partie de l'année. Ces résultats démontrent-ils qu'Apple peut s'en sortir sans son charismatique patron ?
Pendant les premiers mois de l'année 2009 et l'absence de Steve Jobs, Apple a été dirigée par Tim Cook, son COO [directeur opérationnel]. Cette expérience a montré que l'entreprise pouvait s'en sortir sans Steve Jobs. C'est une agréable surprise.








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire