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jeudi 30 juillet 2009

La France enregistre le premier décès lié à la grippe A

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé, jeudi 30 juillet, la mort au CHU de Brest d'une jeune fille de 14 ans atteinte du virus de la grippe A(H1N1). Il s'agit du premier décès d'une personne atteinte du virus en France. Selon l'institution, la jeune fille souffrait déjà d'une "maladie grave, compliquée d'une autre infection pulmonaire sévère, autre que la grippe".

Le virus A(H1N1) est particulièrement dangereux pour les personnes fragiles ou affectées par une autre maladie. Dans un premier communiqué, l'InVS expliquait que la jeune fille n'aurait pas succombé à la grippe A : "Les conclusions de l'évaluation clinique ne sont pas en faveur d'un décès directement lié au virus A(H1N1)." Mais dans un second communiqué, publié quelques heures plus tard, l'Institut a supprimé cette phrase pour la remplacer par : "Il s'agit du premier décès en France d'une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié." L'InVS a expliqué au Monde.fr que ce changement avait été effectué "pour rendre le communiqué plus clair", l'institut ajoutant qu'"on ne peut pas formellement exclure que le décès soit lié à la grippe A(H1N1)" et qu'"aucun examen supplémentaire ne devrait être pratiqué pour déterminer les causes exactes de cette mort".

La France devient le cinquième pays européen à enregistrer un décès lié à la grippe A. En Europe, trente et une personnes sont mortes en Grande-Bretagne, sept en Espagne, une en Hongrie et une en Belgique. Plus tôt dans la journée, les autorités sanitaires belges avaient en effet annoncé qu'une femme d'une trentaine d'années avait succombé à une "double pneumonie d'origine virale", devenant la première victime dans le pays.

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a assuré jeudi que la vigilance des autorités françaises ne faiblirait pas pendant l'été face à la grippe. En France, l'InVS dénombrait 1 022 cas avérés au 28 juillet, dont quatre avaient nécessité une hospitalisation en unité de soins intensifs. Selon la ministre de la santé, il est "absolument certain" que la rentrée scolaire facilitera la diffusion du virus. La France pourrait alors passer au niveau 6 d'alerte, le niveau maximal, contre 5A actuellement. Roselyne Bachelot s'est défendue de toute "opération médiatique", alors que des membres de la communauté médicale estiment que le gouvernement en fait trop.

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