BlogBang

mardi 29 septembre 2009

Soutien scolaire : Educastream propose des cours 100% par webcam



Soutien scolaire : Educastream propose des cours 100% par webcam

Le soutien scolaire peut grandement améliorer l’aisance des élèves à l’école. Educastream propose un enseignement à distance tout aussi efficace qu’en présentiel. Grâce à une offre très développée, le soutien scolaire d’Educastream a convaincu de nombreux élèves, parents et professionnels de l’éducation.

Le soutien scolaire Educastream : des cours par webcam pour tous les niveaux

Educastream permet de bénéficier de cours de soutien scolaire sans avoir à se déplacer. Pour un besoin régulier ou temporaire, la société fait intervenir un professeur spécialisé chez vous, en direct, grâce à une webcam et un casque micro. L’intérêt des cours est accru par l’utilisation de supports pédagogiques multimédias interactifs. L’accès à une base documentaire très vaste fournissant aux élèves l’ensemble des connaissances théoriques nécessaires n’induit aucun frais supplémentaire. Le soutien scolaire Educastream est dispensé du primaire au lycée.

Le soutien scolaire Educastream est d’une grande efficacité


Le soutien scolaire proposé par Educastream bénéficie déjà à cinq mille élèves. En effet Educastream intervient aussi directement dans les écoles des académies qui ont choisi de lui faire confiance. La méthode développée par Educastream est élaborée par des experts de l’enseignement. A ce titre, Educastream est partenaire de l’Education nationale. Enfin les professeurs d’Educastream sont tous qualifiés et leur aptitude à donner des cours de soutien scolaire est évaluée régulièrement.

jeudi 24 septembre 2009

Vos faire part sur internet, c'est facile, rapide et moins cher !

Formes et couleurs pour votre faire part de mariage Les faire part mariage offrent aujourd'hui une grande diversité de formes, de couleurs, de présentations. Si l'impression personnalisée peut se faire à la maison pour un nombre limité d'invités, la plupart des futurs mariés optent pour l'impression professionnelle de leurs faire-part. Les intervenants dans l'édition de faire-part sont soit des imprimeurs traditionnels soit des entreprises spécialisées qui offrent à leurs clients un vaste choix de thèmes, de papiers, de couleurs... Les tarifs proposés sont très fluctuants selon la qualité de papier retenue et le modèle pré-imprimé choisi. Pour comparer les prix au plus juste et multiplier les déclinaisons de thèmes, nous vous proposons les modèles des plus grands créateurs et éditeurs de faire-part en France. Faire-part de naissance, des créations originales Dès la naissance de votre enfant, le faire part de naissance photo, montrera à tous vos proches l'image de votre bonheur enfin arrivé ! Préparez-vous à recevoir beaucoup de fleurs mais aussi beaucoup de monde à la maternité, votre bébé est la et le monde entier voudra le voir le plus vite possible http://www.faire-part-du-web.com

mardi 22 septembre 2009

Sarenza décrypte les tendances : les santiags, l’incontournable de la saison automne-hiver 2009-2010



Sarenza décrypte les tendances : les santiags, l’incontournable de la saison automne-hiver 2009-2010

Le look cow-boy fait son grand retour et, avec lui, les inévitables santiags. Alors, pour être ultra-tendance durant la saison automne-hiver, laissez-vous tenter par cette chaussure mythique redevenue in.

Hautes ou basses, les santiags, personne ne s’en lasse


Généralement associées aux cow-boys et au far-West, les santiags seront sur tous les pieds durant cette saison automne-hiver. Que vous soyez une aventurière dans l’âme ou une citadine convaincue, les santiags vous séduiront par leur confort et leur look si particulier. S’il ne fallait retenir qu’une seule tendance, ce serait celle-ci ! Santiags traditionnelles ou bottes esprit western, basses ou hautes, plates ou à talons, colorées, brutes ou à motifs, il y aura forcément une paire qui vous fera succomber. A vous le look cow-boy !

Les santiags sur Sarenza

Les créateurs ne s’y sont pas trompés et proposent en masse des santiags plus tendance les unes que les autres. Couleurs insolites chez Valensi. Excellent rapport qualité/prix pour les santiags italiennes Planisphere. Santiags traditionnelles chez Buffalo. A chacune son style ! Et pour celles qui veulent que leurs santiags se voient, craquez pour les très originales Egg d’Annabel WinShip, des santiags violette décorées d’un liseré rose et d’étoiles brillantes. En surfant sur Sarenza, vous serez certainement séduite par une paire de santiags. Alors, sachez qu’avec Sarenza, la livraison est totalement gratuite et que si vous commandez vos santiags avant 14h en semaine, Sarenza.com expédie gratuitement vos chaussures le jour même en Colissimo. Si vous avez un doute sur votre achat, vous avez 3 mois pour retourner vos santiags gratuitement.

lundi 21 septembre 2009

Le Sénat valide Hadopi 2

Les sénateurs ont validé lundi le projet de loi "Hadopi 2" contre le téléchargement illégal sur Internet. Les sénateurs ont adopté lundi le texte dans la version résultant des travaux de la commission mixte paritaire (composée de 7 députés et 7 sénateurs), après deux premières lectures dans les deux chambres. La commission n'avait quasiment pas modifié le texte soumis à l'Assemblée.

L'opposition PS, PCF et Verts a voté contre, la majorité UMP et Union centriste pour, tandis que le RDSE (à majorité PRG) s'est partagé entre abstention et vote positif. Treize sénateurs au total ont approuvé le texte, six ont voté contre et un s'est abstenu, selon un décompte établi par le site Numerama.

"Hadopi 2" confie au seul juge le pouvoir de prononcer la suppression de l'accès Internet à l'encontre des internautes responsables de téléchargement illégal. Il complète le dispositif pénal du projet de loi "Création et Internet" ("Hadopi 1") qui avait été censuré dans sa partie répressive par le Conseil constitutionnel le 10 juin.

ASSEMBLÉE ET CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le texte doit encore repasser devant l'Assemblée, ce mardi, avant d'être définitivement adopté. Mais les adversaires du projet de loi ont d'ores et déjà annoncé qu'ils saisiraient le Conseil constitutionnel pour contester le texte qui, estiment-ils, ne respecte pas les droits de la défense.

Afin d'éviter un engorgement des tribunaux, le texte prévoit le recours à l'ordonnance pénale. Pour décider d'une coupure d'accès à Internet, le juge statuerait sans qu'ait lieu un procès classique avec débat contradictoire, sauf si le téléchargeur présumé en fait la demande. Les adversaires de la loi estiment qu'une telle procédure n'est pas adaptée à ce type de délit, pour lequel les contestations pourraient être nombreuses, et qu'elle constitue une violation des droits de la défense.

vendredi 18 septembre 2009

GAGNER AUX MACHINES A SOUS RIEN DE PLUS FACILE CHEZ FLAMINGO!!!

 

casino

GAGNER AUX MACHINES A SOUS RIEN DE PLUS FACILE

CHEZ ROYAL FLAMINGO CASINO !!!!!!

La direction de royal flamingo casino vous l'a promis, chaque mois vous aurez le nom
des machines à sous en retard de gains qui vont payer.

Ces informations sont top secret dans tous les casinos en ligne du monde, ROYAL FLAMINGO CASINO vous les dévoile.

Royal Flamingo Casino est un casino avec une licence de jeux Européenne, il est
surveillé en permanence par le LGA (brigade des jeux de Malte) sous la direction du ministère de l’interieur de Malte, Malte qui nous le rappellons est un état Européen.

Par consequent aucun poucentage ne sera faux ou érronné, personne ne peut
remettre notre parole en doute et nous ne craignons aucun audit puisque nous ne faisons de dire que la vérité.

VOICI EN EXCLUSIVITE LES MACHINES QUI VONT PAYER A COUP SUR CE MOIS CI ,STATISTIQUES ET POURCENTAGE DU 01/09/2009 AU 19/09/2009.

SUPER RACING : 66.79%
FIRE STAR : 61.10%
JOKER POKER 100 MAINS : 49.24%
CAPTAIN CAVERN :86.68%
PARIS : 62.01%

Bon jeu sur royal flamingo casino, spécialiste des jeux de table.

jeudi 17 septembre 2009

Fillon souhaite que les banques répercutent la baisse des taux

Le premier ministre François Fillon a revu à la hausse jeudi 17 septembre les prévisions de croissance pour 2009, avec – 2,25 % au lieu de – 3 %, ainsi que pour 2010, avec + 0,75 % au lieu de + 0,5 %, affirmant que la "crise n'est pas finie" mais qu'une "croissance fragile se dessine".
"La crise n'est pas finie. La crise ne sera terminée que le jour où le chômage commencera à baisser. Mais nous avons un paysage qui évolue positivement. La reprise se dessine, elle est fragile mais je crois qu'elle est en germe", a déclaré le premier ministre à Matignon devant des créateurs d'entreprise. "Nous allons d'ailleurs réviser nos prévisions d'activité à la suite du rebond constaté au deuxième trimestre. Depuis deux ans, à chaque fois que nous avons révisé nos prévisions d'activité, c'était à la baisse. Cette fois-ci, on va les réviser à la hausse. En 2009, nous pensions subir un recul de 3 %, nous estimons que ce ne sera finalement pas plus de 2,25 %. Pour 2010, nous avions fait une prévision d'activité à 0,5 %. Nous la remontons prudemment à 0,75 %".
"Le mouvement qui s'amorce est encore bien modeste mais c'est un signal encourageant. Tout l'enjeu sera pour nous de saisir la croissance au bon moment et dans des conditions maximales", a également affirmé le premier ministre.
Après quatre trimestres de croissance négative, l'économie française est sortie de la récession au deuxième trimestre avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,3 % et le gouvernement table sur une stabilisation au 3e trimestre.

RÉPERCUTER LA BAISSE DES TAUX

François Fillon a demandé, jeudi 17 septembre, à la ministre de l'économie, Christine Lagarde, de veiller à ce que les banques répercutent rapidement la baisse des taux décidée par la Banque centrale européenne au profit des entreprises. "La tendance à la diminution des crédits de trésorerie doit être inversée (...). Il ne faut pas que les banques, après avoir pêché par excès d'optimisme, pêchent maintenant par excès de prudence", a souligné le premier ministre à l'occasion de la remise du prix de l'audace créatrice. "J'ai demandé à la ministre de l'économie d'être particulièrement vigilante sur une répercussion pleine et rapide pour les entreprises de la baisse des taux de la BCE."

Découverte d'un gisement d'hydrocarbures au large de la Sierra Leone

Le gouvernement sierra-léonais a confirmé, jeudi 17 septembre, la découverte de pétrole au large de ses côtes, annoncée auparavant par le groupe pétrolier espagnol Repsol. C'est la première fois que du pétrole est découvert dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, l'un des plus pauvres du monde et longtemps ravagé par une guerre civile (1991-2001).

Le groupe pétrolier espagnol Repsol a fait part dans l'après-midi de cette découverte, réalisée avec des partenaires internationaux. "Repsol et ses associés Anadarko, Woodside et Tullow ont réalisé la première découverte d'hydrocarbures dans les eaux de la Sierra Leone, ce qui montre le potentiel d'une zone qui n'avait pas été explorée auparavant", indique un communiqué. Anadarko contrôle 40 % du consortium à l'origine de la découverte, l'australien Woodside et l'Espagnol Repsol détenant chacun 25 %, et le britannique Tullow 10 %. Aucune compagnie n'a pour l'instant évoqué une exploitation commerciale à court terme.

La découverte a été réalisée à une profondeur de 5 638 mètres, sous près de 1 800 mètres d'eau, selon Repsol. "Nous prévoyons de forer de nouveaux puits exploratoires prochainement, qui permettront de déterminer le potentiel commercial de la zone", a-t-il précisé.

Ancienne colonie britannique, la Sierra Leone se relève lentement de la guerre civile. Malgré la richesse de son sous-sol, notamment en diamants, le pays figurait en 2008 à la dernière place du classement annuel de l'indice de développement humain des Nations unies. Le pays se situe également parmi les trois pays les plus corrompus du monde, selon le rapport 2008-2009 de l'organisation Transparency International.

mercredi 16 septembre 2009

Le "réflexe RSA" est toujours aussi difficile à prendre

Aurait-on déjà rebaptisé le revenu de solidarité active (RSA) ? A la caisse d'allocations familiales (CAF) d'Elbeuf (Seine-Maritime), Annick Macron, sous-directrice prestations, et son équipe préfèrent désormais parler d'un dispositif "pour les travailleurs modestes". Début septembre, Mme Macron avait réussi à toucher un peu moins de la moitié des personnes éligibles au RSA et déjà connues de sa caisse. "En revanche, nous avons enregistré seulement 3 % de nouvelles inscriptions", analyse-t-elle. Un bilan assez maigre dans un département qui a expérimenté le RSA dix-huit mois avant sa généralisation.

RSA, est pourtant importante pour le gouvernement. C'est à l'aulne de ce critère que le RSA sera notamment jugé. Mais de l'avis des spécialistes, le "réflexe RSA" n'est pas aussi facile à prendre.

"Les Français ont tous l'impression d'appartenir à la classe moyenne. En revanche, personne ne se reconnaît ou n'a envie de se reconnaître comme travailleurs pauvres", explique Julien Damon, professeur associé à Sciences Po.image

D'autres facteurs peuvent expliquer ce démarrage progressif. Certains bénéficiaires ignorent le dispositif, en dépit de la communication qui en a été faite. La complexité du système a aussi pu décourager les familles modestes. "Beaucoup de gens ont peut-être estimé que le bénéfice était faible au regard des formalités et des obligations à remplir", analyse Mme Macron.

La peur de ne plus bénéficier des aides annexes et, au final, d'être perdant, a aussi pu être un frein. Enfin, "la volonté de ne pas rentrer dans un système d'assistance a aussi pu jouer", explique-t-on au conseil général de Seine-Maritime. Selon son président, Didier Marie, "sur 36 000 allocations versées au 31 août, 9 500 seulement ont bénéficié à des travailleurs modestes. Or 50 000 personnes étaient susceptibles de percevoir le RSA. On n'est donc qu'à 20 % du public éligible".

"Bon rythme"

Lundi 14 septembre, le haut-commissariat aux solidarités actives, dans un communiqué, a pourtant assuré que la mise en place du RSA se faisait "à un bon rythme". Selon les services de Martin Hirsch, fin août, 1,13 million de foyers ont basculé automatiquement du RMI ou de l'allocation de parent isolé (API) vers le RSA. A ses bénéficiaires qui n'ont pas eu à faire de démarches particulières, s'ajoutent 336 000 foyers de travailleurs modestes, soit 17,6 % de la population visée. Ceux-ci ont touché en moyenne, en complément de leurs revenus du travail, 185 euros au titre du RSA. Quelque 900 000 demandes sont par ailleurs en cours de traitement.

Faire des prévisions est pourtant délicat. "Lors de la mise en place du revenu minimum d'insertion (RMI), l'Etat avait tablé sur 300 000 bénéficiaires, au final, il y en a eu plus d'un million", se rappelle le professeur associé à Sciences Po. M. Hirsch a pourtant pris ce risque, en ne cessant de répéter les deux objectifs principaux du RSA. Le premier est d'atteindre, au bout de six mois, soit en décembre 2009, la moitié des 1,9 million de travailleurs pauvres. Le second, qui découle du premier, est de faire passer, dès cette année, près de 700 000 personnes au-dessus du seuil de pauvreté.

Pour M. Damon, il est de toute façon beaucoup trôt tôt pour juger le RSA. "Ce n'est qu'à la fin 2010 que nous pourrons vraiment mesurer s'il y a un décalage entre le nombre de personnes qui le touchent et l'ambition initiale du dispositif", affirme l'universitaire. "Il a fallu cinq ans pour connaître le nombre de personnes réellement éligibles au RMI", poursuit-il.

Les travailleurs sociaux restent, eux aussi, prudents, même s'ils s'attendent, d'ici à la fin de l'année, à une montée en charge. "Beaucoup de personnes sont encore aux Assedic. Si elles ne retrouvent pas d'emploi, elles vont basculer dans le régime du RSA", explique Mme Macron. "Et puis, s'amuse-t-elle, certains nous apostrophent en disant "mon voisin perçoit telle aide. Pourquoi je n'y ai pas droit ?"

Catherine Rollot

L'épidémie de grippe a commencé en France

Pour la deuxième semaine consécutive, le seuil épidémique de la grippe a été franchi, ce qui signifie que l'épidémie de grippe a "techniquement" commencé en France. Si une telle situation se produit chaque année en France, quelle que soit la souche virale en cause, elle se produit cette année relativement tôt. L’an dernier les seuils épidémiques pour la grippe avaient été franchis deux semaine consécutives à la fin du mois de décembre.

Qu'est-ce que le seuil épidémique ? Le seuil épidémique est déterminé en comparant  le nombre de cas observés pour une semaine donnée avec les mêmes semaines sur les vingt dernières années. Du 31 août au 6 septembre, il y a eu en France 83 cas de grippes pour 100 000 habitants, soit un nombre légérement supérieur au seuil épidémique qui était cette semaine-là de 80 cas pour 100 000 habitants. Pour la semaine du 7 au 13 septembre, avec 103 000 nouveaux (Inserm), il y a une accélération nette du nombre de cas (plus de 160 cas pour 100 000 habitants pour un seuil épidémique fixé à 84 pour 100 000). La barre du seuil épidémique est donc franchie.image

De quelle grippe s'agit-il ? Il s'agit vraisemblablement de la grippe H1N1 car c'est le virus qui devient prédominant. Le réseau "Sentinelles", en charge de la surveillance de différentes maladies à transmission, relève le nombre de cas de grippes sur le territoire national. Il ne prend pas en compte les formes légères (fièvre en dessous de 39° notamment).

Ces symptomes sont en revanche pris en compte par les groupes régionaux d'observation de la grippe (GROG), qui recensent toutes les infections respiratoires aiguës, y compris les grippes modérées. Ce réseau de médecins généraliste effectue  des prélevements chez une partie des personnes examinées pour des infections respiratoires aigues.

A partir de ces échantillons, il est possible de quantifier le nombre de grippes, quel que soit l'importance des signes cliniques. C'est ce qui permet de savoir que l'on a une prédominance de la grippe A par rapport à d'autres souches de virus grippaux.

Paul Benkimoun

lundi 14 septembre 2009

BetClic sponsor officiel d’EvoluClick.com !

EvoluClick.com

Venez gagner un peu d'argent sur EvoluClick.com !
Le concept est ultra simple, vous devez simplement cliquer sur des publicités afin de gagner un peu d'argent.

EvoluClick est sponsorisé par Betclic, un géant des jeux en ligne !

Retrouvez nos differentes fiches de présentation : Betclic, Betclic casino et Betclic poker.

http://www.evoluclick.com

samedi 12 septembre 2009

La navette Discovery de retour sur Terre

image

La navette spatiale Discovery a atterri avec succès, vendredi 11 septembre en Californie, la Nasa ayant été contrainte de renoncer à un atterrissage à Cap Canaveral en raison des orages en Floride.

La navette et ses sept astronautes ont achevé une mission de deux semaines auprès de la Station spatiale internationale (ISS) en se posant à l'heure prévue, 17 h 53 locales (2 h 53 à Paris), sur la base aérienne d'Edwards, dans le désert de Mojave. La Nasa a attendu en vain durant deux jours que le ciel ne se dégage au-dessus du centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, avant de se rabattre sur la piste de secours d'Edwards, située dans une région aride et ensoleillée. L'agence spatiale américaine devra transporter l'appareil de 100 tonnes sur le dos d'un avion gros porteur jusqu'à Cap Canaveral, une opération très coûteuse.

"C'ÉTAIT UNE SUPER MISSION"

"Bienvenue à la maison Discovery, bravo pour votre mission extrêmement réussie", a lancé l'astronaute Eric Boe par radio à l'équipage. Sous un ciel nuageux, Discovery est d'abord apparue sous forme de petite tache blanche brillant dans le soleil couchant, puis est rapidement descendue jusqu'à la piste, émettant un vrombissement de plus en plus sonore. Les roues arrières ont touché le sol à une vitesse de 402 km/h dans un gros nuage de fumée.

Durant 14 jours, Discovery aura parcouru 9,1 millions de kilomètres. Elle a transporté plus de 7,5 tonnes de vivres, d'équipements scientifiques, de fournitures de rechange et de pièces détachées pour l'ISS, en orbite à 355 km au-dessus de la Terre. La navette est revenue avec à son bord l'ingénieur de vol de l'ISS, Tim Kopra, qui était en orbite depuis deux mois. Il a été remplacé par l'astronaute Nicole Stott, qui aura été la dernière personne de l'ISS à arriver à bord d'une navette. "Nous sommes très heureux d'atterrir ici en Californie, c'était une super mission", a déclaré le chef de mission Rick Sturckow. Désormais, la Nasa va commencer à payer la Russie pour acheminer les astronautes vers la station orbitale, au prix d'environ 50 millions de dollars la place.

"Toutes communications et tous jets de produits ou d'objets à destination des détenus feront l'objet de poursuites judiciaires (loi n°2003-239 du 18 mars 2003, article 73-1)". Cet avertissement, inscrit à l'entrée de l'abbaye de Clairvaux, témoigne de la double appartenance monastique et carcérale de ce haut lieu de la région Champagne-Ardenne, qui fut d'abord le centre rayonnant du monde cistercien avant de devenir la plus célèbre prison de France. Comme celles de Fontevraud ou du Mont-Saint-Michel, l'abbaye fondée, en 1115, par le moine cistercien Bernard de Clairvaux, devenue bien national à la Révolution française, fut, en 1808, transformée par Napoléon en prison.

image

A l'heure de la restauration de la partie historique de l'ancien complexe monastique, dont 22 500 m2 ont été transférés en 2002 du ministère de la justice au ministère de la culture, l'ampleur des travaux comme l'objectif de l'affectation des bâtiments restaurés font débat. Que doit-on garder du passé carcéral et des différentes strates du passé monacal ? Marc Nouschi, directeur régional des affaires culturelles, précise qu'un budget de 10 millions d'euros sur un contrat de projet pour 2007-2013, financé par l'Etat, la région Champagne-Ardenne et les collectivités locales, a été affecté à la restauration et au développement de l'abbaye de Clairvaux.

L'épaisse forêt et trois kilomètres de mur d'enceinte piqué de miradors verrouillent encore, sur trente hectares, les anciens bâtiments monastiques, ainsi que la centrale de détention construite en 1971 (sur quatre hectares), où vivent aujourd'hui quelque 300 détenus. Cette année-là, l'administration pénitentiaire décidait, après la tentative d'évasion de Bontems et Buffet - qui se termina dans un bain de sang et les conduisit jusqu'à l'échafaud -, d'abandonner les lieux historiques pour construire un édifice de haute sécurité.

CELLULES COLLECTIVES

C'est le bâtiment des convers, vestige quasi intact du XIIe siècle, dont des ouvriers achèvent de clore les baies qui, le premier, sera restauré. La rivière Saint-Bernard (l'Aube détournée de son cours), où s'ébattent des canards de Barbarie, entoure l'imposant édifice, classé monument historique en 1981. Il est rendu dans son ampleur - 70 mètres de long et 15 de large - et à sa beauté cistercienne : pierre nue, croisées d'ogives, triple nef de douze travées. Le tout abritait autrefois cellier, réfectoire et dortoir.

"Il est considéré comme le modèle de ce qu'ont fait les cisterciens, à la transition du roman et du gothique", précise Jean-François Leroux-Dhuys, président de l'association Renaissance de Clairvaux. L'ancien maire à la retraite de Bar-sur-Aube, professeur d'histoire et de droit, urbaniste, membre de l'Académie d'architecture, fort de "trente ans de Clairvaux", consacre désormais toute son énergie à la mémoire des lieux. Il organisait les premières visites guidées en 1985 des deux "trésors", les bâtiments du XIIe et ceux du XVIIIe siècle, nés de la reconstruction de l'abbaye par les moines. Aujourd'hui, il programme des concerts et rencontres, comme le Festival de Clairvaux des 25-27 septembre, et un colloque international les 22-24 octobre, intitulé "Enfermements. Le Cloître et la Prison".

Bien différent est l'état de l'aile sud du grand cloître, édifiée à partir de 1774, avec sa vaste salle du réfectoire (36 mètres sur 15) qui porte les stigmates de sa survivance carcérale. Il fut, en 1814, aménagé en chapelle pour les détenus alors privés d'église - l'ancienne abbatiale avait été démolie deux ans plus tôt. Les premiers prisonniers de 1813, les insoumis de la Grande Armée, étaient incarcérés dans ce qui deviendrait la plus importante prison du XIXe siècle français. Surpeuplée dès 1819, Clairvaux compte, en 1858, 1 650 hommes, 489 femmes et 555 enfants.

Passer dans les couloirs déserts, monter les escaliers où résonnaient les sabots de bois de ces hommes en uniforme de droguet et calot, n'a rien d'anodin. Il faut jeter un regard par le judas qui servait aux gardiens à surveiller les cellules collectives où s'entassaient les prisonniers, avec un matelas pour deux. Il faut surtout entrer, ne serait-ce qu'un instant, dans l'une des "cages à poules", où chaque détenu disposait, la nuit, d'un espace individuel, après la réforme pénale de 1875. On a du mal à croire en voyant cet alignement de cubes grillagés que des hommes y dormirent jusqu'en 1970 !

Pelotes de déjection de chouette, barres d'étayage des plafonds, disent assez l'état de délabrement de l'ancien réfectoire des cisterciens. Le débat est aujourd'hui celui de la mémoire. Faut-il, comme le craint Jean-Francois Leroux-Dhuys, effacer toute trace carcérale et revenir à l'état du XVIIIe siècle ? "Le réfectoire, avec ses hauts plafonds, ses stucs, ses lambris, son dallage de pierres et cabochons de marbre noir, aurait sa place à Versailles", affirme le président de Renaissance de Clairvaux, qui maintient qu'il faut aussi garder dans ce noble décor les ajouts du XIXe, l'autel et sa volée de marches.

Florence Evin et Marie-Aude Roux

mercredi 9 septembre 2009

une blonde et une brune

dans la rue  se promènent. Un avion passe, la blonde s'exclama:
- HO une avion
la brune repond :
-non UN avion
puis la blonde regarde mieux l'avion et dit :
- Ha oui t'as une bonne vue toi !

Le Brésil va acquérir 36 avions Rafale français

image

Cette fois-ci il semble bien que le Brésil ait  fait son choix. A l'occasion de la visite du président français Nicolas Sarkozy Brasilia a annoncé ce lundi son intention de  négocier l'acquisition de 36 avions de combat français Rafale. De son côté, la France devrait acquérir une dizaine d'avions de transport militaires brésiliens. L'armée de l'air brésilienne serait donc le premier client "export" du Rafale de Dassault Aviation. Un contrat de 4  à 5 milliards d'euros, selon la présidence française.

Pour le  moment rien n'est « signé » mais, joint par RFI, Dassault Aviation estime qu'après cette annonce il y a tout lieu de penser que Brasilia confirmera l'achat des Rafales dès l'année prochaine.

L'Elysée de son côté annonce des livraisons sur 6 ans à partir de 2013. On sent que l'Etat français a pesé de tout son poids pour accompagner la  vente du dernier né de Dassault. Charles Edelstenne, le PDG du groupe, ne s’y est pas trompé en saluant les efforts déployés par le président Nicolas Sarkozy : « Vous avez là la démonstration que pour vendre des avions de combats, il faut une véritable volonté politique. », a-t-il déclaré.
Techniquement, le dossier Rafale était bon, mais l'armée de l'air brésilienne se serait peut-être contentée du Gripen suédois, plus léger mais moins cher. Cependant, la proposition du transfert de technologie (le Brésil pourra assembler les Rafale pour le continent sud-américain) a certainement fait peser la balance en faveur du Rafale.

Les Brésiliens étaient prêts à acheter le Rafale à condition qu'ils disposent de la totale maîtrise du système d'arme, comme par exemple pouvoir adapter de nouveaux missiles.

Les retombées seront importantes pour le secteur aéronautique brésilien si, comme annoncé une partie des 36  Rafale est assemblée au Brésil, voire d'avantage si Dassault décroche d'autres contrats en Amérique latine.

Enfin, dernière contrepartie, la France va devoir acheter une dizaine d'avions de transport militaires brésiliens, des KC 390. Il s’agit de bi-réacteurs qui ne verront pas le jour avant au moins 3 ans mais dont l'armée de l'Air française deviendrait le premier client étranger.

Le Premier ministre François Fillon s'est « réjoui » lundi de la décision du président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva d'engager des négociations pour l'acquisition de 36 avions de combat Rafale.

mardi 8 septembre 2009

"On ne peut regretter aucun amour, si catastrophique soit-il"

petit-taf : "Mais les auteurs comme Nothomb, par exemple, qui publient un livre par an, il est évident qu'on ne les suit pas dans toutes leurs publications", souligne Raphaëlle Rérolle dans le chat concernant la rentrée littéraire. Que pourriez-vous lui dire pour qu'elle change d'avis ?
Je ne souhaite pas qu'elle change d'avis, je trouve son attitude totalement légitime.
Julie : Dans Le Voyage d'hiver, le narrateur se prénomme Zoïle, en référence à ce critique littéraire lynché par la foule qui ne supportait plus ses attaques contre Homère. Doit-on ici lire le fantasme d'un écrivain, en l'occurrence vous, qui fut souvent éreinté par la critique ?
Heureusement, je n'ai pas encore atteint le stade où je me prends pour Homère. Mais l'argument de Zoïle pour pourfendre l'œuvre homérique m'amuse beaucoup. Il accusait l'Illiade et l'Odyssée de ne pas être vraisemblables. Comment ne pas rire de constater qu'au Ve siècle avant J.-C., de tels arguments avaient déjà cours ?
Hypokondriak : Le terrorisme pourrait-il être, à votre sens, le déguisement (ou la galvanisation) "politique" d'une envie "personnelle" frustrée ? Amélie Nothomb en mars 2007.

Je pense que c'est souvent le cas. Je n'ai jamais eu de contacts personnels avec des terroristes, mais aucune revendication politique d'un acte de violence ne me paraît crédible. J'y vois l'expression d'une haine pure, qui trouve probablement sa source dans la frustration.
porc77 : Où trouvez-vous les noms de vos personnages ?
Ils existent tous. Je les trouve dans l'Encyclopédie du XIXe siècle.
franzbiberkopf : Bonjour, avez-vous par hasard repéré un bon roman à lire pour cette rentrée litterraire ?
J'en ai repéré plusieurs. Jan Karski de Yannick Haenel, Trois femmes puissantes de Marie NDiaye, Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia. Et j'ai l'intention d'en lire encore beaucoup.
yvesgui : Quelle est votre définition de l'"autofiction"? Est-ce obsolète?
C'est une terminologie que je ne maîtrise absolument pas. Je crois n'en avoir jamais écrit, et n'ai rien à dire sur ce sujet.
Olivier : Bonjour, je souhaiterais connaître les conseils qu'Amélie pourrait donner à un jeune écrivain pour réussir à se faire éditer, si ce n'est, bien sûr, la persevérance. Merci !
Le meilleur conseil, c'est de ne jamais écouter les conseils. Si j'avais écouté les innombrables conseils qu'on m'a donnés, je ne serais certainement pas là où je suis.
marzou_1 : Si comme dans Les Catilinaires vous deviez jeter l'un de vos ouvrages au feu pour vous chauffer, quel serait-il ? Et pourquoi ?
Je trouverais plus juste de jeter leur auteur au feu que de jeter cette malheureuse progéniture, qui n'y est pour rien.

David_Miodownick : Quelle est votre oxygène littéraire ?

Alexandre Vialatte, Alphonse Allais, Jean Giono.

David_Miodownick : Nicolas Sarkozy est-il un bon personnage de roman ?

Probablement. Mais je n'ai pas encore essayé. Mais c'est vrai qu'on peut facilement l'imaginer en personnage de roman.

franzbiberkopf : Que feriez-vous d'autre si vous arrêtiez d'écrire ?

Il faut espérer que je n'arrête jamais d'écrire, car les conséquences planétaires pourraient être graves !

David_Miodownick : La France n'est-elle pas prisonnière de ses "classiques"?

Mais pas du tout ! Grâce à ses classiques, la France offre un espace littéraire d'une richesse sans équivalent. C'est comme en architecture : plus les fondations sont solides, plus l'immeuble peut gratter le ciel.

Agya : Bonjour, est-ce que vous avez des projets d'adaptation cinématographique en cours d'un de vos livres ou directement allez-vous écrire des scénarios ?

Je n'écrirai jamais directement des scénarios, car ça ne s'improvise pas. Mais il y a un film en préparation à partir de Ni d'Eve ni d'Adam. Ce sera un film belge.

Fred : Etes-vous taxe carbone ?

Je ne me suis pas assez posé la question. Je vous promets d'y réfléchir.

Aliénor : Vous publiez un livre par an sur les quatre livres que vous écrivez ? N'est-ce pas trop un livre par an ? N'avez-vous pas l'envie parfois d'espacer les publications ?

Je ne m'en lasse pas. Et il semblerait que les autres non plus. Tant qu'une histoire d'amour marche, je suis pour.

Zaza : Que faites-vous des manuscrits que vous ne publiez pas ? Les gardez-vous ? Si oui, pourquoi ?

Je les garde, car ils sont autant mes enfants que ceux que je publie. Je les aime autant que ceux que je publie. Je les cache dans des armoires.

gramsci : Vous excellez dans l'art de l'autobiographie, à quand votre prochain opus japonais ?

Merci. Je n'en ai aucune idée. Mais je crois que tous mes opus sont japonais. Il y a une logique japonaise chez mes personnages.

titicarabi : vous avez dit mon mari en parlant à Beidbeger il y a quelques jours. Etes vous vraiment mariée ou par forfanterie ce soir-là vous avez joué ensemble au jeu du duo ?

C'est un jeu purement médiatique. Passer à la télévision est un exercice très ennuyeux : on s'amuse comme on peut.

Caroline : Qu'avez-vous pensé du dernier roman de Fréderic Beigbeder?

Je l'ai beaucoup aimé. Il est agréable et émouvant.

Lio : Une amie visite le Japon en ce moment. Quel est l'impair à éviter absolument ?

Il ne faut pas admirer trop manifestement les vêtements de ceux que vous côtoyez, sinon ils se sentent obligés de vous les offrir. Sauf si vous voulez être grossière et les recevoir pour de vrai.

vinhsoonta : Que pensez-vous de la littérature dite "vacancière" type Marc Lévy ?

Pourquoi pas. Ça ne me dérange pas. J'ai l'impression que ça ne nuit pas. J'avoue n'en avoir jamais lu.

Ogre_Mou : Vous êtes Belge – comme beaucoup d'artistes français, finalement – que pensez-vous de la France, de son milieu artistique, de ses grands (et petits) hommes ?
C'est à la France que je dois tout. Je suis belge et me revendique comme telle, mais mon succès aurait été impossible en Belgique. Dès lors, je ne peux que me montrer reconnaissante et admirative envers un pays qui a bien voulu d'une inconnue totale.
chaoursonne : Etes-vous triste de la situation politique en Belgique ?
Je suis très triste de cette situation, mais pas désespérée. Souvent, un couple en instance de divorce doit renoncer à sa séparation par manque d'argent. C'est peut-être ce qui va se passer.
django : Existe-t-il, selon vous, des recettes imparables pour faire un succès littéraire ? Et en usez-vous ?

Personnellement, je n'en connais aucune, et je n'y crois pas.

arbolito : Bonjour. Je n'ai rien lu de vous depuis Mercure ; quel livre de vous pourriez-vous me conseiller de lire ?

Je n'ai pas d'enfant favori. Il faudrait que je connaisse mieux votre personnalité pour vous conseiller.

 

Caroline : Est-ce que vous écrivez pour un public en particulier ou pour vous-même?

J'écris d'abord pour moi-même, ensuite pour tout le monde. Viser un public particulier me paraîtrait une démarche méprisante. Je connais une partie de mon public, et je vous confirme que c'est tout le monde.

Maxime : Qu'avez-vous retenu de vos études à l'Université libre de Bruxelles?

Beaucoup de choses. C'est une très bonne université, et le programme de philologie que j'y ai suivi m'a apporté une culture européenne sans laquelle je n'aurais pas d'identité.

vinhsoonta : Désireriez-vous retoucher à vos livres, les corriger, après leur publication ?

Absolument pas. Ce sont vraiment mes enfants. Je les aime avec tous leurs défauts.

Nadine : Est-ce que le succès vous a déjà effrayé ?

Oui. Mais je suis quand même capable de voir que c'est avant tout un privilège extraordinaire.

Olivier : Diriez-vous qu'au début l'écriture peut-être perçue d'abord comme une contrainte qu'on s'impose, puis une habitude qu'on apprécie avant de devenir une drogue dont on ne puisse plus se passer. Est-ce votre cas ?

Non. Ca commence comme un besoin, et ça continue comme une drogue.

edelweiss : Si Nothomb n'était pas Nothomb, quel écrivain (écrivaine) souhaiteriez-vous être ?

Alfred Jarry. Pour tirer des coups de revolver à la Closerie des Lilas.

galop : Dans une tribune publiée dans Charlie Hebdo, vous avez déclamé fortement contre les internautes qui tuent la culture. Que pensez-vous de la loi Hadopi et, plus généralement, de la culture numérique ?

Je n'ai jamais fait une telle déclaration. Ce texte était un manifeste contre les lettres anonymes sur Internet. Ça se limitait à ça. Cette prise de position ne me donne aucune lumière particulière sur la loi Hadopi. Et je vous confirme que je n'en ai pas.

edelweiss : Est-ce que vous pratiquez souvent l'Internet ? Avez-vous des sites, des blogs préférés ?

Je ne possède pas d'ordinateur. Quand je suis face à un ordinateur, je suis incapable de l'allumer. A plus forte raison, j'avoue qu'Internet m'est totalement étranger. Je suis venue faire ce chat au journal Le Monde un peu comme Marco Polo irait visiter la Chine.

Nadine : Le marché de l'édition est-il vraiment obstrué, ou est-ce un mythe destiné à décourager le plus grand nombre de tenter leur chance ?

Option n° 2. On essaie de décourager les gens, mais il reste de la place.

Giovann: Quel est le pire ennemi d'un écrivain ?

Lui-même, bien sûr. Rien n'est pire que la cinquième relecture de son propre texte. C'est celle où on ne se supporte absolument plus. Si on peut résister à cette cinquième lecture, on peut résister à tout.

laurent : donnez-moi envie de lire votre dernier livre en une phrase.

Ce n'est pas mon métier. Je ne suis pas là pour susciter le désir qui, de toute façon, est impossible à susciter.

chuck125 : Si vous partiez sur une île déserte seule, quel seul disque et quel seul livre emporteriez-vous avec vous ?

Le seul disque, ce serait Le Voyage d'Hiver, de Schubert. Et le seul livre, ce serait Don Quichotte, de Cervantes.

phil : Que répondez-vous à celles et ceux qui vous traitent de "folle" ?

Ils ont peut-être raison.

winterreiser : bonjour Amélie, croyez-vous réellement que l'échec amoureux n'existe pas ? Votre dernier roman n'est-il pas le récit d'un échec amoureux ?

Non, c'est le récit d'une catastrophe amoureuse. Un échec est une expérience qu'on regrette. Je pense qu'on ne peut regretter aucun amour, si catastrophique soit-il.

Homère : Diriez-vous que les êtres passionnés, les amoureux, sont d'une certaine manière des terroristes ?

Non. La phrase peut paraître séduisante, mais les agissements d'Al-Qaida ne présentent aucune analogie avec des comportements amoureux.

marc : Pourquoi est-ce si important de publier un livre chaque année à la même date ?

Pour que les gens connaissent la date. C'est un procédé mnémotechnique à l'usage des francophones.

Zioruto : Avez-vous gardé contact avec votre vie japonaise ?

Ma vie japonaise ne veut plus de moi. Je suis devenue persona non grata au Japon. Je me console en mangeant des algues. Beaucoup de Japonais ne m'ont pas pardonné Stupeur et tremblements. On me demandait sans cesse de me justifier.

edelweiss : N'avez-vous jamais eu la tentation de publier un de vos "enfants", enfermés dans une armoire, un tiroir, sous un pseudonyme ?

Ça m'est déjà passé par la tête. Mais mon éditeur m'a expliqué qu'aujourd'hui plus aucun pseudonyme ne résistait aux enquêtes.

Senegal : La mort de Michael Jackson vous-a-t-elle inspiré quelque chose ?

Pas encore. Pourquoi pas ?

Nadine : Combien de refus d'éditeurs avez-vous essuyé avec votre premier manuscrit ? Votre sentiment lors du coup de fil annonciateur de bonnes nouvelles ?

J'ai reçu un refus, celui de Gallimard. Albin Michel fut mon second essai. Quand cet éditeur m'appela pour me publier, j'étais si extatique que je n'avais plus de voix.

Salade : La question que vous aimeriez qu'on vous pose ?

Aimez-vous les caramels mous ? J'adore, mais je préfère les durs.

Bob : Pouvez-vous nous dévoiler le thème de votre prochain roman ?

Non, c'est secret, même mon éditeur n'est pas au courant.

POKER EN LIGNE SANS TELECHARGEMENT

poker en ligne

Sur Pokerlistings, les joueurs de poker en ligne sont guidés dans leur première approche du jeu de la façon la plus sécurisée et rentable du net. Chaque critère de qualité indispensable pour une bonne pratique, a été passé en revue par ce guide et aidera le joueur à faire son choix sur le site qui lui convient le mieux. Débutants et professionnels parcourent ainsi les offres répondant le mieux à leurs attentes et gagnent du temps sur la sélection. Précis et infaillible, Pokerlistings met à jour régulièrement les promotions de chaque salle et met rigoureusement en avant celles que le joueur devra utiliser pour jouer au poker plus facilement et en tirer les meilleurs profits. Les critères d’assistance et de sécurisation sont également précisés pour un jeu de qualité et de confiance.

http://www.pokerlistings.fr

lundi 7 septembre 2009

Jeux flash et jeux de hasard sur EvoluGames.com

jeux

Présentation d'EvoluGames.com :

Sur EvoluGames, vous pouvez jouer gratuitement à un grand nombre de Jeux flash accessibles directement depuis votre navigateur Internet (Firefox ou Internet Explorer). De plus, vous pouvez y jouer sans inscription et aucun téléchargement n'est requis.

EvoluGames met à disposition des personnes désirant jouer avec de l'argent réel une rubrique Jeux de hasard. Vous y trouverez une sélection des meilleurs sites de jeux tels que Betclic, Bwin ou encore Unibet.

www.evolugames.com

samedi 5 septembre 2009

Taxe carbone : pas de cacophonie au sein de l'UMP, selon Copé

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé estime qu'il n'y a "ni désaveu, ni crise" mais "débat" au sein de la majorité sur la mise en oeuvre de la taxe carbone. "Au final, c'est au Parlement que cela sera tranché puisque ce sont les parlementaires qui votent le budget", dit M. Copé dans une interview à La Tribune, samedi 5 septembre. Selon lui, "il ne faut pas que la taxe carbone soit perçue comme un impôt supplémentaire" ou "comme une sanction appliquée sans discernement à toute personne qui va acheter son litre d'essence, sans à aucun moment tenir compte des disparités géographiques". Car si "le citadin a de multiples voies alternatives de transport, ce n'est pas le cas de celui qui habite en zone rurale".

Le chef de file des députés UMP juge en outre que "le produit de cette taxe ne doit pas venir boucher les trous du budget de l'Etat", ni celui de la Sécu. Il doit "être identifié et fléché vers des investissements en faveur du développement durable et en particulier des modes alternatifs de transport". Pour les ménages "il faut trouver des moyens de ne pas pénaliser ceux qui sont dans des zones dépourvues de transport en commun", poursuit M. Copé. La question de la taxe carbonne est l'un des trois grands chantiers de la rentrée parlementaire de l'automne avec "les dépenses d'avenir" et la décentralisation, pronostique-t-il.
"IL FAUT ÊTRE LUCIDE, JUSTE ET COURAGEUX"

La taxe carbone est "un engagement de la campagne présidentielle" de 2007, "donc elle se fera et le Mouvement populaire s'y emploiera", rappelle le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand dans un entretien au Figaro. "N'ayons pas la mémoire courte (…) les socialistes s'étaient engagés eux aussi, mais ils préfèrent la démagogie à l'écologie", ajoute-t-il. "Nous serons dans le sens de l'histoire. Je ne jouerai pas sur les mots : la contribution énergie est une taxe, je l'assume. Mais il y aura une compensation claire, nette, simple et intégrale", promet le secrétaire général. "C'est le même principe que pour le bonus-malus automobile. Comme la mise en place sera progressive, les comportements les plus vertueux pourront progressivement être récompensés", explique-t-il.
Enfin, invité à s'exprimer lors de l'université d'été de l'UMP, Jean-Louis Borloo s'est gardé de se prononcer sur les modalités d'application de cette taxe, préférant se livrer à un vibrant plaidoyer en faveur de son principe. "La seule question que vos enfants vous poseront (...) c'est : étiez-vous dans le camp de la responsabilité ou dans le camp du renoncement", a-t-il lancé, rappelant que la lutte contre le changement climatique était un objectif central du Grenelle de l'environnement.
"Il faut être lucide, juste et courageux. Il n'y a plus qu'une décision au regard de l'histoire de l'Humanité : que celui qui n'est pas pour les 20 ou 30 % de réduction (de CO2), le dise publiquement, le dise politiquement et l'assume pour les décennies à venir", a encore dit M. Borloo. Marielle de Sarnez, la numéro 2 du MoDem, regrette à la Grande-Motte (Hérault), lors de l'université d'été du mouvement, "le cafouillage du gouvernement" sur la taxe carbone, car elle estime que "l'idée d'une fiscalité écologique est juste et nécessaire". Sur le fond du dossier, la responsable du Mouvement démocrate se dit favorable à une fiscalité "progressive" et estime qu'"on aurait intérêt à faire un plan européen".

Casino Platinium hausse le ton!

Les jeux en ligne en Europe ! Feu vert !

La France vient d’etre tout simplement deboutée, la France, MADAME JE SAIS TOUT, et son armée de technocrates qui savent aussi tout, malgré leur absence sur tous les terrains viennent de prendre une bonne gifle, qui devrait leur rappeller qu' il faut apprendre avant de crier et qui devrait leur rappeller egalement le respect de l’autre, nos élus ont souvent tendance à ne respecter que ce qui les concerne, on aurait même le droit de penser que le lobby ministres, secretaires d’état, technocrates en mal de reluisance, soit devenu une caste presque incestueuse.


BRUXELLES A ENFIN MIS AU PAS LA FRANCE !
En effet Bruxelles a signifé aux autorités francaises que son processus de licence nationale imposée par la France serait caduque et hors de question a partir du moment ou ces societes de jeux d'argent en ligne auraient une licence d’un autre état européen, ce qui d’ailleurs est légitime.

Bravo à Bruxelles qui a su s élever contre l’injustice et tant pis pour la fringuante France d’avant garde qui veut imposer son véto à chaque fois qu’une manne veut s’élever, évidemment tout ce qui ne tombe pas dans la poche de ces biens pensants qui dominent notre pays est une hérésie.

jeudi 3 septembre 2009

Le Rafale aurait la préférence du président Lula

image

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a laissé poindre, jeudi 3 septembre, sa préférence pour l'avion Rafale de Dassault en vue de renouveler la chasse brésilienne, en raison de la disposition de la France à un transfert de technologie total.

L'avion français est engagé dans une lutte acharnée avec le Gripen du suédois Saab et le F/A18 Super Hornet de l'américain Boeing, pour remporter un contrat portant sur la vente de 36 appareils pour un montant de plusieurs milliards de dollars. "Un pays de l'importance du Brésil ne peut acheter un produit d'un autre pays sans transfert de technologie", a souligné Lula. La France est apparue comme "le pays le plus flexible pour le transfert de technologie et, évidemment, cela est un avantage comparatif exceptionnel".

Lula s'est refusé à dire quel était son favori mais il a indiqué qu'il pourrait parler au téléphone jeudi avec le président français Nicolas Sarkozy, après une réunion avec le ministre de la défense et le commandant de l'armée de l'air. M. Sarkozy est attendu dimanche pour une visite de vingt-quatre heures à Brasilia, où il sera l'invité d'honneur lundi de la fête nationale.

mercredi 2 septembre 2009

mardi 1 septembre 2009

M. Sarkozy engage la justice dans une refonte majeure

Le président de la République veut aller vite sur la réforme de la procédure pénale. En recevant les membres du comité Léger, mardi 1er septembre en fin d'après-midi, Nicolas Sarkozy devait charger la ministre de la justice et des libertés, Michèle Alliot-Marie, d'élaborer un texte à partir des recommandations du rapport Léger - suppression du juge d'instruction, création d'un juge de l'enquête, renforcement des droits de la défense. Il devait aussi revenir sur les préconisations qu'il avait lui-même évoqué devant la Cour de cassation en janvier, comme la présence de l'avocat dès le début de la procédure ou la création d'une audience publique de charges pour renforcer le contradictoire. Il ne devrait pas fixer de calendrier précis mais Mme Alliot-Marie espère présenter un texte au Parlement dès l'été 2010.image

Par cette réforme, M. Sarkozy engage la justice dans un bouleversement majeur, l'un des plus importants que cette institution a connu depuis cinquante ans. Le chef de l'Etat est cependant conscient de la très grande sensibilité politique de la question de la suppression du juge d'instruction. Il veut donc mettre en avant le bien fondé d'une réforme qui relèverait d'un "progrès de civilisation". Il s'agit, pour l'Elysée, de corriger le tir par rapport à la perception négative par l'opinion de la suppression du magistrat instructeur. A l'Elysée, on assure ainsi vouloir éviter une "guerre de religions".

Mme Alliot-Marie est chargée de la mise en oeuvre de la réforme. Elle devrait organiser une concertation sur le sujet. La ministre de la justice va demander à ses services de rédiger un projet de loi et de consulter les professionnels et les parlementaires. Elle devra convaincre ces derniers du bien-fondé de la réforme alors qu'ils avaient choisi, en 2007, d'instaurer une collégialité des juges d'instruction après les travaux de la commission Outreau. Un groupe de travail restreint de magistrats et d'avocats va être également constitué autour du directeur de cabinet de Mme Alliot-Marie, le magistrat François Molins. La ministre organisera, une fois par mois, des réunions de travail élargies à des universitaires et des parlementaires.

L'objectif est de proposer un avant-projet de loi fin janvier 2010, en vue d'un premier examen parlementaire à l'été. Mais le délai sera-t-il suffisant pour une concertation sur une telle révolution du système pénal français ? La ministre n'exclut pas, par ailleurs, d'aller plus vite en ce qui concerne la limitation des conditions de placement en garde à vue ou des délais butoirs de détention provisoire. Ces deux axes de réforme pourraient éventuellement faire l'objet d'un texte de loi séparé.

La suppression du juge d'instruction. Mme Alliot-Marie a regretté, lundi 31 août, que l'"on se focalise sur le juge d'instruction qui ne représente que 4 % des affaires", en estimant que l'objectif du rapport Léger était de "protéger les droits de la défense et les droits de la victime", dans le cadre d'une "procédure moderne et efficace". Le juge d'instruction sera remplacé par le parquet pour ses fonctions d'enquêteur et par un juge de l'enquête et des libertés.

La suppression du juge d'instruction est toutefois au coeur de la réforme, car même si son pouvoir a pâli, il reste la clé de voûte du système pénal. Sa suppression marquera l'un des bouleversements les plus importants depuis les réformes Debré de la justice en 1958. C'est en 1959 que le juge d'instruction, qui était sous le contrôle du parquet, avait pris son indépendance. Cinquante ans après, sa disparition entraîne un changement des équilibres judiciaires.

Pas d'indépendance pour le parquet. L'ensemble des enquêtes seront dorénavant conduites par le parquet. Cette proposition s'inscrit dans la lignée du rapport de la juriste Mireille Delmas-Marty de 1990. Mais le rapport Léger n'envisage pas un certain nombre de contreparties préconisées alors, notamment en termes d'indépendance. Le comité n'estime pas nécessaire de modifier le statut du parquet et de revoir ses conditions de nomination. La Cour européenne des droits de l'homme a pourtant estimé que le procureur français n'était pas une autorité judiciaire, en raison de ses liens avec le pouvoir exécutif. L'Elysée n'envisage de toute façon pas une nouvelle réforme constitutionnelle sur le statut du parquet.

Le rapport Léger ne remet pas en cause la pratique des instructions individuelles de la chancellerie dans les affaires pénales. Mme Alliot-Marie a indiqué que les instructions de poursuite seraient motivées - les instructions de classement sont aujourd'hui interdites. La chancellerie étudie d'autres moyens de renforcer l'autonomie de l'enquête, comme la possibilité pour le procureur de "désobéir" à une instruction s'il l'estime contraire aux intérêts de l'enquête. Soumis au lien hiérarchique, les magistrats du parquet ne sont cependant pas familiers de la désobéissance.

Le statut du juge de l'enquête et des libertés. Chargé du contrôle de l'enquête, ce juge du siège indépendant interviendra pour les actes coercitifs (placement en détention, écoutes, perquisitions) comme l'actuel juge des libertés et de la détention (JLD). C'est vers lui que se retourneront les parties (mis en causes ou victimes) en cas de désaccord avec le parquet dans la conduite de l'enquête. Il peut ordonner au parquet de réaliser des actes d'enquête que celui-ci avait précédemment refusé.

Quelle connaissance aura-t-il des enquêtes ? Beaucoup de JLD n'ont aujourd'hui guère les moyens de s'opposer à des demandes d'actes des enquêteurs. La chancellerie devrait donc permettre au juge de l'enquête d'être mieux informé des affaires en cours. Pour la ministre de la justice, il s'agira d'"un juge fort, qui puisse remettre en cause une décision de classement du parquet".

Révolution dans l'organisation des audiences. Les présidents des tribunaux correctionnels et des cours d'assises seront chargés d'arbitrer les débats, sans y participer. C'est une évolution à l'américaine de l'audience. Mais contrairement au procès américain, où l'accusation et la défense s'affrontent à armes égales, l'équilibre du futur système français pourra être compromis par l'importance des parties civiles dans le procès, qui participeront à "l'interrogatoire croisé" des prévenus et des témoins. Le comité Léger propose par ailleurs l'instauration d'un plaider-coupable criminel. La chancellerie réfléchit ainsi à une extension du plaider coupable, limité aujourd'hui aux délits passibles de moins de cinq ans de prison.

Alain Salles

La grippe A bénéficie aux producteurs d'antiviraux

Les traitements contre la grippe A constitueront-ils une manne financière pour les laboratoires pharmaceutiques ? Depuis l'apparition du virus H1N1, en avril, les gouvernements des pays occidentaux débloquent massivement des fonds pour protéger leurs populations. Dernière annonce en date : le gouvernement espagnol a déclaré, vendredi 28 août, qu'il consacrerait 333 millions d'euros à la lutte contre la pandémie.image

En juillet, la France a chiffré son plan de bataille à 1 milliard d'euros. Il prévoit l'achat de 94 millions de doses de vaccin auprès du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), du français Sanofi Pasteur et du suisse Novartis. La France a aussi constitué un stock d'antiviraux : 9 millions de doses de Relenza ont été achetés à GSK et 24 millions de boîtes de Tamiflu au laboratoire suisse Roche.

Ces deux entreprises apparaissent, pour l'instant, comme les principales bénéficiaires de la pandémie. "En attendant le vaccin, les fabricants d'antiviraux profitent de la crise, car ce sont les seuls traitements efficaces contre le virus H1N1", explique Jean-Jacques Le Fur, analyste pour la société de Bourse Oddo. Depuis avril, 200 millions de doses Tamiflu ont été commandés par 85 pays. "Au deuxième trimestre, les ventes de ce médicament ont été multipliées par douze par rapport à la même période de 2008", note Thierry Verrecchia, analyste pour la société d'investissements Raymond James Euro Equities.

Même si Roche a consenti des rabais sur les ventes aux gouvernements, la rentabilité du Tamiflu reste confortable. "Sa marge brute est habituellement de 40 %, tandis que celle du vaccin contre la grippe A devrait être proche de 15 %", précise Pascale Boyer Barresi, analyste à la banque privée Bordier.

Les ventes de cet antiviral devraient générer un chiffre d'affaires de plus de 1,3 milliard d'euros en 2009, soit 4,2 % des ventes de Roche. Ce succès aura cependant un impact limité sur les comptes du groupe, car celui-ci doit reverser une partie des profits du Tamiflu à l'américain Gilead, découvreur de la molécule. L'impact du Relenza sur les comptes de GSK sera encore plus dilué. Mais la pandémie aura relancé commercialement un médicament qui avait été quasiment abandonné en raison de ses contraintes d'administration (la poudre du Relenza doit être inhalée).

Pour les fabricants de vaccins, en revanche, la pandémie ne sera pas une très bonne affaire. Concevoir un vaccin dans des délais aussi courts est une tâche plus ardue - et beaucoup moins rentable - que de fabriquer des antiviraux. Depuis l'apparition du virus H1N1, plus d'un milliard de doses de vaccin ont été commandées par l'hémisphère Nord, pour environ 10 milliards d'euros. Mais la concurrence entre producteurs de vaccins pèse sur les marges. Le laboratoire chinois Sinovac, l'un des rares à développer un traitement en une seule injection, a ainsi annoncé, lundi 31 août, que son produit serait 30 % moins cher que ceux de ses concurrents.

DES ARBITRAGES S'IMPOSENT

Pas moins de vingt-cinq acteurs travaillent actuellement à la mise au point du vaccin. Leurs marges risquent aussi d'être affectées par les problèmes de production : le rendement de la souche fournie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à partir de laquelle est dupliqué le virus, serait inférieur de moitié à celui de la grippe saisonnière. Une seconde souche procurant un meilleur rendement devrait être livrée dans quelques semaines, mais ces retards vont faire grimper les coûts.

Et si la production n'est pas terminée début 2010, les laboratoires ne pourront démarrer à plein régime la fabrication du vaccin contre la grippe "classique", plus rémunérateur. Des arbitrages s'imposeront. Cette perspective pourrait expliquer la prudence de Sanofi Pasteur, qui n'aurait jusqu'à présent enregistré que 400 millions d'euros de commandes pour son vaccin pandémique, contre 1,15 milliard pour GSK et 979 millions pour Novartis. "La grippe saisonnière reste notre priorité. Elle continue à faire entre 250 000 et 500 000 décès par an", affirme Alain Bernal, porte-parole du groupe français.

Les laboratoires qui auront choisi de mobiliser toutes leurs forces contre la grippe A risquent donc de déchanter. D'autant que les gouvernements ont négocié des tarifs bas. "Les marges réalisées sur ces grands contrats sont généralement faibles", confirme Thierry Verrecchia. Sanofi Pasteur aurait vendu son futur vaccin entre 7 et 9 euros l'unité à la France, contre 6 euros pour la grippe classique. "Insuffisant pour doper la rentabilité du groupe, estime Béatrice Muzard, analyste chez Natixis Securities. La contribution des vaccins contre la grippe ne dépassera pas 2,5 % du bénéfice net de Sanofi-Aventis en 2009."

Délaissé il y a quelques années, le marché des vaccins est devenu une priorité pour les poids lourds de la pharmacie, confrontés à l'arrivée à échéance des brevets sur leurs médicaments les plus vendus. Le secteur est en quelque sorte "protégé" de l'arrivée de nouveaux acteurs par la lourdeur des investissements requis. Cinq années sont nécessaires pour construire une nouvelle usine.

"On ne s'improvise pas producteur de vaccins, explique Jean-Jacques Le Fur. Il s'agit de produits vivants beaucoup plus compliqués à fabriquer qu'une poudre chimique. Cela réclame un véritable savoir-faire." En croissance régulière - environ 10 % par an -, le secteur devrait générer 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros) de chiffre d'affaires à l'horizon 2012.

Jérôme Porier

Des milliers de passagers bloqués par la faillite de SkyEurope

Des milliers de passagers de SkyEurope sont bloqués un peu partout en Europe, mardi 1er septembre, après l'annonce de la faillite de la compagnie aérienne à bas coûts et l'annulation de tous ses vols la nuit dernière. "Une compagnie aérienne qui dépose le bilan ne peut pas négocier des accords", a expliqué Roland Schranz, un porte-parole de la compagnie, regrettant que SkyEurope ne puisse agir pour rapatrier ses passagers.
Néanmoins, le transporteur autrichien Austrian Airlines, racheté lui-même par l'allemand Lufthansa, a proposé aux passagers bloqués des allers simples au prix forfaitaire de 150 euros. De même le patron de la compagnie autrichienne FlyNiki, l'ex-pilote de F1 Niki Lauda, s'est dit "prêt à ramener à la maison les passagers de SkyEurope bloqués dans les aéroports de nos destinations" en particulier ceux de Milan, Rome et Paris, pour 99 euros. La britannique EasyJet et sa rivale irlandaise RyanAir ont lancé de leur côté des offres valables une semaine pour les passagers en perdition de SkyEurope. La première propose des vols à 40 euros sur certaines destinations, la seconde met en vente dès ce jour des vols aller à 25 euros.
Avant sa faillite, SkyEurope avait déjà annulé lundi ses vols au départ des aéroports de Bratislava et de Prague. Depuis le 15 août, ses vols au départ de Vienne étaient déplacés à Bratislava, à 70 km en Slovaquie, où les passagers étaient acheminés en autocar. Ses vols avaient déjà été perturbés à Paris et à Bucarest.
Créée en 2001 par des investisseurs autrichiens, SkyEurope n'a jamais fait de bénéfice en six ans d'existence. Elle desservait une trentaine de destinations au départ de Bratislava, Prague et Vienne. En 2008, SkyEurope avait transporté 3,76 millions de passagers et réalisé un chiffre d'affaires de 260,9 millions d'euros, mais avec une perte nette de près de 60 millions d'euros, sans compter des dettes de 176,8 millions d'euros.