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samedi 5 septembre 2009

Taxe carbone : pas de cacophonie au sein de l'UMP, selon Copé

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé estime qu'il n'y a "ni désaveu, ni crise" mais "débat" au sein de la majorité sur la mise en oeuvre de la taxe carbone. "Au final, c'est au Parlement que cela sera tranché puisque ce sont les parlementaires qui votent le budget", dit M. Copé dans une interview à La Tribune, samedi 5 septembre. Selon lui, "il ne faut pas que la taxe carbone soit perçue comme un impôt supplémentaire" ou "comme une sanction appliquée sans discernement à toute personne qui va acheter son litre d'essence, sans à aucun moment tenir compte des disparités géographiques". Car si "le citadin a de multiples voies alternatives de transport, ce n'est pas le cas de celui qui habite en zone rurale".

Le chef de file des députés UMP juge en outre que "le produit de cette taxe ne doit pas venir boucher les trous du budget de l'Etat", ni celui de la Sécu. Il doit "être identifié et fléché vers des investissements en faveur du développement durable et en particulier des modes alternatifs de transport". Pour les ménages "il faut trouver des moyens de ne pas pénaliser ceux qui sont dans des zones dépourvues de transport en commun", poursuit M. Copé. La question de la taxe carbonne est l'un des trois grands chantiers de la rentrée parlementaire de l'automne avec "les dépenses d'avenir" et la décentralisation, pronostique-t-il.
"IL FAUT ÊTRE LUCIDE, JUSTE ET COURAGEUX"

La taxe carbone est "un engagement de la campagne présidentielle" de 2007, "donc elle se fera et le Mouvement populaire s'y emploiera", rappelle le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand dans un entretien au Figaro. "N'ayons pas la mémoire courte (…) les socialistes s'étaient engagés eux aussi, mais ils préfèrent la démagogie à l'écologie", ajoute-t-il. "Nous serons dans le sens de l'histoire. Je ne jouerai pas sur les mots : la contribution énergie est une taxe, je l'assume. Mais il y aura une compensation claire, nette, simple et intégrale", promet le secrétaire général. "C'est le même principe que pour le bonus-malus automobile. Comme la mise en place sera progressive, les comportements les plus vertueux pourront progressivement être récompensés", explique-t-il.
Enfin, invité à s'exprimer lors de l'université d'été de l'UMP, Jean-Louis Borloo s'est gardé de se prononcer sur les modalités d'application de cette taxe, préférant se livrer à un vibrant plaidoyer en faveur de son principe. "La seule question que vos enfants vous poseront (...) c'est : étiez-vous dans le camp de la responsabilité ou dans le camp du renoncement", a-t-il lancé, rappelant que la lutte contre le changement climatique était un objectif central du Grenelle de l'environnement.
"Il faut être lucide, juste et courageux. Il n'y a plus qu'une décision au regard de l'histoire de l'Humanité : que celui qui n'est pas pour les 20 ou 30 % de réduction (de CO2), le dise publiquement, le dise politiquement et l'assume pour les décennies à venir", a encore dit M. Borloo. Marielle de Sarnez, la numéro 2 du MoDem, regrette à la Grande-Motte (Hérault), lors de l'université d'été du mouvement, "le cafouillage du gouvernement" sur la taxe carbone, car elle estime que "l'idée d'une fiscalité écologique est juste et nécessaire". Sur le fond du dossier, la responsable du Mouvement démocrate se dit favorable à une fiscalité "progressive" et estime qu'"on aurait intérêt à faire un plan européen".

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