Ultérieurement, dans un discours à l'école de commerce de Moscou, le président américain a, citant l'Ukraine et la Géorgie, rappelé que la souveraineté des Etats devait être un pilier de l'ordre international. Rejetant le vieux concept soviétique de "sphères d'influenc", il a assuré que l'OTAN cherchait à collaborer avec la Russie et non à l'affronter. Sur un autre point de divergence avec la Russie, concernant le projet d'installation d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, que Moscou considère comme une menace pour sa sécurité, Obama s'est voulu conciliant. "Si la menace du programme nucléaire et balistique de l'Iran est éliminée, la raison motrice de la défense antimissile en Europe le sera auss", a dit Obama.
"L'Amérique veut une Russie forte, prospère et pacifique, a-t-il encore affirmé. Sur les questions fondame
ntales qui feront ce siècle, les Américains et les Russes partagent des intérêts communs qui forment une base de coopération", a ajouté le président américain.
Mardi matin, le président américain s'est entretenu avec l'actuel premier ministre russe,
Vladimir Poutine, après avoir conclu, la veille, un accord avec le président
Dmitri Medvedev sur la réduction des arsenaux stratégiques des deux pays. Lors de ce petit-déjeuner de travail avec Vladimir Poutine, dans une ambiance plutôt froide,
Barack Obama a estimé que Moscou et Washington ne pouvaient être d'accord sur tout mais qu'ils avaient une excellente occasion d'équilibrer et de renforcer leurs relations. De son côté, M. Poutine a assuré que la Russie comptait sur la présidence d'Obama pour concrétiser ses espoirs de relations meilleures. Selon l'entourage du premier ministre russe, les deux hommes ont parlé de la Géorgie, de l'Ukraine et plus généralement de l'ère post-soviétique. Barack Obama aurait
"promis de prendre en considération les spécificités" des relations entre Moscou et ces deux pays candidats à l'OTAN.Le président américain a souhaité, mardi 7 juillet, que les Etats-Unis et la Russie tournent la page de la guerre froide et forgent un nouveau partenariat global. Barack Obama a proposé à la Russie de s'associer à ses efforts pour contenir les armes nucléaires dans le monde et, notamment, empêcher l'Iran de s'en doter.
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