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samedi 27 février 2010

Un immense iceberg s'est détaché d'un glacier en Antarctique

image Photo non datée du glacier de Mertz.

Un iceberg de la taille du Luxembourg s'est détaché d'un glacier du continent Antarctique après avoir été percuté par un autre iceberg géant, ont annoncé, vendredi 26 février des scientifiques. Ce nouvel iceberg de 2 500 km2 s'est détaché aux alentours du 20 février du glacier de Mertz, une langue de glace de 160 kilomètres de long qui plonge du continent vers l'océan.

La collision, provoquée par un autre iceberg d'une centaine de kilomètres de long, nommé B-9B, a divisé par deux la longueur de cette péninsule glacée. "L'événement en lui-même n'a pas été directement lié au réchauffement climatique, mais il a un rapport avec les processus naturels qui se déroulent sur la banquise", a déclaré Rob Massom, spécialiste de l'Antarctique basé à Hobart, sur l'île australienne de Tasmanie.

Les instituts de recherche auxquels il participe, ainsi qu'une équipe française, ont suivi le développement de fissures dans le glacier de Mertz ainsi que la rupture ayant suivi la collision. B-9B est ce qui reste d'un colossal iceberg de plus de 5 000 km2, qui s'était détaché du continent en 1987. Le nouvel iceberg est l'un des plus grands formés en Antarctique depuis plusieurs années.

En 2002, un bloc de glace d'environ 200 kilomètres de long s'était détaché de la banquise de Ross. Un autre, d'une taille équivalente à Singapour, s'était séparé du glacier de Pine Island en 2007. Le cisaillement du glacier de Mertz et la présence de deux icebergs mobiles dans la zone pourraient désormais affecter la circulation des courants océaniques, estime Rob Massom. C'est en effet dans ce secteur que sont générés de denses courants d'eau salée, qui jouent un rôle important dans la formation des courants sur l'ensemble de la planète.

vendredi 26 février 2010

Violences conjugales : "Je me posais la question de ma culpabilité"

Alors que l'Assemblée nationale examine, à partir du jeudi 25 février, une proposition de loi sur les violences faites aux femmes, les internautes du Monde.fr ont été nombreux à témoigner de leur quotidien fait de brimades, d'agressions physiques et morales, de menaces, d'humiliations, et de leur sentiment d'impuissance et de culpabilité. Avec, pour certains, la possibilité de s'en sortir en témoignant.

  • Violences psychologiques, physiques et séquestration, par Marianne

J'ai été victime de violences conjugales de la part d'un mari pathologiquement jaloux. Ces violences physiques étaient épisodiques, mais la violence psychologique a commencé bien avant, par un isolement de mes proches et une séquestration. Mon mari m'a aussi fait signer une reconnaissance de dettes sous menace et devant notaire, que je n'ai ensuite pas pu remettre en question, sous prétexte que j'avais été étudiante pendant les deux premières années de notre mariage et qu'il m'avait entretenue. Chaque fois que je réussissais un concours qui me faisait gagner en indépendance, la violence physique réapparaissait.

L'angoisse des enfants m'a déterminée à déposer plainte après avoir fait constater les violences à l'hôpital. Aucune réaction des policiers, qui ont simplement enregistré ma plainte. J'ai profité d'une absence de mon mari pour m'évader avec les enfants et me réfugier chez mes parents qui m'ont toujours soutenue. Pendant trois mois, mon ex-mari a alors enchaîné mes meubles pour m'empêcher de les récupérer. J'ai finalement obtenu le divorce aux torts de mon mari cinq ans plus tard, après une enquête sociale qu'il a demandée contre moi et un appel devant le tribunal, de sa part, contre la première décision de divorce. Je n'ai reçu aucune aide de la police, malgré de constantes tentatives de m'agresser de sa part.

  • Sauvée par des fractures et des ecchymoses, par Nathalie

Je me suis retrouvée dans l'étau d'un mariage devenant chaque jour plus destructeur. J'ai d'abord été profondément fragilisée par de constantes contraintes puis d'incessants reproches. Ensuite, les menaces se sont faites chaque jour plus fortes, entre les cris, les dénigrements, les injures et les violences physiques, pas très apparentes. Il est difficile de décrire ce quotidien. C'est un cauchemar duquel l'on ne parvient pas à s'échapper, dépossédé de ses moyens. Devant les autres, le compagnon est très doux et sous-entend : "La pauvre, elle est fragile, elle invente des choses."

Un exemple de ces pressions : à force d'entendre dire tous les matins que je ne savais pas conduire, j'ai eu huit accidents de voiture. En trente ans de permis, c'est la seule période où j'ai eu des accidents. Personne ne me croyait. Pis, je sentais des sous-entendus qui me rendaient coupable. Je voulais divorcer, mais il me menaçait. Puis il y a eu ce jour béni où il a failli me tuer. J'ai réussi à sortir dans la rue, avec fractures et ecchymoses. Enfin, un constat a pu être établi, et il a été obligé d'accepter le divorce. Je suis partie avec mon fils. Mais mon ancien mari a recommencé à être violent, avec mon fils pendant les visites. Malheureusement pour mon fils, il n'a jamais eu de marques sur le corps. Personne ne le croyait. Aujourd'hui, mon fils a l'âge de rejeter son père.

  • Un fusil chargé sous le lit, par Claudine

J'ai subi à la fois des violences psychologiques et physiques. Je me suis mariée jeune, eu des enfants très jeune aussi, deux à 20 ans. Mon père, qui aurait peut-être pu m'aider, est décédé lorsque j'avais 16 ans ; ma mère n'était plus elle-même et, lorsque je l'ai alertée sur les coups que je recevais, elle a fait promettre à mon conjoint de ne plus recommencer. C'est pourtant ce qu'il a fait. J'ai aussi alerté mon frère, qui m'a vue dans un sale état mais qui n'a rien fait. A l'époque, les gens n'intervenaient pas. Ensuite les coups ont continué, ainsi que les menaces contre moi et mes enfants et des harcèlements de toutes sortes. Il gardait un fusil chargé sous le lit. Finalement, il est décédé, et je me suis sentie libre pour la première fois de ma vie. J'avais 55 ans.

  • Mon mari savait charmer notre entourage, par Monique

Mon ex-mari, violent, avait su trouver le moyen d'attendrir son entourage. Très charmeur, il savait, par des attentions régulières, séduire nos proches. Ses violences se produisaient "sans témoin" si ce n'est les enfants. Mais il savait avec brio expliquer l'exagération de leurs propos. En le quittant, j'ai perdu tous mes amis. "On ne s'immisce pas dans ta vie de couple", me disaient-ils avant de me faire comprendre que j'exagérais un peu par souci de vengeance. Personne ne m'a crue, excepté ma famille et mes enfants. Il m'a donc fallu reprendre ma vie sociale en repartant de zéro. Ça a été difficile. Mais aujourd'hui, je ne regrette rien car je suis enfin libre.

Je n'ai jamais porté plainte, même pas une main courante. Sans doute par manque de courage, par crainte de devoir affronter cette réalité que je ne voulais pas voir. Notre divorce a duré six ans. Six années pendant lesquelles il a tenté, par avocats interposés, de continuer à m'humilier et à se faire passer pour une victime. C'est bien cela qui est terrible, car, durant notre vie commune, je me posais sans cesse la question de ma culpabilité. Je pensais que c'était moi qui était la cause de sa violence. Je culpabilisais, alors je ne disais rien.

  • Je fermais les yeux et culpabilisais, par Hélène

Je dois l'avouer : j'avais décidé d'ignorer les signaux d'alarme quant au comportement sinistre de mon ancien compagnon. Enfant de bonne famille, bien élevé, très apprécié par ses amis, il semblait un garçon parfait. Quelques mois après le début de notre relation, nous avons déménagé en France. Me "voyant perdue" dans ce nouveau pays, il me critiquait de façon "constructive", disait-il, pour m'aider à réussir mon adaptation. J'ai beaucoup changé, appris le français, maigri de 9 kg (il me trouvait en surpoids), mais ses critiques constantes me faisaient sentir de moins en moins bien dans ma peau et de moins en moins moi-même.

Presque toutes nos sorties étaient décidées par lui et en compagnie de ses amis. Je ne pouvais pas faire autrement. Il faisait ce qu'il voulait quand il sortait seul, me trompait avec des gens de notre entourage et me mentait. Lors d'une discussion, il pouvait devenir très violent. Je fermais les yeux et culpabilisais par rapport à mon caractère un peu impulsif. Le jour où il m'a réellement annoncé voir quelqu'un d'autre, j'ai explosé. J'ai fini dans la rue, couverte de bleus et déprimée.

  • Les hommes aussi peuvent être des victimes, par Alexandre

Malheureusement, la violence conjugale subie n'est pas réservée au sexe féminin. Je suis un homme, grand et sportif. Pourtant, durant de nombreuses années, de manière irrégulière, j'ai subi de la part mon ex-épouse violences verbales, humiliations, y compris devant les enfants, et coups. Je crois que ni les hommes ni les femmes ne peuvent s'attendre à ce que leur conjoint soit violent. Jamais je n'aurais pensé que celle qui partagerait mon existence m'aurait insulté, craché dessus, arraché des poignées de cheveux dans des moments terribles, ou fait craquer les vertèbres cervicales au risque de me blesser grièvement.

Face à ces agressions, la justice me semble bien impuissante. Seule la parole libère la victime, mais les réparations de ces actes ne sont pas à la hauteur des préjudices subis. J'ai réussi à rompre. J'ai donc connu l'éloignement des enfants, facilement manipulables et instrumentalisés par la mère. Mais ils ne voient plus leur père être maltraité, humilié, frappé. Même si cela m'a coûté, c'est terminé.

JO 2010 : vent mauvais pour la délégation française

imageJason Lamy Chappuis à l'arrivée du combiné nordique.

La Sud-Coréenne Kim Yu-na, 19 ans, a été sacrée championne olympique de patinage artistique avec une note de 228,56 points devant la Japonaise Mao Asada (205,5) et la Canadienne Joannie Rochette (202,64). Kim Yu-na, championne du monde en titre, est la première représentante du patinage artistique sud-coréen à monter sur la plus haute marche du podium olympique. Elle qui avait déjà assommé ses adversaires avec un programme court excellent, a été tout aussi époustouflante sur le libre (150,06 points, record de note).

En saut de ski freestyle, le Biélorusse Alexei Grishin a offert à son pays sa première médaille d'or de l'histoire des Jeux olympiques d'hiver. Grâce à un second saut proche de la perfection, le trentenaire de Minsk s'est imposé avec un total de 248,41 points. Il devance  l'Américain Jeret Peterson (247,21) et le Chinois Liu Zhongquing (242,53).

DU CÔTÉ DES FRANÇAIS

Encore un  jour sans médaille, mais celui-là nourrira peut-être plus de frustrations. Jason Lamy-Chappuis, en quête d'une deuxième médaille d'or en combiné nordique, n'a pu défendre ses chances, obligé de s'élancer sur le grand tremplin avec un vent défavorable. "[Les juges] étaient pressés d'en finir et pour les cinq derniers, ils ont envoyé le 'vert' sans regarder les conditions de vent. La partie sportive a été oubliée", a-t-il regretté . Il termine 18e au classement final, loin d'un podium composé des Américains Demong (or) et Spillane (argent), et de l'Autrichien Bernhard Gruber.

Lire l'article.

Avant cela, en ski alpin, Taïna Barioz, arrivée deuxième de la première manche mercredi, n'a terminé que 9e du géant dames, jeudi. Partie avant-dernière, elle a perdu beacoup de temps sur le haut du parcours et n'a pas pu revenir. Sa grande amie Tessa Worley a, elle, reculé de la 8e à la 16e place, faute d'avoir su attaquer. La victoire revient à l'Allemande Viktoria Rebensburg, récompensée pour sa régularité : sixième après la première manche, la skieuse de Kreuth signe le septième temps de la seconde. Le ski alpin français n'a pas encore décroché la moindre médaille en 8 épreuves.

Lire l'article.

En ski de fond, les relayeuses Aurore Cuinet et Karine Laurent-Philippot, en style classique, Célia Bourgeois et Cécile Storti, en style libre, ont pris une honorable 7e place sur 4x5 km, à 1 min 11 sec des Norvégiennes, médaillées d'or.

C'EST DIT

Jacques Rogge va-t-il gâcher la fête des hockeyeuses canadiennes, sacrées championnes olympiques, jeudi, après une victoire 2-0 contre les Etats-Unis ? Jugeant le niveau général du tournoi trop faible, le patron du CIO accuse : "Il y a des écarts de niveau, tout le monde est d'accord. (...) Personnellement, je pense qu'il faut leur donner plus de temps pour grandir, mais il doit y avoir une période d'amélioration. Nous ne pouvons pas continuer sans amélioration". En demi-finales, les Etats-Unis avaient balayé la Suède 9 buts à 1 et le Canada s'était largement imposé devant la Finlande 5 à 0.

DANS LA PRESSE CANADIENNE

Le National Post se range d'ailleurs derrière l'avis de Jacques Rogge : "Cette médaille d'or compte comme les autres, ou pas tout à fait, parce qu'il s'agit-là de hockey féminin" explique le journal. Dans une compétition qui se limite toujours à un affrontement entre les deux géants nord-américains, les championnes olympiques ne jouissent pas du respect qu'elles méritent. "Je ne prends pas plaisir à défendre cette position, mais il faut que quelque chose change", si l'on ne veut pas voir le hockey féminin déprogrammé des Jeux, estime le journaliste.

mardi 23 février 2010

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dimanche 21 février 2010

Au moins 32 morts dans des inondations à Madère

Les intempéries qui ont frappé samedi l'île portugaise de Madère, en particulier Funchal, la capitale, ont fait au moins 32 morts, selon un bilan provisoire fourni par le gouvernement régional autonome. Les intempéries ont également fait des dizaines de blessés tandis que plusieurs personnes sont portées disparues, selon les autorités locales.

L'aéroport de Funchal restait fermé samedi soir. "Nous n'avons pas encore de prévision de réouverture", a précisé un porte-parole des Aéroports du Portugal (ANA).

Des pluies torrentielles et des rafales de vent dépassant les 100 km/h ont en outre provoqué d'importants dégâts matériels sur l'île située à 900 km au sud-ouest du Portugal et environ 500 km des côtes africaines.

La télévision a montré des torrents d'eau et de boue envahissant les rues de Funchal, renversant des voitures et déracinant des arbres. Au moins 68 personnes ont été hospitalisées, rapporte l'agence portugaise Lusa. On ignore dans l'immédiat si des touristes figurent parmi les victimes.

Le premier ministre José Socrates s'est dit profondément choqué par l'ampleur de la catastrophe et les autorités ont promis une aide à la région autonome.

vendredi 12 février 2010

Audiovisuel public : le Conseil d'Etat désavoue le gouvernement

Le Conseil d'Etat a désavoué jeudi le gouvernement, qui, sans attendre la réforme législative supprimant la publicité le soir sur les télévisions publiques, y avait mis fin de manière "illégale" en méconnaissant les pouvoirs du Parlement. Les juges administratifs suprêmes ont donc annulé la lettre du ministère de la culture et la délibération de France Télévisions mettant fin à la publicité entre le 5 janvier et le 8 mars 2009, date à laquelle la loi est entrée en vigueur.image

L'opposition s'est aussitôt réjouie d'un "carton jaune infligé au président". "Ce jugement est d'abord la sanction d'un récidiviste de l'illégalité qui veut plier le Parlement et le droit à sa volonté", affirment les députés socialistes.

La décision demeure néanmoins symbolique et sera sans conséquence sur la programmation – la publicité restant prohibée de 20 heures  à 6 heures – puisqu'elle sanctionne une période révolue. Elle intervient cependant à un moment critique, puisque l'Union européenne a récemment fragilisé la réforme audiovisuelle voulue par Nicolas Sarkozy, en dénonçant une taxe imposée au secteur des télécoms pour compenser la baisse des ressources publicitaires des chaînes.

Selon le groupe socialiste, "cette réforme présentée comme emblématique est en passe de devenir un véritable corbillard avec la procédure ouverte par la Commission de Bruxelles contre la taxe sur les télécoms qui était censée compenser la disparition des ressources publicitaires de l'audiovisuel public".

Une fillette de 4 ans retrouvée morte dans une voiture

Une fillette de 4 ans a été retrouvée morte, portant des traces de violence, dans une voiture stationnée dans un chemin forestier à Sainte-Marguerite-de-l'Autel (Eure), dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris de source judiciaire.
Peu de détails ont été donnés sur cette affaire qui a commencé par l'alerte donnée par la mère de la fillette, inquiète de l'absence de son enfant et de son compagnon au domicile familial de Glos-la-Ferrière (Orne), lors de son retour du travail. Quelques heures plus tard, le concubin de la mère était retrouvé blessé à l'abdomen à La Neuve-Lyre, dans l'Eure voisine.

Dans des circonstances qui n'ont pas été éclaircies, il était entré par effraction au domicile d'un habitant de cette commune, qui l'a retrouvé dans sa cave et a alerté les gendarmes. Après avoir fait le rapprochement avec la disparition qui leur avait été signalée un peu plus tôt, les gendarmes ont entrepris des recherches. Ils ont fini par retrouver à Sainte-Marguerite-de-l'Autel, à une trentaine de kilomètres du domicile familial, le véhicule du concubin, avec le corps de la fillette à l'intérieur.

Quand il a été retrouvé à La Neuve-Lyre, l'homme, qui se trouvait dans un état de prostration, présentait des blessures à l'arme blanche faisant penser à une auto-mutilation. Il a été conduit à l'hôpital le plus proche, à L'Aigle (Orne), où il a tenté de s'étrangler, selon une source proche du dossier.

mercredi 10 février 2010

Garde à vue des mineurs : faire du chiffre avant la réforme ?

La polémique sur la garde à vue ne cesse d'enfler après l'interpellation de quatre adolescents de 14 ans, un garçon et trois collégiennes, à la suite d'une bagarre dans le 20e arrondissement de Paris. Dans un premier temps, le débat a porté sur les conditions d'interpellation d'une des jeunes filles qui affirme avoir été menotée. La police dément cette version et assure avoir respecté la procédure légale.

image Plus largement, certains se demandent si cet incident ne révèle pas une manoeuvre politique : gonfler les statistiques sur la délinquance juvénile en prévision de la réforme, en cours, de l'ordonnance de 1945 sur le droit pénal des mineurs. Un avocat, connu à travers son blog sous le pseudonyme de Maître Eolas, s'interroge : "Nous sommes à la veille d'une réforme du droit pénal des mineurs. L'UMP, sur son site, prépare le terrain et appelle 'à la fin de l'angélisme'. Coïncidence ? Depuis début janvier, je n'ai jamais eu autant de garde à vue de mineurs."

L'avocat fait alors état de cas rencontrés dans l'exercice de ses fonctions, une garde à vue pour un vol de chaussures, une autre pour un croche-pied, avant de poursuivre : "Quand le gouvernement sortira sa réforme [...] on aura un beau communiqué nous disant : regardez, la délinquance des mineurs explose, +30% sur le premier semestre, vite, vite, il faut voter une loi donnant à la justice les moyens de taper plus fort".

En effet, selon Etienne Lesage, avocat spécialiste du droit des mineurs interrogé par 20minutes.fr, la réforme du droit pénal des mineurs semble aller dans le sens d'"un rapprochement de la justice des mineurs de celle des majeurs. Cette orientation, qui se traduit par une aggravation des sanctions, ou encore une augmentation des cas où la détention provisoire est possible, qui pousse bien entendu à une hausse du nombre de gardes à vue et de détentions de mineurs"

Le directeur de la rédaction de Libération Laurent Joffrin partage cet opinion et pointe "la concomitance de la mise en garde à vue de jeunes filles de 14 ans sans casier judiciaire pour une banale affaire de bagarre, avec l'examen au Parlement d'une tripotée de mesures de sanction à l'égard des mineurs".

Mardi 9 février, la ministre de la justice Michèle Alliot-Marie, a réaffirmé son intention de limiter l'usage de la garde à vue "aux nécessités réelles de l'enquête", proposant notamment de créer une nouvelle procédure d'audition de quatre heures hors garde à vue pour les faits mineurs.

LeMonde.fr

bla bla des fuchs

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mardi 9 février 2010

Un gendarme "tase" par inadvertance un collégien

image Un collégien participant au forum des métiers de Dole a reçu un coup de taser de la part d'un gendarme maladroit, qui manipulait l'arme et qui a été sanctionné par la suite. Selon la gendarmerie l'incident a eu lieu lors du forum des métiers au lycée Mont-Roland de Dole le 28 janvier lorsqu'un un gendarme a fait la démonstration du Taser à un groupe de collégiens. Un jeune de 15 ans, originaire de Côte-d'Or, a été atteint par une décharge électrique.

D'après la gendarmerie, l'élève a été "légèrement touché". Il est néanmoins resté une nuit en observation à l'hôpital et en est ressorti "sans séquelles", a-t-elle précisé.

"Nous avons un gendarme qui a commis une erreur, nous assumons, et il fera l'objet d'une sanction interne pour avoir déclenché un tir alors qu'il ne devait pas", a déclaré le lieutenant colonel Hervé Mange, du groupement de gendarmerie du Jura. "Cette sanction administrative s'ajoute à sa sanction morale : il s'en veut énormément", a-t-il assuré. Une enquête a été ouverte au sein de la gendarmerie.

Numericable va lancer un forfait social Internet à 9,99 euros

image "Numericable va au-delà et propose pour 9,99 euros mensuels 60 chaînes de télévision [les chaînes de la TNT et une sélection de chaînes étrangères], un accès Internet à 2 mégabits et la téléphonie illimitée en France métropolitaine", détaille Pierre Danon. "Il y a deux conditions pour être éligible à cette offre : être allocataire du RSA ou de l'allocation adulte handicapé, et habiter dans un logement bénéficiant du service unique numérique de Numericable", précise le président de Numericable.

Pierre Danon assure avoir envoyé une lettre présentant l'offre au premier ministre, à l'Arcep (Autorité de régulation des télécoms) et aux services de Bercy. "S'ils homologuent notre offre d'ici à deux mois, nous pourrions la lancer cet été", assure-t-il, persuadé qu'avec cette offre, Numéricable pourrait "gagner de nouveaux clients". Selon le président de Numéricable, le fonds de service universel, géré par la Caisse des dépôts, "devrait verser une subvention de 4,21 euros par mois et par abonné à Numericable".

Numericable va mettre en place un forfait social Internet à moins de dix euros accessible aux handicapés et aux allocataires du RSA, qui pourrait être effectif "cet été" annonce son président, Pierre Danon, dans une interview accordée au Figaro à paraître mardi. Le premier ministre, François Fillon, avait demandé aux opérateurs le 18 janvier d'étudier la mise en place d'un forfait "social" triple-play (TV-téléphone-Internet) à environ 20 euros par mois, "pour les plus pauvres".

mercredi 3 février 2010

Les énergies renouvelables les plus insolites

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Pour produire de l’électricité, on peut utiliser les rayons du soleil (panneau solaire), la force du vent (éolienne), la chaleur de la Terre (géothermie), les calories de l’air (aérothermie),… mais vous allez voir que l’on peut (ou pourrait) aussi recourir à d’autres sources d’énergie… pour le moins étranges…

La fiente de poulet, nouvelle source d’électricité

En septembre 2008, les autorités néerlandaises ont inauguré dans le Sud du pays une centrale électrique à biomasse… un peu particulière : pour générer du courant, l’installation de Moerdijk recycle la fiente de poulet ! Plus de 600 exploitations fournissent en effet chaque jour des tonnes de déjection (44 000 tonnes par an) pour alimenter quelque 90 000 foyers en électricité verte. C’est la première centrale de ce type en Europe (la Chine a inauguré la sienne en août 2007).
D’une puissance de 36,5 MW (mégawatts), elle est capable de produire annuellement 270 millions de kWh (kilowattheures). Procédé : le méthane dégagé par les fientes est brûlé (les résidus sont par ailleurs transformés en engrais). Le projet, développé par le groupe énergétique Delta pendant 10 ans, a représenté un investissement de 150 millions d’euros.

Domestiquer les tornades : un projet fou ?

Les tornades déploient une quantité incroyable d’énergie. Pourquoi donc ne pas l’exploiter pour produire de l’électricité ? C’est le projet audacieux de Louis Michaud, un ingénieur canadien ! Son idée : générer artificiellement des tornades grâce à un « moteur à tourbillon atmosphérique », les maintenir sous contrôle, et fabriquer du courant grâce à des turbines.
Mais est-ce vraiment une idée raisonnable ? Certains doutent en effet de la faisabilité d’un tel projet. D’autres craignent que les tornades artificielles ne deviennent rapidement incontrôlables. Pour autant, les plans de M. Michaud intéressent le département énergie du Centre d’excellence de l’Ontario. Des subventions lui ont été attribuées pour mener les premières expérimentations !

L’énergie osmotique : une technologie naissante mais prometteuse

Le 25 novembre dernier, la compagnie norvégienne Statkraft a inauguré au Sud d’Oslo un prototype de centrale électrique d’un nouveau genre : celle-ci utilise en effet l’énergie osmotique pour produire du courant. Silencieuse, non polluante et renouvelable, cette technologie exploite la réaction induite par la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée.
Ce phénomène, appelé osmose, libère une grande quantité d’énergie capable de faire fonctionner une turbine génératrice d’électricité. Concrètement, la centrale de Statkraft fait circuler dans deux réservoirs séparés par une membrane (fine pellicule qui laisse passer l’eau tout en retenant le sel) l’eau salée de la mer et l’eau douce d’un fleuve. Cette dernière est alors naturellement attirée, créant une forte pression.
Pour l’instant, ce procédé original, à l’essai, ne fournira que quelques centaines de watts. Mais le potentiel annuel, au niveau mondial, serait de 1700 TWh (térawattheure), soit la moitié de la production totale de l’Union européenne ! Une centrale commercialisable devrait voir le jour en 2015. A suivre…

Les gendarmes produisent du courant avec… du cannabis !

Au mois de novembre dernier, la gendarmerie met la main sur une importante quantité de résine de cannabis au péage autoroutier de Veigné (Indre-et-Loire) : 297 kg saisis après l’arrestation d’un convoi de trafiquants pratiquant la technique du « go-fast » (la marchandise est transportée dans une voiture puissante alors qu’une seconde ouvre la voie).
Deux jours plus tard, les gendarmes procèdent à l’incinération de la drogue près de Nantes, selon la procédure… à un détail près : plutôt que de se contenter de brûler le produit pour le faire disparaître de la circulation, ils décident d’utiliser la combustion pour approvisionner une usine voisine en vapeur d’eau ! Mieux : cette dernière est même transformée en électricité grâce à un alternateur pour une revente à EDF ! Pourquoi pas ?

Powerleaps : un grand pas pour l’électricité

Elisabeth Redmond, chercheuse au Massachusetts Institute of Technology, a mis au point un système ingénieux pour produire de l’électricité : les powerleaps. Il s’agit de dalles de 50 cm de côté qui génèrent du courant lorsqu’elles sont soumises à la pression des pas (composants piezzo-électriques).
Grâce à ce système, on peut ainsi imaginer transformer les lieux très fréquentés par les piétons (centres commerciaux, les halls de gare, les couloirs de métro,…) en véritable centrale électrique ! Une invention dont on entendra encore certainement parler !

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