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jeudi 29 octobre 2009

Faut-il craindre le retour des "subprimes" ?

Alors qu'ils avaient quasiment disparu l'an dernier, les crédits immobiliers accordés aux ménages peu solvables, dits "subprimes", représentent comme avant la crise 20 % des nouveaux crédits hypothécaires aux Etats-Unis, révèle une étude de la Réserve fédérale américaine du 26 octobre.

Faut-il y voir le ferment d'une réédition de la crise financière de 2007, quand la chute du marché immobilier avaient entraîné celle des subprimes titrisés (c'est-à-dire des subprimes convertis en titres financiers échangeables sur les marchés), et d'énormes pertes pour les banques ? Un article de Libération évoque ce risque.

Evariste Lefeuvre, directeur adjoint des études économiques chez Natixis, n'y croit pas. "Même si la part des subprimes est remontée ces derniers mois, ils représentent des volumes bien inférieurs à ceux d'avant la crise, puisque le volume global des crédits s'est effondré, avec une crise de l'offre et de la demande", relève-t-il.

"RIEN DE COMPARABLE"

D'autre part, "il faut bien comprendre que les subprimes d'hier n'ont rien de comparable à ceux d'avant la crise", précise l'économiste. Comme le souligne l'étude, ce sont désormais trois organismes parapublics – Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae – qui "détiennent ou garantissent près de 95 % des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels". Alors que début 2006, 40 % des parts de marché étaient détenues par des entités autre que ces organismes ou les banques.

"Des brockers et des constructeurs immobiliers s'étaient mis à émettre des prêts ensuite titrisés sous forme de produits complexes et peu lisibles", explique l'économiste de Natixis. Avec davantage de risques, puisque "les titrisations réalisées en dehors des organismes parapublics avaient beaucoup plus de probabilité de comprendre des prêts à taux variable (...) et de s'accompagner de renseignements incomplets sur les revenus et actifs de l'emprunteur", souligne l'étude.

Les récents subprimes sont d'une tout autre nature : l'étude explique que c'est la hausse des prêts par l'administration fédérale du logement qui a relancé les crédits aux populations les plus risquées. Pour Evariste Lefeuvre, ce "retour" des subprimes est une des manifestations de la politique de Barack Obama visant notamment à racheter les crédits des propriétaires devenus insolvables avec la crise. Et selon lui, ces subprimes ne font peser aucune menace particulière sur l'économie mondiale.

Claire Ané

Il est "trop tard" pour lutter contre le voile intégral, selon Dalil Boubakeur

"C'est trop tard parce qu'on a laissé beaucoup filer le problème du fondamentalisme", a-t-il insisté, devant l'étonnement exprimé par les membres de la mission. "Il y a longtemps qu'on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme", a ajouté Dalil Boubakeur, pour qui le port du voile intégral est lié à l'influence des imams salafistes. Il a dénoncé une "aboulie générale", en France et ailleurs, face au fondamentalisme.image

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris pense toutefois qu'il faut connaître les motivations des femmes qui portent le voile intégral, et éventuellement traiter le problème "au cas par cas". Et s'il faut une loi, "ce serait une loi de sécurité publique", liée notamment à la nécessité d'être identifiable, a-t-il estimé.

Au début de son exposé, il a longuement expliqué que le voile n'était pas imposé par l'islam, rappelant au contraire que la femme du Prophète, Aïcha, ne se voilait pas le visage pour aller à La Mecque. Rappelant que la Mosquée de Paris, depuis sa fondation en 1922, s'applique à "construire un islam de France", il a demandé que l'islam modéré ait davantage de moyens pour continuer dans cette voie.

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a déclaré mercredi 28 octobre qu'il était "trop tard" pour lutter contre le voile intégral, lors de son audition par la mission parlementaire présidée par le député André Gerin (PCF-Rhône).

mardi 27 octobre 2009

Grippe A : décès d'une surveillante de maternelle dans l'Oise

Une surveillante de cantine d'une école maternelle de 38 ans, hospitalisée à l'hôpital Laënnec de Creil (Oise) depuis jeudi, est morte samedi de la grippe H1N1, a-t-on appris lundi 26 octobre de sources concordantes. Selon la directrice adjointe de l'hôpital, Catherine Giesberger, la jeune femme, qui avait été placée en réanimation dès jeudi, présentait des "facteurs aggravants".

 

Une séance de vaccination contre la grippe A organisée à Fairfax en Virginie, le 24 octobre 2009. 

La mairie de Creil a de son côté affirmé qu'il s'agissait d'un "cas isolé", semblant indiquer que l'école maternelle Raspail où travaillait la victime n'était pas affectée. Elle a souligné que "certains facteurs de risque rendaient cette employée plus fragile". La mairie a toutefois réactivé sa cellule de crise concernant la grippe H1N1.

Ce décès porte à trente-huit le nombre de morts de malades porteurs du virus H1N1 en France depuis le début de l'épidémie.

samedi 24 octobre 2009

Six hommes Six obsessions

De la vérité des faits - qui, quoi, comment ? - on est resté éloigné. De la vérité des hommes - pourquoi ? - quatre semaines d'audience ont permis de s'approcher. Cette lecture subjective de l'affaire Clearstream échappe à la seule logique judiciaire. Elle met en scène six hommes, quatre prévenus et deux témoins, et six obsessions, dont la somme a permis à cette affaire de falsification de fichiers et de dénonciation calomnieuse de prospérer : Denis Robert, le journaliste-écrivain, Philippe Rondot, le général chargé du renseignement, Jean-Louis Gergorin, l'industriel de l'armement, Renaud Van Ruymbeke, le juge d'instruction, Dominique de Villepin, le ministre, et Imad Lahoud, le mystificateur.

Peut-être faut-il commencer par là.

Imad Lahoud ou l'obsession sociale. En octobre 2002, l'ancien trader à Londres sort de trois mois de détention provisoire à la prison de la Santé, pour une affaire d'escroquerie liée à un fonds d'investissement. L'épisode est encombrant sur le curriculum vitae d'un homme que son mariage a introduit au coeur de l'oligarchie française. Son beau-père, François Heilbronner, inspecteur des finances passé du cabinet de Jacques Chirac à la présidence du GAN, en est l'un des plus parfaits représentants. Son épouse, Anne-Gabrielle, est elle-même ancienne élève de l'ENA, sortie comme son père dans la botte de l'inspection des finances.

Le couple Heilbronner-Lahoud compte parmi ses amis tout le Bottin des conseillers ministériels, des banquiers et des hauts fonctionnaires, prompts à se méfier de ceux qui ne sont pas de leur monde.

Imad Lahoud a donc une revanche à prendre, et une urgence à se "refaire". En quelques mois, il retrouve un statut social exceptionnel : grâce à son frère Marwan, polytechnicien et brillant dirigeant d'une filiale d'EADS, le poids lourd mondial de l'aéronautique, de l'espace et de la défense, il rencontre le numéro trois du groupe, Jean-Louis Gergorin, qui le présente à son tour au général Philippe Rondot.

Le voilà agent des services spéciaux, à la direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE, consultant puis salarié généreusement rémunéré d'EADS. Il le doit à sa capacité de conviction : il a persuadé les services de renseignement qu'il pouvait leur être utile dans la mise à jour des circuits de financement du terrorisme islamique en général et d'Oussama Ben Laden en particulier. Que la réalité ne soit pas à la hauteur de ses promesses, et son statut social s'effondre. Au début de l'année 2003, sa route croise opportunément celle du journaliste Denis Robert.

Denis Robert ou l'obsession Clearstream. Depuis la parution de son enquête, Révélation$, en 2001, qui entend démontrer que la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream est une gigantesque machine internationale de blanchiment d'argent, Denis Robert est un journaliste aux abois. Son livre est critiqué par ses confrères, et les procès en diffamation qui lui sont intentés menacent les finances de son éditeur, Les Arènes. Seul contre tous, il a un besoin impératif de fournir des offres de preuve au tribunal pour valider son enquête.

Lorsque Florian Bourges, un jeune auditeur stagiaire d'Arthur Andersen en mission chez Clearstream, le contacte pour lui faire part d'un certain nombre de bizarreries qu'il a identifiées dans les comptes de la chambre de compensation, et lui propose de lui fournir des fichiers, Denis Robert l'accueille comme son sauveur.

Tout comme, un peu plus tard, il reçoit, sur la recommandation d'un ami, les offres de service d'un "informaticien de génie", Imad Lahoud, susceptible de lui traduire les fichiers et de comprendre les mécanismes occultes qu'il suspecte chez Clearstream. Il n'hésite donc pas une seconde à lui donner une copie du CD-ROM qu'il a reçu de Florian Bourges. Voilà Imad Lahoud en possession des fameux fichiers. Ils tombent à pic, car la DGSE commence à se méfier de cette source dont le comportement l'inquiète et dont l'apport aux services est quasi nul. Heureusement pour lui, il y a le général Philippe Rondot et Jean-Louis Gergorin.

Le général Philippe Rondot ou l'obsession Ben Laden. Spécialiste du monde arabe, fin connaisseur du Liban, le général Rondot a déjà à son tableau de chasse l'arrestation du terroriste Illitch Ramirez Sanchez, dit Carlos, en 1994. Dix ans plus tard, il rêve d'y faire figurer l'ennemi mondial numéro un, Oussama Ben Laden. Lorsque Jean-Louis Gergorin lui signale qu'il a fait connaissance d'un homme d'origine libanaise susceptible de lui apporter des informations précieuses sur le terrorisme islamique, le général Rondot mord vite à l'hameçon.

Certes, quand Imad Lahoud lui raconte qu'il a rencontré à plusieurs reprises le chef d'Al-Qaida à Beyrouth, le général a des doutes. Mais comme il l'a confié à l'audience, "en matière antiterroriste, toute source a son importance". Quand bien même ses contradictions ou ses faiblesses la font paraître "inconsistante", il ne "lâche jamais" une "source humaine". Le général Rondot veut croire qu'Imad Lahoud le mènera sinon jusqu'à Ben Laden, au moins jusqu'à ses circuits de financement. Il demande donc à son ami Jean-Louis Gergorin d'assurer à sa nouvelle recrue tout le confort matériel et financier dont elle a besoin.

L'ancien numéro trois d'EADS s'exécute d'autant plus facilement qu'il trouve, lui aussi, une grande utilité à Imad Lahoud.

Jean-Louis Gergorin ou l'obsession Alain Gomez. Depuis la mort, en mars 2003, de Jean-Luc Lagardère, Jean-Louis Gergorin vacille. Son entourage professionnel, aussi familier de ses "fulgurances" que de son aptitude à détecter des complots partout, n'accorde aucun crédit à sa nouvelle théorie selon laquelle l'ex-patron du groupe Lagardère est mort assassiné à l'hôpital par des mafieux russes sur fond de règlement de comptes avec son rival de toujours, le patron de Thomson, Alain Gomez. Lorsque Imad Lahoud lui fait miroiter sa capacité à pénétrer le coeur du système informatique Clearstream, il pense enfin détenir la clé d'entrée financière au système mafieux qu'il dénonce depuis tant d'années.La sollicite-t-il en introduisant lui-même les noms de ses ennemis sur les fichiers ou est-il dupe d'Imad Lahoud qui, pour ne pas perdre son généreux protecteur, lui fournit ce qu'il veut y trouver ? L'audience n'a permis d'apporter aucune certitude sur ce point.

Toujours est-il que la familiarité entre Jean-Louis Gergorin, le général Rondot et les services de renseignement français, dont il est un correspondant écouté, confère aux fichiers Clearstream et à leur contenu potentiellement explosif une extrême importance. D'autant que, parmi les industriels de l'armement, les hauts fonctionnaires du renseignement, se sont glissés quelques noms politiques connus.

Et c'est alors qu'entre en jeu Dominique de Villepin.

Dominique de Villepin ou l'obsession Nicolas Sarkozy. Jean-Louis Gergorin et le général Rondot connaissent bien le ministre des affaires étrangères. Depuis qu'ils ont travaillé ensemble au Centre d'analyses et de prévisions du Quai d'Orsay, les trois hommes ne se sont jamais perdus de vue. En 2003, Dominique de Villepin a enfin quitté les fonctions de collaborateur de Jacques Chirac pour entrer pleinement en politique. Mais de ses années de secrétaire général à l'Elysée, il a gardé un lien indéfectible avec le président de la République, surtout sur le terrain sensible des "affaires" qui ont empoisonné le premier septennat de Jacques Chirac. Dès la campagne présidentielle de 1995, marquée par la rivalité avec Edouard Balladur, elles ont été le domaine réservé de Dominique de Villepin.

Très vite, les chiraquiens ont été convaincus que l'un des principaux artisans de leurs déboires judiciaires dans les affaires politico-financières était Nicolas Sarkozy, ministre du budget de M. Balladur. Cherchant à rendre coup pour coup, ils ont longtemps espéré mettre au jour des financements occultes de la campagne balladurienne. Lorsque, en janvier 2004, Jean-Louis Gergorin et le général Rondot évoquent les mystérieux comptes Clearstream et leurs bénéficiaires multiples, ils trouvent chez le ministre des affaires étrangères une écoute plus qu'attentive.

Depuis la forte impression produite sur l'opinion nationale et internationale par son discours de l'ONU en février 2003, Dominique de Villepin se sent pousser des ailes pour la future élection présidentielle. Mais il sait qu'il trouvera sur sa route Nicolas Sarkozy. A moins qu'un obstacle majeur ne vienne opportunément faire trébucher ce dangereux rival. Une belle affaire judiciaire, par exemple. Et voilà que le juge Renaud Van Ruymbeke s'en mêle.

Renaud Van Ruymbeke ou l'obsession des frégates. Il est l'un des juges les plus réputés du pôle financier, mais il bute depuis des années sur une affaire dans laquelle on lui oppose le secret-défense. Son obsession rencontre celle de Jean-Louis Gergorin, puisque Alain Gomez est au coeur du dossier des frégates de Taïwan. Alors, lorsque le numéro trois d'EADS lui fait miroiter, via les fichiers Clearstream, l'accès aux rétrocommissions tant recherchées, il franchit la ligne et accepte de le rencontrer hors procédure, puis de recevoir anonymement des lettres de dénonciation et des numéros de compte. Le nom de Clearstream n'est d'ailleurs pas inconnu du juge Van Ruymbeke, qui suit de près la bataille de son ami journaliste Denis Robert contre la banque des banques luxembourgeoise.

Six hommes, et surtout six obsessions, viennent de se rencontrer. Chacun a envie de croire ce que l'autre lui apporte. Certains sont acteurs, tous sont vulnérables. Les barrières de la raison cèdent à la passion. De leur collision - collusion ? - naît la déflagration Clearstream.

Pascale Robert-Diard

vendredi 23 octobre 2009

Rallye de Grande-Bretagne : Loeb prend une option sur le titre

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ébastien Loeb est en tête du Rallye de Grande-Bretagne, vendredi 23 octobre, au terme de la première journée de cette épreuve qui doit permettre de désigner le champion du monde. Lui qui ne comptait au départ de la course qu'un point de retard sur le leader du classement général, Mikko Hirvonen, a donc repris l'avantage sur son adversaire, mais doit confirmer jusqu'à dimanche.

Vendredi soir, le pilote Citroën a une avance de 5 secondes et 3 dixièmes sur le Finlandais. Le pilote alsacien s'est imposé dans 4 des 6 premières spéciales disputées à travers les forêts galloises, par temps humide et brumeux. Derrière, le trou est fait sur les autres pilotes, relégués par Loeb à plus de 40 secondes.

Autre avantage pour le Français, Hirvonen ne peut déjà plus compter sur l'aide de son coéquipier Jari-Matti Latvala, handicapé par des soucis mécaniques. Mais avec sa courte avance, Loeb devra rester concentré jusqu'au bout. Le calcul est simple : le Français doit finir mieux classé qu'Hirvonen pour s'assurer un 6e titre consécutif.

mercredi 21 octobre 2009

Chronorégime.com présente la Chrononutrition




Vous voulez entamer une cure d’amaigrissement ? Chronorégime est un site qui vous permet d’atteindre rapidement vos objectifs. Chronorégime vous propose de suivre la méthode Delabos, un programme vous permettant de maigrir tout en douceur. Ce traitement respecte l’équilibre de l’organisme et propose, tous les jours, une recette minceur adaptée à vos objectifs. Pour un résultat plus rapide, faites votre morphobilan directement sur le site de Chronorégime. Cette analyse vous permettra de choisir le programme le plus efficace pour l’élimination des graisses aux endroits que vous souhaitez affiner.
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Sur le site de Chronorégime vous trouverez des listes d’aliments à acheter, des quizz informatifs et ludiques, un espace personnel et un forum pour partager vos progrès avec ceux qui ont aussi suivi la méthode de chrononutrition et pour lire des témoignages motivants.

Des experts en nutrition sont disponibles 24h sur 24 pour vous conseiller personnellement. Ils vous accompagnent tout au long de votre traitement et vous aident à stabiliser votre poids. Pour aller plus loin, vous serez aussi informé sur les diverses stratégies à adopter pour augmenter votre énergie physique et garder une peau jeune plus longtemps sans aucune privation alimentaire.

mardi 20 octobre 2009

Les Philippines redoutent un troisième typhon

L'évacuation de milliers de Philippins a commencé, mardi 20 octobre, dans le nord du pays où l'on redoute des inondations et des glissements de terrain à l'approche d'un puissant typhon, le troisième en un mois. Le typhon Lupit, qui signifie "féroce" en philippin, devrait atteindre d'ici à jeudi la pointe nord du pays déjà touchée par des intempéries meurtrières ces dernières semaines.

Près de trois cents personnes ont été tuées dans une série de glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes dans le nord des Philippines, portant à plus de six cents le nombre de morts dans les intempéries qui ont frappé l'archipel depuis deux semaines.Les Philippines se remettent à peine du passage de deux typhons – Ketsana et Parma – qui ont dévasté les terres agricoles du Nord. Plus de 850 personnes ont été tuées et des centaines de milliers d'autres déplacées. "Lupit devrait être encore plus fort que les deux phénomènes météorologiques que nous avons eus ces quatre dernières semaines", a déclaré le responsable du bureau météorologique national.

Lupit est un typhon de catégorie 4 dont les vents en rafale soufflent jusqu'à 230 km/heure. Des milliers d'habitants de la côte nord et des zones montagneuses ont commencé à quitter leurs habitations pour des abris plus sûrs, selon l'agence nationale de gestion des catastrophes naturelles.

Une Rolls-Royce Phantom à l'épreuve du feu

http://l.yimg.com/i/ng/sh/yahooauto/20091019/15/2836030112-une-rolls-royce-phantom-l-epreuve-du-feu.jpg?x=310&y=285&q=80&sig=OBpyB6u5Yis2qIe5ybdaow--

Oui, cela pourrait ressembler au délire d'un riche amateur de voiture qui n'en pourrait plus de son armada de Rolls et qui s'amuserait à tirer à belles réelles dessus pour passer le temps.
Mais non, si la Phantom est ainsi prise pour cible par des balles de différents calibres - dont une belle volée de mitraillette - et des explosifs, ce n'est pas pour le plaisir, mais pour la bonne cause.
Il s'agit tout simplement d'un test balistique réalisé par Mutec, spécialiste allemand de la limousine blindée. Celle-ci - une Rolls-Royce Phantom rallongée - tient diablement bien le coup face aux redoutables projectiles. Ses futurs acquéreurs peuvent être rassurés…

lundi 19 octobre 2009

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jeudi 15 octobre 2009

Mondial 2010 : et si la France affrontait la Bosnie en barrages...

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Releguée à la deuxième place du groupe 7 par la Serbie, l'équipe de France devra affronter l'épreuve des barrages les 14 et 18 novembre 2009 pour obtenir sa qualification au Mondial. On connaît depuis le mercredi 14 octobre les 4 adversaires potentiels des Bleus, relativement protégés par un statut de tête de série : l'Ukraine, la Slovénie, l'Irlande et la Bosnie. Si la sélection bosniaque n'est pas la plus prestigieuse (46e au classement FIFA), les coéquipiers de Dzeko, Ibisevic ou Pjanic pourraient toutefois poser des problèmes aux Français.

Auteur d'un parcours excellent derrière l'intouchable Espagne, la Bosnie a devancé notamment la Belgique et la Turquie dans son groupe. "Au départ, la Bosnie n'était pas favorite pour la deuxième place. Mais je n'ai pas été surpris par cette performance. Je connais les qualités du football bosniaque. Sur les 20 joueurs du groupe, 18 évoluent au plus haut niveau en Allemagne, en France, en Italie ou encore en Russie", analyse Faruk Hadzibegic, ancien joueur et entraîneur de Sochaux qui fut sélectionneur de Bosnie de 1999 à 2000. Pour Vahid Halilhodzic, actuel sélectionneur de Côte d'Ivoire et grande figure du football bosniaque, le rôle de l'actuel sélectionneur Miroslav Blazevic a été primordial : "Il a su faire passer son message. La sélection est maintenant une très belle équipe et forme un très bon groupe."

"Coach Vahid" insiste notamment sur les qualités individuelles des joueurs offensifs de l'équipe de Bosnie. "Le milieu de terrain et l'attaque ne manquent pas de talents capables de faire la différence seuls. Ibisevic (Hoffenheim) revient de blessure et je pense qu'il reste un des meilleurs attaquants d'Europe. C'est un garçon qui peut poser des problèmes à la défense française." Outre Ibisevic, il faudra surveiller les Misimovic (Wolfsburg), Dzeko (Wolfsburg), Salihovic (Hoffenheim) ou Pjanic (Lyon).

Hadzibegic préfère, lui, insister sur le collectif et la notion de groupe. "Les joueurs ont une motivation extrême. La moyenne d'âge du groupe est de 23, 24 ans et ils sont donc en pleine possession physique et mentale de leurs qualités footballistiques. Même si on parle de Dzeko et Ibisevic, c'est un véritable collectif qui s'est créé."

Les deux figures du football bosniaque se rejoignent quant à l'importance de l'événement pour leur pays. "Tout le monde est derrière la sélection. Elle a réconcilié les gens et demeure la seule chose positive pour nous", déclare Halilhodzic. Faruk Hadzibegic confirme : "L'équipe nationale est la seule satisfaction dans le pays, le seul espoir d'exister dans le contexte de crises économique et politique".

Une place de barragiste qui a été obtenue samedi 10 octobre et fêtée dignement, de quoi provoquer une décompression légitime mercredi 14 octobre face à l'Espagne. "Le point faible de l'équipe pourrait être l'euphorie. Nous sommes capables du meilleur comme du pire. Même si l'Espagne est une des meilleures équipes du monde, on ne doit jamais perdre à domicile 5-0 à la 90e [5-2 à la fin du match]"
En cas de confrontation, l'équipe de France part tout de même favorite pour les deux hommes. Ils promettent néanmoins tous deux une partie acharnée. "En barrages, tout est possible. La Bosnie peut être une équipe coriace pour la France", affirme Halilhodzic. "Je donne un petit avantage 51/49 à l'équipe de France au vu de la différence d'expérience. Mais les Bleus auront à gérer l'énorme pression et l'obligation de résultat", espère Faruk Hadzibegic.

Anthony Hernandez

lundi 12 octobre 2009

Le "fabuleux destin de Jean Sarkozy" fait rire jusqu'en Chine (mis à jour)

L'annonce de la probable arrivée de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense (Epad) provoque un tollé jusque dans la presse internationale. Entre ironie et indignation, les journalistes étrangers se moquent du fils à papa. Extraits.

Le Guardian revient sur le mince mais fulgurant parcours professionnel du fils de Nicolas Sarkozy dans un article sobrement intitulé : « Le fils de Sarkozy déclenche une vague d'accusations de népotisme après avoir été désigné à la tête d'un organisme public » :

« La dynastie Sarkozy est mêlée à une affaire de népotisme controversée après l'annonce de la possible arrivée du fils du président français, Jean, à la tête d'un organisme public à La Défense, à Paris, l'un des plus grands quartiers d'affaires européens.

Le jeune Sarkozy, qui n'a pas encore obtenu son diplôme universitaire, est actuellement conseiller municipal dans la banlieue chic de Neuilly-sur-Seine, où son père a pris le pouvoir il y a trente ans.

Surnommé Prince Jean par ses détracteurs, il a connu une ascension fulgurante dans l'ancien fief de son père et dirige actuellement la majorité dans les Hauts-de-Seine, département le plus riche de France. »

Ironique, le Daily Mail pointe les très faibles arguments des défenseurs du jeune homme :

« Lorsqu'on lui fait remarquer que le fils du Président est un peu jeune pour un job si prestigieux, il (Patrick Devedjian, ndlr) utilise la technique politique française qui consiste à répondre avec des citations littéraires :

Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années, citant Le Cid, une pièce du XVIIe siècle ()

Sarkozy, qui s'est marié l'année dernière avec Jessica Sebaoun, l'héritière de l'empire électronique Darty, tente de se débarrasser de cette image de dauphin - héritier présomptif du Trône français.

Il a récemment envoyé valser ses détracteurs expliquant : Je demande à être jugé non sur mon nom mais sur mes actions et mes résultats.

Concernant son rôle à l'Epad, il a qualifié la controverse d'inutile et expliqué qu'il avait deux ans d'expérience au conseil général. »

Charles Bremmer, correspondant du Times, narre les grands ...

La presse internationale s'interroge sur l'arrivée du fils du Président à la tête de l'Epad, l'établissement public qui gère La Défense.

20% des Français pourraient contracter la grippe A(H1N1)

Les organisations précisent toutefois dans un communiqué commun diffusé lundi qu'elles s'attendent surtout à des formes peu sévères.

"L'épidémie de grippe A H1N1 2009, qui touche la France depuis quelques mois, va entrer dans les semaines à venir dans une phase de diffusion active", lit-on dans le communiqué.

"Elle devrait atteindre environ 20% de la population en quatre à huit semaines. Les formes cliniques de la maladie devraient être peu sévères dans la grande majorité des cas et ne devraient pas entraîner une prise en charge à l'hôpital", poursuit le texte.

La campagne de vaccination doit débuter en France fin octobre ou au plus tard début novembre.

Cette campagne, qui n'est pas obligatoire, visera prioritairement les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, les femmes enceintes à partir de trois mois, les nourrissons de 6 à 23 mois et l'entourage de ces enfants.

Un millier de centres de vaccination seront ouverts au public.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Vingt pour cent de la population française devrait contracter le virus de la grippe A(H1N1) lors de l'aggravation attendue de l'épidémie, selon la Société française de médecine d'urgence et Samu de France.

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mercredi 7 octobre 2009

Graves cas de maltraitances dans une maison de retraite à Bayonne

La directrice d'une maison de retraite de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a été placée en garde à vue après la découverte de graves cas de mauvais traitements envers des pensionnaires dans cet établissement. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a pris en fin de matinée, mercredi 7 octobre, la décision de fermer l'établissement. Ses quinzes pensionnaires vont être relogés.

La maison de retraite Les Colombes, située à la périphérie de Bayonne, est un petit établissement privé qui n'assure officiellement que "l'hébergement" de ses pensionnaires. La police y a découvert des cas "manifestes de maltraitance à personnes âgées, de défaut d'hygiène et même de cas de violences physiques", a indiqué une source judiciaire.

La DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) "n'avait pas de mission de contrôle" sur cet établissement, qui n'a pas le statut d'établissement destiné aux "personnes agées dépendantes", a souligné la préfecture. Pourtant les pensionnaires des Colombes se trouvaient bien, selon elle, à un "degré de dépendance important".

Le parquet de Bayonne avait ouvert une enquête après des dénonciations de maltraitance émanant d'une infirmière, parvenues il y a quelques jours. La directrice de l'établissement devrait être mise en examen dans la journée de mercredi, a indiqué le parquet de Bayonne.

mardi 6 octobre 2009

La grippe A(H1N1) relance le débat sur la vaccination


 "Je refuse, à moins de nouvelles données, de faire le vaccin contre la grippe A(H1N1), à part à deux ou trois enfants qui ont des pathologies sévères. Le serment d'Hippocrate dit "ne pas nuire". Dans ce cas-là, je ne suis pas certaine de ne pas nuire", souligne le docteur Isabelle Lecourtier, pédiatre homéopathe à Paris.

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Médecins, infirmières, pharmaciens... ils sont nombreux à être réticents. Plus de la moitié des médecins libéraux ne sont pas prêts à se faire vacciner, selon un sondage Ifop publié le 21 septembre par Le Quotidien du médecin.

"Une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin présente des risques, du fait d'un vaccin développé trop rapidement, et d'un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes (...) ; le remède risque d'être pire que le mal", indique le syndicat national des infirmiers (SNPI) CFE-CGC.

La crainte des vaccins est souvent plus forte que celle des maladies infectieuses contre lesquelles ils protègent. "Je suis assez réticente aux vaccins, surtout que certaines substances utilisées, comme les adjuvants tels que l'aluminium, sont parfois jugées suspectes", explique Géraldine, maman d'un garçon de 5 ans. Même chose pour ses deux soeurs, Clara et Noémie, mamans elles aussi (les prénoms ont été changés). Elles viennent d'une famille où l'on se soigne beaucoup à l'homéopathie et où l'on est très attentifs aux conditions de vie.

Le fils de Géraldine n'a eu que le vaccin DT-polio (diphtérie, tétanos, poliomyélite), seul vaccin aujourd'hui obligatoire, et n'a pas reçu le BCG, contre la tuberculose, alors obligatoire - il ne l'est plus depuis 2007. Sa soeur, Clara, l'aînée (mère de trois enfants de 22, 19 et 17 ans) a toujours fait le strict minimum. Les enfants de Noémie sont eux aussi uniquement vaccinés contre le DT-polio. Plus précisément, "après de longues discussions avec mon médecin sur le BCG, il a répondu pour les quatre enfants : "je vaccine leur carnet de santé"". Ses carnets sont d'ailleurs clairsemés : peu de vaccins, peu de visites chez le médecin. Noémie reconnaît avoir été le mouton noir à l'école lorsque l'une de ses filles a eu la rougeole.

Même chose avec le corps médical : "Vous ne vous rendez pas compte, il n'est pas vacciné !", lance-t-on à Géraldine lorsque son fils doit être hospitalisé. Plus informées qu'avant - en attestent les consultations des sites Web sur la santé - ces familles sont souvent tournées vers les médecines naturelles.

"Pour mes deux premiers enfants, je ne me suis pas posé de questions. A trois mois, on les pique, c'est assez routinier. Au troisième enfant, je me suis rebiffée", raconte Monique Petrucciani, mère de quatre enfants de 27 à 23 ans. "Informons-nous soigneusement avant d'accepter un vaccin et souvenons-nous que toute information officielle, OMS y compris, vient de l'industrie pharmaceutique", alerte Françoise Berthoud, pédiatre homéopathe. Elle a créé un groupe de réflexion sur les vaccinations.

D'autres familles sont plus radicales. Jacques Bessin a toujours refusé de faire vacciner sa fille Ophélie, aujourd'hui âgée de 9 ans, hospitalisée à onze mois pour "anorexie". M. Bessin a été accusé de "refus de vaccination". La justice a finalement décidé d'un non-lieu. Il a été soutenu par Jean-Marie Mora, président de la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations, qui affirme recevoir de plus en plus de demandes de renseignements. D'autres associations existent, comme l'Association liberté information santé (Alis). Des messages alarmistes circulent sur Internet. Des groupes tel "phobie de vaccins" se sont constitués sur Facebook.

L'épisode de l'hépatite B, pour lequel la campagne vaccinale était selon certains excessive, a renforcé la méfiance à l'égard du vaccin. Les questions sont d'autant plus vives que "s'agissant des vaccins, c'est un peu comme dans toute religion, il y a des intégristes, avec un aspect très passionnel, peu rationnel, des deux côtés, les anti et les pro", observe le docteur Dominique Le Houézec, pédiatre à Caen et conseiller médical de l'association Revahb (Réseau des victimes du vaccin hépatite B). "Je ne suis pas antivaccins, j'en fais dix par jour. Mais je suis contre le fait de vacciner tous les nourrissons contre l'hépatite B", ajoute-t-il. Même écho pour le docteur Lecourtier : "J'ai des réserves. Cela dépend des familles, du mode de garde des enfants. Je préfère séparer et espacer les injections chez les bébés car on ne sait pas quel est l'effet de l'exposition à l'hydroxyde d'aluminium (un adjuvant) à long terme." "Les enjeux affectifs et économiques sont considérables", explique Jean-Pierre Lellouche, pédiatre retraité dans le Calvados.

Dans leur livre La Vérité sur la grippe A(H1N1), (éd. Delville santé, 144 p., 15 euros), les docteurs Bruno Lina et Jérôme Salomon notent que "l'historique pasteurien fait que le pays est très en faveur des vaccins et promoteur, producteur de vaccins. Pourquoi vacciner des enfants qui pourraient faire leur immunité naturellement ? Cette question alimente régulièrement le débat".


lundi 5 octobre 2009

Nicolas Sarkozy annonce de nouvelles mesures pour aider les PME et soutenir leur développement

Les petites et moyennes entreprises (PME) manquent cruellement de capitaux. Pour remédier à cette situation, l'Etat va apporter 1,650 milliard d'euros supplémentaires de capitaux (fonds propres et quasi-fonds propres) à des PME, et des entreprises de taille intermédiaires (ETI), dont les effectifs peuvent atteindre 5 000 salariés.

Ajoutés aux 350 millions d'euros qui avaient déjà été débloqués pour les PME, c'est donc un total de 2 milliards d'euros que l'Etat va affecter à ces entreprises. Ces mesures ne viennent pas accroître le déficit public. Les sommes seront prélevées sur le budget du Fonds stratégique d'investissement (FSI) d'une part, et sur celui de l'institution financière publique Oseo, d'autre part. Nicolas Sarkozy devait détailler ces mesures devant deux mille patrons de PME réunis pour l'occasion par la Confédération générale des PME (CGPME) lundi 5 octobre au Palais des Congrès, à Paris.

Une partie de ces 2milliards – 650 millions d'euros – est débloquée par le FSI sous deux formes. La moitié environ (300 millions d'euros) sera investie dans les PME, en obligations convertibles "OC +", pour un montant maximal de 4millions d'euros par firme. Ces obligations, émises pour une durée de cinq à sept ans, seront rémunérées à un taux compris entre 5 % et 9 %. Leur taux de conversion sera variable selon les entreprises. Le FSI s'engage à répondre en moins de quatre semaines aux entreprises désireuses de bénéficier de ce financement.

Le FSI investira également 350 millions d'euros (s'ajoutant aux 350 déjà fléchés) en fonds propres. Une partie de cette somme (95 millions d'euros) sera affectée aux entreprises ayant eu recours au médiateur du crédit, via le Fonds de consolidation et de développement des entreprises, dont la création a été annoncée vendredi par le premier ministre François Fillon.

Ce nouveau fonds sera également abondé par les principales banques et compagnies d'assurance de la place, à hauteur de 105 millions d'euros. Le reste, 250 millions d'euros, sera investi via FSI-PME, et via 170 fonds régionaux et nationaux financés jusqu'à présent par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), abondé par le FSI.

PRÊTS PARTICIPATIFS

Deuxième volet : Oseo est également mis à contribution pour l'octroi de prêts participatifs, pour un montant total de 1 milliard d'euros. Ce type de prêt a pour particularité d'être rémunéré en fonction des performances de l'entreprise, le prêteur étant également intéressé aux bénéfices (d'où son nom) en contrepartie d'une limitation des garanties. Ces prêts seront accordés en complément de prêts bancaires (pour un montant égal à la moitié du prêt bancaire accordé); ou à parité, quand il s'agira de compléter des capitaux placés en fonds propres par des investisseurs privés.

Ces prêts participatifs seront rémunérés à un taux, fixe ou variable, compris entre 6 % et 9,5 %, selon le risque individuel de chaque entreprise. Ils seront disponibles d'ici à la fin du mois.

Pour Jean-François Roubaud, président de la CGPME, ces mesures sont utiles "pour passer la crise" mais elles ne sont pas suffisantes. Il demande que les bénéfices des sociétés, réinjectés en fonds propres, soient moins imposés. Surtout, que les banques accordent plus facilement des crédits. Problème également relevé par le Comité Richelieu. Ses adhérents, les dirigeants de PME innovantes, apprécient les prêts participatifs, qui évitent de diluer la participation des actionnaires, mais s'insurgent contre la frilosité des banques "exacerbée" par la crise.

Les patrons de très petites entreprises (TPE), interrogés par le cabinet d'expertise comptable Fiducial, ne jurent, eux, que par la prolongation en 2010 de l'exonération des charges pour les embauches dans les TPE, seule mesure du plan de relance qu'ils jugent réellement efficace.

Annie Kahn

vendredi 2 octobre 2009

Rallye : Loeb n'a plus le droit à l'erreur

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Sébastien Loeb n'a plus vraiment son destin entre les mains. A deux rallyes du terme de la saison, son rival, le Finlandais Mikko Hirvonen, possède en effet cinq points d'avance sur l'Alsacien. Même en cas de sans-faute de Loeb sur les deux derniers rallyes, le pilote Ford serait encore assuré de décrocher son premier titre de champion du monde en signant deux deuxièmes places.

Le quintuple champion du monde français devra donc compter sur les autres pilotes Citroën pour s'intercaler entre lui et Hirvonen. Dani Sordo, Sébastien Ogier et le revenant Peter Solberg auront donc à cœur de devancer le leader au classement du championnat du monde dès ce week-end en Catalogne.

Le rallye espagnol représente d'ailleurs la meilleure chance pour Loeb et Citroën de parvenir à leurs fins, le Français et son coéquipier Sordo restant ici sur trois doublés consécutifs. "Seb" pourra compter sur un coéquipier très motivé. "Je vais tout faire pour être juste derrière Loeb", explique Sordo, qui avoue avoir "un peu plus de pression que d'habitude, parce que c'est l'Espagne. J'ai beaucoup de supporteurs et il faut bien conduire, pour les spectateurs, mais il faut aussi marquer des points pour le championnat", reconnaît-il. Un doublé des C4 officielles offrirait d'ailleurs un nouveau titre constructeurs, sans attendre la clôture du championnat au pays de Galles.

Toutefois, la tâche pourrait s'avérer plus compliquée cette année, Hirvonen ayant effectué de réels progrès sur asphalte. Pour Loeb, l'heure n'est plus aux calculs, il lui faut rattraper les points perdus. "Je vais tout faire pour être devant Hirvonen, et après on verra", dit-il.

Le Soukhoï pourrait concurrencer le Rafale dans l'appel d'offres brésilien

image La société exportatrice d'armements russe Rosoboronexport a estimé, vendredi 2 octobre, avoir de "bonnes chances" de remporter un important contrat de vente d'avions de chasse Su-35 au Brésil, alors que la France avait récemment assuré qu'elle décrocherait l'offre avec 36 Rafale.

"Notre offre contient un important programme de transfert de technologies – qu'il s'agisse de services techniques, réparations, et tout ce qui est nécessaire à la fabrication [d'avions de chasse] Su-35 au Brésil", a déclaré de son côté le directeur de Rosoboronexport, Anatoli Issaïkine, cité par l'agence Interfax. Outre la Russie, des offres ont été déposées par des concurrents français, américain et suédois.

Le président français, Nicolas Sarkozy, avait assuré le 23 septembre que le contrat de vente au Brésil de 36 Rafale, avion de chasse jamais exporté, serait signé. "Il y a un accord politique, qui fait qu'on négocie le contrat et le contrat sera signé comme les sous-marins" vendus au Brésil en décembre 2008, avait-il déclaré à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le Monde.fr, avec AFP