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mardi 26 janvier 2010

Face aux Français, Nicolas Sarkozy choisit le registre de la compassion

image Nicolas Sarkozy se voulait à l'écoute, accessible. Il a apporté des réponses, égrenant des chiffres, trop de chiffres à force d'avoir bûché des dossiers définis d'avance. Avec un arrière-goût de déjà-vu, répétant son credo de la campagne de 2007, un temps éclipsé par la crise, tout en confessant, pour la première fois sans doute, une relative impuissance. "Je vous demande de considérer que mon travail n'est pas très facile", a-t-il conclu au bout de deux heures d'émission, avant de se reprendre. "Je suis président, j'assume".

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, résume ainsi la prestation du chef de l'Etat lundi 25 janvier sur TF1 : "Nicolas Sarkozy comprend le désarroi dans lequel est chacun de ses interlocuteurs, il donne raison à tout le monde sans que jamais il soit responsable et il n'a rien de nouveau à annoncer sous le soleil".

Lors du débat, modéré par le journaliste Jean-Pierre Pernaut, c'est la France qui souffre, une France en miettes qui s'est adressée au chef de l'Etat. M. Sarkozy ne prétend pas vivre comme ses onze interlocuteurs : "Je ne prends pas les transports en commun, je n'attends pas dans les aéroports, je ne peux pas faire les courses." Mais le président reste au contact. L'émission, qui s'étirera jusqu'à 22 h 25 et rassemblera 8,6 millions de téléspectateurs, peut commencer.

Nathalie Perriot, jeune étudiante diplômée d'un master de marketing, est au chômage. M. Sarkozy reste sec : "La réponse à votre situation, c'est la croissance, Nathalie". Le discours habituel sur la formation ne marche pas. Alors que M. Pernaut veut changer de sujet, M. Sarkozy insiste : "Je ne veux pas qu'elle ait le sentiment que je parle très généralement." Au bout de dix minutes, il trouve un début de réponse personnalisée. Pendant les crises, les entreprises coupent d'abord les dépenses de communication et de marketing, explique M. Sarkozy, approuvé par M. Pernaut.

Aux cas particuliers, M. Sarkozy apporte des réponses plus globales. Le diable est dans les détails. Bernadette Tessadri, mère de famille employée dans une grande surface, assure n'avoir bénéficié ni des baisses d'impôts, ni de la revalorisation des bourses d'Etat – elles sont pour les étudiants – ni des heures supplémentaires. "Je n'ai pas de chance", lâche M. Sarkozy, qui entend contacter son employeur qui refuse les heures supplémentaires. "Je vais dès demain me rapprocher de lui."

Le dernier témoin est un artisan retraité qui touche 400 euros de pension, faute d'avoir cotisé lors d'un séjour en Afrique et s'est retrouvé "dans un champ" après avoir été saisi de tous ses biens. "Vous ne m'avez pas réservé le cas le plus facile, sourit M. Sarkozy. Tout le monde n'a pas été en Afrique." Mais, c'est confirmé, la loi sur la faillite des artisans sera modifiée : "Ce que vous avez vécu, M. Bertheloot, ne sera plus possible."

A mi-mandat, le chef de l'Etat ressort ses slogans, le "Travailler plus pour gagner plus", le rejet du socialisme – "Le choix de l'assistanat, on l'a fait, il a conduit à l'échec" –, la dénonciation de la fiscalité – "nous sommes le pays qui paie le plus d'impôts". Il entonne un discours que n'aurait pas renié François Fillon un an plus tôt – "Je ne peux pas conduire le pays à la ruine" – et fustige à nouveau les 35 heures et le partage du travail.

La France populaire a appris à retourner les slogans sarkozystes. "Les salariés partagent les licenciements", attaque Pierre Le Menahes, ouvrier CGT du secteur automobile. "Tous les jours, quand on se lève, on perd de l'argent", poursuit Sophie Poux, productrice de lait. Dans cette thérapie collective, le président de la République laisse ses hôtes s'exprimer. "Vous avez terminé?", demande-t-il faussement intimidé par Mme Poux.

L'émission révèle le désarroi des Français. L'étudiante Nathalie Perriot déplore: "Les jeunes se sentent inutiles." "Les plus anciens aussi", enchaîne Marguerite Gautier, senior au chômage depuis cinq ans. M. Sarkozy joue alors la corde de l'indignation. "Ce n'est pas un petit problème, Marguerite, c'est un vrai scandale." Et sans cesse, il promet d'agir: "Je ne peux pas laisser tomber l'industrie automobile" ; "Je ne laisserai pas mourir l'agriculture française"; "On va améliorer le système, Elodie", explique-t-il à une autoentrepreneuse qui organise mariages et réceptions.

Survient un rare rayon de soleil, celui d'une infirmière, qui travaille à Argenteuil au milieu d'"une population… voilà", explique Martine Millet, un brin elliptique. "Il y a vingt ans, je ne pensais pas soigner des gens dans les couloirs", explique-t-elle. Mais elle "adore" son métier. M. Sarkozy saisit la balle au bond, qui loue les Français qui "aiment leur métier".

M. Pernaut conclut enfin l'émission. "On a constaté pas mal d'incompréhensions", estime-t-il faisant serrer les dents du président. Au sortir de l'émission, les 11, au moins, étaient satisfaits. "Avant le débat, on s'est tous parlé. J'ai découvert la situation des Français, c'est bien. Dans les banlieues, on a tendance à croire qu'il n'y a que nous qui avons des problèmes", raconte Rex Kazadi, infographiste de Villiers-le-Bel. "Il m'a dit qu'il viendrait me voir à l'hôpital d'Argenteuil, j'espère qu'il le fera", confiait l'infirmière Martine Millet. "Je lui ai dit après le débat qu'il fallait qu'il se libère de sa surdité", assurait Pierre Le Menahes. Un quatrième partait faire la fête, certain d'"emballer" les filles, auréolé de son passage à la télévision.

Arnaud Leparmentier avec Remi Barroux et Pierre Jaxel-Truer

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samedi 23 janvier 2010

124 clandestins, découverts en Corse, transférés vers des centres de rétention

Le transfèrement de 124 immigrés clandestins se disant Kurdes de Syrie, découverts vendredi sur une plage près de Bonifacio (Corse-du-Sud), s'est déroulé samedi sans incident vers des centres de rétention du continent, a indiqué à l'AFP le maire Jean-Charles Orsucci. "Les évacuations ont eu lieu avant 8 heures, alors que je craignais qu'elles se passent dans des conditions difficiles, tout est rapidement rentré dans l'ordre", a déclaré M. Orsucci.

123 personnes (57 hommes, 28 femmes et 38 enfants) ont été emmenées à bord d'autocars militaires vers la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse) à environ 80 km de Bonifacio pour être transportées en avion sur le continent où elles doivent être installées dans des centres de rétention. Une femme victime d'un léger malaise a été transportée un peu plus tard dans un fourgon de gendarmerie. Les autocars étaient escortés de véhicules de gendarmerie.

Trois avions devaient transporter les clandestins sur le continent vers une destination qui n'a pas été indiquée. Ils seront accueillis dans divers centres de rétention dans plusieurs régions. Le ministère de l'immigration a indiqué dans un communiqué que chaque clandestin "bénéficiera d'une évaluation individuelle de sa situation". Ce ministère a précisé qu'"à l'arrivée dans ces centres, ces personnes bénéficieront des services d'un interprète, d'une visite médicale, d'une information sur les dispositifs d'aide au retour volontaire et d'une assistance juridique".

Cent vingt-quatre réfugiés - 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants - affirmant pour la plupart être des Kurdes de Syrie ont été découverts vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio (Corse-du-sud) après avoir été débarqués par des passeurs, une première dans l'île.

mercredi 20 janvier 2010

Simplifiez-vous la vie en testant les cours particuliers d’Educastream

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Educastream, spécialiste des cours particuliers par visioconférence, vous permet de suivre des cours d’anglais et de maths quel que soit le lieu où vous vous trouvez, sans contrainte d’horaires. La méthode des cours particuliers par visioconférence a été adoptée par l’Education nationale avec laquelle Educastream est partenaire depuis 2006.

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Contact

Educastream
58 bis rue de Dantzig
75 015 Paris
01 80 82 54 80

mardi 19 janvier 2010

Le gouvernement envisage un tarif social pour l'Internet haut débit

"Je souhaite que d'ici six mois, tous les opérateurs qui le souhaitent puissent proposer une offre sociale spécifique pour permettre aux foyers les plus modestes d'accéder à Internet dans des conditions attractives. Cette offre sociale devrait être aux alentours de 20 euros, a-t-il détaillé. A cette fin, j'ai demandé au ministre de l'industrie de mener les consultations nécessaires pour engager une modification du code des postes et communications électroniques, afin de permettre d'offrir à tous les opérateurs la faculté de mettre en place une telle offre."

image Cette mesure vise à réduire les inégalités entre les ménages en matière de télécommunications. Selon une étude du Crédoc publiée en juin 2009, ce sont en majorité les foyers les plus aisés qui téléphonent via une "box" adossée à une offre "triple play", qui combine téléphonie illimitée, accès à Internet et bouquet de chaînes de télévision. Or, les offres "triple play" se révèlent nettement plus avantageuses financièrement qu'un abonnement classique à France Télécom. A l'automne 2009, cette injustice avait été dénoncée par le président de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep), Jean-Ludovic Silicani, qui soulignait la nécessité de "garantir pour l'ensemble de nos concitoyens l'accès à un ensemble minimal de services", mais aussi "de leur permettre de profiter au maximum de l'accès à des services attractifs et et de choisir leur fournisseur".

Le modèle souhaité par l'Arcep est calqué sur celui qui s'applique depuis 1997 aux tarifs sociaux de l'abonnement téléphonique classique. Actuellement, les allocataires de minima sociaux ainsi que d'autres catégories de personnes (invalides de guerre, personnes handicapées…) paient 6,49 euros chaque mois leur abonnement téléphonique chez France Télécom, seul opérateur à proposer ce service, contre 16 euros mensuels pour les autres abonnés. Fin 2008, environ 430 000 foyers bénéficiaient de cette offre.

Des dispositifs similaires existent déjà pour d'autres services publics, comme la fourniture d'électricité à tarif préférentiel par EDF, destinée aux bénéficiaires du revenu minimal d'insertion et de la couverture maladie universelle complémentaire. Gaz de France propose également depuis 2008 un tarif spécial de solidarité, accordé sous certaines conditions de revenu.

Cette mesure devra toutefois convaincre les opérateurs, qui seront lourdement mis à contribution pour financer ce dispositif, d'autant plus que certains d'entre eux proposent déjà des offres à bas coût. Numéricable a récemment mis en place un pack à 19,90 euros par mois, c'est-à-dire environ 10 euros de moins que les offres des autres opérateurs, qui comprend téléphone illimité, Internet haut débit mais pas de chaînes de télévision supplémentaires. De même, l'opérateur italien Alice Télécom, racheté par le français Free fin 2008, s'est repositionné sur le marché français grâce à une offre" triple play", également à 19,90 euros. Mais les conditions de cette offre, qui n'aurait pas rencontré de succès selon Free, restent floues pour le consommateur.

François Fillon a demandé lundi 18 janvier à ce que les opérateurs télécoms soient en mesure de proposer une "offre sociale" aux plus démunis, leur permettant d'accéder à l'Internet à haut débit pour un prix mensuel d'environ 20 euros. "Internet est devenu un outil essentiel au même titre que l'électricité, y accéder à un tarif abordable et à haut débit est un impératif de justice sociale", a déclaré le premier ministre lors d'une visite du siège de Dassault Systèmes à Vélizy.

vendredi 15 janvier 2010

Le déficit budgétaire de la France s'élève à 139 milliards d'euros pour 2009

Le déficit budgétaire de la France s'établit à 138 milliards d'euros pour 2009, un peu en dessous des 141 milliards prévus au départ, contre 56,3 milliards d'euros en 2008, a annoncé vendredi le ministre du budget Eric Woerth sur i-Télé.

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"C'est dû à une augmentation des recettes par rapport à ce qu'on attendait, à plus d'impôts sur les sociétés. Cela veut dire que les entreprises anticipent sur 2009 des résultats un peu meilleurs même si c'est fragile. Et il y a un peu plus de recette de TVA et un peu moins de recettes d'impôts sur le revenu", a-t-il expliqué. Il a ajouté que ces 3 milliards, "c'est autant que l'on n'emprunte pas" pour rembourser la dette, ajoutant qu'ils sont affectés à la réduction des déficits.

Le ministère du budget avait indiqué mardi que le déficit de l'Etat s'était creusé jusqu'au niveau record de 143,3 milliards d'euros au 30 novembre, contre 66,6 milliards un an plus tôt, et était attendu sur l'ensemble de 2009 légèrement sous la barre des 140 milliards. En juin, le ministère avait indiqué attendre un déficit budgétaire de 125 à 130 milliards d'euros en 2009, contre 56,3 milliards d'euros en 2008.

mercredi 13 janvier 2010

Google, piraté, menace de quitter la Chine

Google a menacé, mardi 12 janvier, de cesser ses opérations en Chine, après des attaques informatiques massives "venant de Chine" ciblant des militants chinois des droits de l'homme. Google a indiqué que ces attaques, qui ont également touché d'autres sociétés, avaient relancé le débat sur la liberté d'expression en Chine, alors qu'en décidant de s'y installer en 2006 le groupe avait pensé qu'un accès accru à Internet serait facteur d'ouverture.

"Nous avons détecté une attaque très sophistiquée et ciblée, venant de Chine, contre notre infrastructure d'entreprise et qui a résulté en un vol de propriété intellectuelle", a affirmé David Drummond, responsable juridique de Google, dans un communiqué. L'attaque "a touché au moins vingt autres grandes sociétés dans de nombreux secteurs, notamment l'Internet, la finance, la technologie, les médias et la chimie", a ajouté M. Drummond sans citer les sociétés concernées.

HILLARY CLINTON ATTEND DES EXPLICATIONS

Google a dit avoir "la preuve que le but premier des assaillants était d'accéder aux comptes Internet Gmail de militants chinois des droits de l'homme", et a estimé à ce stade que l'attaque n'avait pas atteint son objectif, faute d'accès au contenu des messages. L'affaire a pris un tour diplomatique, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, ayant demandé une explication à Pékin. "Google nous a informés de ces accusations, qui soulèvent de très graves inquiétudes. Nous attendons une explication du gouvernement chinois", a-t-elle fait savoir dans un communiqué. "Pouvoir travailler avec confiance dans le cyberespace est fondamental dans une société et une économie modernes", a estimé Mme Clinton.

Indépendamment de cette attaque contre son organisation centrale, Google dit avoir découvert que "des tierces parties" avaient eu accès de façon régulière aux comptes de dizaines d'utilisateurs de Gmail, qui sont des défenseurs des droits de l'homme chinois demeurant aux Etats-Unis, en Chine et en Europe, non pas en s'attaquant aux serveurs de Google mais par des méthodes classiques de piratage (hameçonnage et logiciels malveillants).

GOOGLE N'EST "PLUS DISPOSÉ À CENSURER LES RECHERCHES"

En raison de ces attaques et de la politique de "surveillance" de Pékin, "nous avons décidé que nous n'étions plus disposés à censurer les recherches sur le site [chinois] google.cn" comme le demandaient les autorités, a ajouté la compagnie californienne. Elle prévoit de discuter avec les autorités chinoises dans les semaines qui viennent de la possibilité de "faire fonctionner un moteur de recherche sans filtre dans les limites de la loi chinoise.

Google a précisé avoir décidé de rendre ces cyber-attaques publiques parce qu'il s'agit du "débat mondial sur la liberté d'expression". "La décision de réexaminer nos activités commerciales en Chine a été incroyablement difficile", écrit encore le conseiller juridique de l'entreprise. Le site chinois Google.cn avait été lancé en janvier 2006 "avec la conviction que les avantages d'un plus grand accès des Chinois à nos informations et d'un Internet plus ouvert l'emportaient sur notre inconfort" devant la censure, ajoute-t-il. Après presque quatre ans de présence en Chine, le pays qui compte le plus grand nombre d'internautes au monde, Google y occupe 29,1 % du marché, contre 61,6 % pour le moteur de recherche chinois Baidu.

lundi 11 janvier 2010

Téléchargement sonnerie, logo ou tonalité : votre mobile vous ressemble grâce à SFR

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dimanche 10 janvier 2010

Grippe A : à quelles conditions l'Etat a-t-il pu résilier ses commandes de vaccins ?

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L'Etat français s'engagerait à acheter des vaccins aux laboratoires lors de futures épidémies en échange d'un renoncement à des compensations pour les annulations de commandes de vaccins contre la grippe A (H1N1), selon le Journal du dimanche du samedi 9 janvier. "Avec les laboratoires, un accord serait en passe d'être trouvé" qui convertirait la commande initiale du gouvernement en "un droit de tirage futur auprès des trois laboratoires", selon le quotidien.

Interrogés par l'AFP, les services du ministère de la santé n'étaient pas en mesure samedi matin de confirmer cette information. Aucune confirmation n'était non plus disponible dans l'immédiat auprès de Pasteur-Sanofi, GlaxoSmithKline (GSK) et Novartis. Selon le JDD, "l'Etat prendrait l'engagement de commander auprès de ces trois firmes ses prochains vaccins, en versant dès aujourd'hui des arrhes pour des livraisons futures".

D'AUTRES PAYS CHERCHENT À SE DÉBARRASSER DE LEURS DOSES

Le gouvernement français a annoncé lundi qu'il résiliait les commandes de 50 millions de doses vaccinales sur 94 millions. Seuls 5 millions de Français se sont fait vacciner alors que la maladie paraît moins dangereuse qu'initialement redouté, et bien que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de recommander la vaccination.

Selon la ministre de la santé Roselyne Bachelot, cette annulation permettra d'économiser plus de la moitié des 712 millions d'euros que l'Etat aurait payés pour sa commande initiale aux trois fabricants. D'autres pays riches ont également résilié une partie de leur commande de vaccins et cherchent à revendre leurs stocks excédentaires à des pays en développement. Les autorités allemandes ont annoncé avoir obtenu de GSK la possibilité de résilier une partie non précisée des livraisons, et la Belgique cherche à faire de même. Le gouvernement britannique, qui a pris livraison de 29 millions de doses commandées à GSK et à Baxter, cherche à se défaire de ses surplus face à la baisse du nombre de cas de grippe H1N1 au Royaume-Uni.

Grippe A : à quelles conditions l'Etat a-t-il pu résilier ses commandes de vaccins ?

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L'Etat français s'engagerait à acheter des vaccins aux laboratoires lors de futures épidémies en échange d'un renoncement à des compensations pour les annulations de commandes de vaccins contre la grippe A (H1N1), selon le Journal du dimanche du samedi 9 janvier. "Avec les laboratoires, un accord serait en passe d'être trouvé" qui convertirait la commande initiale du gouvernement en "un droit de tirage futur auprès des trois laboratoires", selon le quotidien.

Interrogés par l'AFP, les services du ministère de la santé n'étaient pas en mesure samedi matin de confirmer cette information. Aucune confirmation n'était non plus disponible dans l'immédiat auprès de Pasteur-Sanofi, GlaxoSmithKline (GSK) et Novartis. Selon le JDD, "l'Etat prendrait l'engagement de commander auprès de ces trois firmes ses prochains vaccins, en versant dès aujourd'hui des arrhes pour des livraisons futures".

D'AUTRES PAYS CHERCHENT À SE DÉBARRASSER DE LEURS DOSES

Le gouvernement français a annoncé lundi qu'il résiliait les commandes de 50 millions de doses vaccinales sur 94 millions. Seuls 5 millions de Français se sont fait vacciner alors que la maladie paraît moins dangereuse qu'initialement redouté, et bien que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de recommander la vaccination.

Selon la ministre de la santé Roselyne Bachelot, cette annulation permettra d'économiser plus de la moitié des 712 millions d'euros que l'Etat aurait payés pour sa commande initiale aux trois fabricants. D'autres pays riches ont également résilié une partie de leur commande de vaccins et cherchent à revendre leurs stocks excédentaires à des pays en développement. Les autorités allemandes ont annoncé avoir obtenu de GSK la possibilité de résilier une partie non précisée des livraisons, et la Belgique cherche à faire de même. Le gouvernement britannique, qui a pris livraison de 29 millions de doses commandées à GSK et à Baxter, cherche à se défaire de ses surplus face à la baisse du nombre de cas de grippe H1N1 au Royaume-Uni.

Pourquoi l'hémisphère Nord subit des vagues de froid

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Europe, Etats-Unis, Asie : l'hémisphère Nord grelotte. Plus que d'une seule vague de froid, il convient de parler de vagues de froid au pluriel, c'est-à-dire de flux d'air polaire déferlant sur les continents sans être forcément reliés entre eux, précise Christophe Cassou, du Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs). La faute à deux phénomènes météorologiques bien distincts mais qui, dans le cas présent, sont tous deux à l'œuvre : l'oscillation nord-atlantique (NAO) et El Niño.

La circulation atmosphérique au-dessus de l'Atlantique nord est régie par la variation (l'oscillation) de la position et de l'intensité, d'une part de la zone de dépression située sur l'Islande, de l'autre de la zone de haute pression (anticyclone) positionnée sur les Açores. "Depuis la mi-décembre, nous sommes dans une phase d'oscillation nord-atlantique négative, du fait d'une dépression sur l'Islande et d'un anticyclone sur les Açores l'un et l'autre plus mous que d'habitude", décrit Christophe Cassou. Conséquence pour l'Europe : les vents océaniques qui, d'ordinaire, tempèrent le climat continental, sont plus faibles, ce qui donne un hiver plus rigoureux.

"Une oscillation nord-atlantique négative n'est pas nécessairement synonyme de vague de froid, souligne le chercheur, mais plutôt d'occurrence accrue de vague de froid." Et donc d'hiver contrasté, où phases de redoux et de rafraîchissement alternent, comme c'est le cas cette année.

POUR LES MÉTÉOROLOGUES, LA FROIDURE DE CET HIVER N'A RIEN D'EXCEPTIONNEL

Au cours des trente dernières années, les hivers à NAO positive (donc plus chauds) ont été plus nombreux que ceux à NAO négative. Les climatologues hésitent à y voir un effet du réchauffement global. Mais leurs modèles prévoient, pour la fin du siècle, des oscillations plus souvent positives que négatives. Et donc des hivers généralement plus doux.

Les effets de l'oscillation nord-atlantique négative se font sentir, actuellement, jusqu'en Europe de l'Est et en Asie. Ils expliquent aussi, en partie, pourquoi l'Amérique du nord est frigorifiée. Mais un autre phénomène entre ici en jeu : El Niño. Cette élévation anormale de la température des eaux de surface, dans la bande équatoriale et tropicale de l'océan Pacifique, est associée à des anomalies de circulation atmosphérique au-dessus du Pacifique nord et de l'Amérique du nord. Anomalies qui provoquent des températures plus froides. "L'épisode El Niño actuel, qui a commencé l'été dernier et s'est renforcé à l'automne, est atypique, indique M. Cassou. Le réchauffement des eaux se produit au centre du Pacifique, et non près des côtes du Pérou et de l'Equateur, comme on l'observe habituellement." D'où un impact plus marqué sur les Etats-Unis. Cet épisode pourrait se poursuivre jusqu'au printemps, ce qui accroît la probabilité de nouvelles vagues de froid.

Reste que, pour les météorologues, la froidure de cet hiver n'a rien d'exceptionnel, en Europe du moins. Pas plus que les chutes de neige sur les régions méditerranéennes. Météo-France rappelle qu'au cours des 39 derniers hivers, des hauteurs de neige supérieures à 10 cm à basse altitude - considérées comme des "phénomènes majeurs" - ont été enregistrées à 34 reprises, soit, en moyenne, quasiment une fois par an. D'ailleurs, les prévisions saisonnières de Météo-France - dont le niveau de fiabilité est par nature assez faible - annoncent, pour la métropole, un premier trimestre 2010 "plus chaud" que la normale.

En attendant, cinq régions et vingt-neuf départements français ont été placés en vigilance orange, en raison de la neige et du verglas. Dans le Sud-Est, les TGV accusaient, vendredi 8 janvier, plusieurs heures de retard. A Lyon, 60 % des vols ont été supprimés et la direction générale de l'aviation civile a demandé aux compagnies aériennes d'annuler 25 % des vols prévus, samedi 9 janvier, sur Roissy-Charles-de-Gaulle.

La Grande-Bretagne, où 22 personnes sont mortes du froid depuis le mois de décembre 2009, connaît son hiver le plus rigoureux depuis trente ans. L'Espagne, l'Allemagne ou les Pays-Bas, sont, eux aussi, transis.

Outre-Atlantique, les Etats-Unis subissent les rigueurs d'un hiver polaire. Dans certains Etats, la colonne de mercure a dégringolé jusqu'à - 45°C. Fait exceptionnel, la Floride, habituée à la douceur hivernale, connaît les affres du gel. Jeudi 7 janvier, la température est tombée à 0°C à Miami, et les producteurs d'agrumes craignent des pertes de récolte record.

L'Asie frissonne aussi. En Chine, des chutes de neige et un vent glacé en provenance du désert de Gobi et des plaines de Sibérie paralyse la circulation à Pékin. Selon les services météorologiques, les températures enregistrées dans la capitale sont les plus basses depuis un demi-siècle.

Pierre Le Hir

vendredi 8 janvier 2010

Obama : "Quand le système échoue, c'est moi qui suis responsable"

Le président américain, Barack Obama, s'est adressé à ses concitoyens, jeudi 7 janvier, pour leur faire part des mesures que prendra son administration pour pallier les échecs des services de renseignements, qui ont permis à un jeune Nigérian d'embarquer dans un avion reliant Amsterdam à Detroit,le 25 décembre.

M. Obama a répété le constat qu'il avait fait, mardi, concernant les manquements des services de renseignements américains. Les Etats-Unis n'ont pas réussi à "relier les informations". Selon lui, les différents services de renseignements savaient que la branche d'Al-Qaida au Yémen voulait s'en prendre à son pays et connaissaient également les liens entre le jeune Abdulmuttalab et la nébuleuse terroriste.

Il a dit qu'aucun des responsables ne paierait de sa place ces erreurs collectives. "Je suis moins intéressé par les reproches que par apprendre de ces erreurs et les corriger pour que nous soyons plus en sécurité." Il a endossé la responsabilité des dysfonctionnements des procédures de sécurité. "En fin de compte, la responsabilité m'en incombe", a-t-il déclaré.

Le président a annoncé une série de mesures pour "corriger" ces erreurs, même s'il a admis qu'il n'y avait pas de "solution infaillible pour éviter les attaques terroristes". Il a appelé à un renforcement des fichiers regroupant les personnes suspectées de terrorisme en élargissant certains critères. Par ailleurs, ces nouvelles règles seront établies pour que la circulation des informations entre les différents service de renseignements se fasse mieux et plus rapidement.

Le locataire de la Maison Blanche a également insisté sur le fait que les aéroports américains devaient se doter d'appareils permettant de détecter les explosifs semblables à ceux utilisés par Abdulmuttalab le jour de Noël. Il a expliqué que les Etats-Unis feraient des "investissements majeurs" pour acquérir ces technologies de "nouvelle génération".

Après avoir évoqué ces mesures, M. Obama a rappelé que l'Amérique était "en guerre contre Al-Qaida" et que son pays avait déjà gagné des batailles depuis le 11-Septembre. Il a insisté sur le fait que "l'immense majorité des musulmans du monde" ne partageaient pas les desseins de l'organisation terroriste. En conclusion, le président a expliqué que l'Amérique ne sacrifierait pas sa liberté à sa sécurité, ce qui serait une victoire des terroristes.

Immédiatement après cette allocution, la Maison Blanche a diffusé un premier rapport émanant des services de sécurité sur l'attentat raté contre le vol Amsterdam-Detroit.

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