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dimanche 28 mars 2010

Sidaction : les dons en léger recul avec 3,65 millions d'euros

Le Sidaction, destiné à récolter des fonds pour la lutte contre le sida, avait recueilli 3 650 178 euros de promesses de dons dimanche à 13 heures, selon les organisateurs, qui notent un "petit tassement" des résultats par rapport à l'an dernier. "On est à 5 % des chiffres de l'an dernier à la même heure, mais on espère qu'on va finir au moins au même niveau qu'en 2009", a indiqué le directeur général de l'association Sidaction, Bertrand Audoin.

Cette nouvelle édition du Sidaction intervient quelques mois après la vive polémique qui a opposé son président Pierre Bergé au Téléthon. Dans une tribune publiée dans Le Monde, M. Bergé avait accusé l'Association française contre les myopathies (AFM) de "parasiter la générosité" des Français et suggéré "une générosité mieux répartie par des appels aux dons mieux coordonnés" entre organismes.

Le Sidaction 2010, qui se déroule jusqu'à dimanche soir, bénéficie d'un dispositif renforcé sur internet et d'une mobilisation plus large des télévisions. Depuis vendredi, les grandes chaînes nationales (TF1, l'ensemble des antennes de France Télévisions, Arte, M6), mais aussi Europe 1, RTL et trois stations de Radio France (France Inter, France Info et France Bleu) dédient leurs programmes au Sidaction en multipliant les appels aux dons. Pour la première fois, onze chaînes de la TNT (Direct 8, TMC, AB1, RTL9, NT1, NRJ Paris et NRJ 12, LCP, BFM TV, Virgin 17 et June) ont rejoint le dispositif.image

Les promesses de dons peuvent être faites en téléphonant au 110, numéro ouvert jusqu'au 11 avril, ou par SMS en tapant DON au 33000 (SMS non surtaxé), sur l'iPhone d'Apple (application gratuite dédiée) ou encore par courrier (Sidaction - 228 rue du Faubourg Montmartre, 75010 Paris) ou par le net (www.sidaction.org). L'an dernier, à la fin du week-end, les promesses de dons s'élevaient à 5,8 millions d'euros, selon le Sidaction.

avec AFP

Aucun accord pour adopter une taxe carbone aux frontières de l'Union

La taxe carbone a fait un retour inattendu dans l'arène européenne après des déclarations de Nicolas Sarkozy, le 26 mars, à Bruxelles, à l'issue du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.

Le dossier du changement climatique devait rester dans l'ombre du débat sur la situation financière de la Grèce mais les propos du président français ont relancé les questions sur la politique de l'Union européenne (UE), après l'échec de la conférence de Copenhague sur le climat en décembre 2009. Ils ont, surtout, créé la confusion.

Selon M. Sarkozy, le président de la Commission, José Manuel Barroso, aurait indiqué vouloir mettre sur la table, en juin, une proposition visant à taxer les importations de produits issus de pays qui traînent les pieds pour résoudre leurs émissions de CO2. Cette mesure fait partie du plan de lutte contre le changement climatique adopté en 2008 par l'UE. C'est aussi un instrument anti-dumping destiné à éviter des délocalisations venant d'industriels tentés d'aller produire dans des pays où ils pourraient polluer plus librement.

Prônant "la fin de la naïveté de l'Europe", M. Sarkozy a affirmé qu'aucun des Vingt-Sept ne s'opposait à une mesure "incontournable", même si, a-t-il concédé, elle serait difficile à mettre en oeuvre.

VITE EN BESOGNE

Il est allé un peu vite en besogne, apparaissant surtout soucieux de faire oublier l'abandon récent de la taxe carbone française. M. Barroso a été un peu pris au dépourvu. "On en discutera plus tard", s'est-il contenté de déclarer vendredi. L'un de ses porte-parole affirmait même que la question n'avait pas été vraiment débattue. Et, qu'en tout cas, elle ne semblait pas faire l'unanimité. Certains chefs d'Etat estimant, à l'instar du chancelier autrichien Werner Faymann, que "ce ne serait pas une bonne technique de négociation" vis-à-vis des pays en développement.

L'Italie et la Pologne semblent d'autant moins enclines à s'engager sur cette voie qu'elles seraient prêtes à renoncer à l'un des principaux objectifs des Vingt-Sept sur le climat : la réduction d'ici à 2020 de 30 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, à condition que les autres grands pays fassent de même.

Les affirmations de M. Sarkozy tranchent avec les objectifs prudents de la Commission. Bruxelles croit au mieux à un accord international d'ici à la fin 2011, et prône plutôt une politique des petits pas.

Il n'y aura donc pas de décision sur une taxe carbone aux frontières européennes en juin. En revanche, les mesures qui seraient nécessaires pour passer à 30 % de réduction d'émissions seront présentées. Ainsi qu'un rapport sur les "fuites carbone", c'est-à-dire l'analyse des risques de délocalisation et des effets sur l'industrie européenne d'un échec des négociations sur le climat. Quant au commissaire à la fiscalité, Algirdas Semeta, il étudie une taxe interne à l'UE. Elle viserait à harmoniser les règles de la fiscalité écologique au sein des Vingt-Sept.

Jean-Pierre Stroobants

vendredi 26 mars 2010

Le tir d'une fusée Ariane 5 reporté de "quelques jours"

Préparée à quitter la Terre mercredi 24 mars, une fusée Ariane 5 devra encore attendre "quelques jours" avant de s'envoler pour mettre en orbite deux satellites de télécommunications. Arianespace a annoncé que le vol prévu vendredi soir depuis la base de Kourou, en Guyane française, était reporté en raison de problème dans un sous-système de pressurisation qui remettait en cause la sécurité du lancement.

Le problème été détecté "lors de la phase de préparation du lanceur", a précisé Jean-Yves Le Gall, PDG d'Arianespace. Le lanceur a été ramené vers le bâtiment d'assemblage pour "comprendre ce qui se passe". Le lancement, initialement prévu le 24 mars, avait déjà été ajourné afin de vérifier le bon état de composants électroniques sur lesquels des problèmes s'étaient révélés en usine en Europe.

Ce premier tir d'Ariane en 2010 devait tomber précisément le jour du trentième anniversaire d'Arianespace. "J'ai expliqué à nos clients que trente ans de succès, cela veut dire aussi trente ans de précaution", a souligné M. Le Gall. Ce 50e tir d'une fusée Ariane 5 est destiné à mettre en orbite deux satellites fabriqués par Astrium Satellites : Astra 3B, pour l'opérateur de télévision luxembourgeois SES Astra, et Comsat BW2, pour le ministère de la défense allemand.

avec AFP

Vingt ans de prison pour le piratage de millions de coordonnées bancaires

De par son ampleur, c'était l'un des plus importants piratages informatiques de l'histoire des Etats-Unis. Albert Gonzalez, 28 ans, a été condamné jeudi soir par un tribunal de Boston à vingt ans de prison pour s'être procuré les coordonées bancaires correspondant à plus de 90 millions de cartes de paiement, lors d'une série d'intrusions dans les bases de données de chaînes de magasins.

Albert Gonzalez avait plaidé coupable pour la plupart des intrusions, mais a affirmé à l'audience qu'il n'avait été motivé que par la curiosité. Une version mise à mal, au tribunal, par l'examen de ses archives de messagerie électronique, dans lesquelles il expliquait notamment à un complice vouloir "tirer 15 millions de dollars" de ces opérations, afin d'acheter un yacht et de prendre sa "retraite".

Connu dans le milieu du hacking, le jeune homme avait été approché par les services secrets américains, après avoir été impliqué dans un réseau de fraude à la carte bancaire. La plupart des piratages qui lui étaient reprochés avaient eu lieu entre 2005 et 2008, alors qu'il percevait un salaire des services de renseignement en tant qu'informateur.

Le jeune homme devrait également être condamné à d'importants dommages et intérêts, qui n'ont pas encore été fixés. Il devrait également recevoir le verdict d'un deuxième procès ce vendredi, portant sur des faits similaires et le vol de 130 millions de numéros de cartes bancaires.

Eclaircissez vos clichés en jouant sur les paramètres

image

Sympa cette photo, mais la lumière se fait un peu trop discrète! Voici comment accentuer la luminosité et faire ressortir les contrastes.

D Cliquez sur le menu Fichier, puis sur Ouvrir. Recherchez dans vos dossiers la photo à modifier et double-cliquez dessus.

Dans la Barre horizontale des filtres, vous allez pouvoir modifier la luminosité, le contraste, la saturation des couleurs et la correction gamma. Remarque : si la Barre des filtres n'est pas visible, cliquez sur le menu Affichage, puis cochez Barre des filtres.

►La luminosité : elle éclaircit ou fonce globalement une photo. Pour éclaircir votre image, cliquez sur le bouton Luminosité (+) en forme de soleil, et pour la foncer, un clic sur Luminosité (-) :image

►Le contraste : en l'augmentant, vous foncez davantage les couleurs sombres et éclaircissez plus les couleurs déjà claires. Pour l'accentuer, cliquez sur le bouton Contraste (+), en forme de cercle noir et blanc, et sur le bouton Contraste (-) pour le diminuer :

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►La saturation des couleurs :

en l'accentuant, les couleurs paraissent plus vives. Pour augmenter la saturation, cliquez sur le bouton Saturation (+), représentant quatre carrés de cou-leur, et sur le bouton Saturation (-) pour la diminuer :

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►La correction gamma : elle permet de redistribuer la lumière dans différentes zones de l'image plus finement qu'une correction de contraste. Pour l'augmenter, cliquez sur le bouton Correction gamma (+), représentant un r, et sur Correction gamma (-) pour la diminuer :

mercredi 24 mars 2010

SFR : votre fournisseur internet telephone et télévision à votre écoute

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lundi 22 mars 2010

Minute par minute : Les Français attendent du changement

22.03.10 | 08h35

Inverser l'ordre de tri

08:19 - UMP - Copé réclame le report de la "taxe carbone"

Jean-François Copé a réclamé lundi le report de la "taxe carbone", au lendemain de la défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales. "La taxe carbone, qui a fait l'objet de nombreux débats dans notre majorité, n'a de sens que si c'est à l'échelle européenne, on ne peut pas le faire nous, en France, avant les autres", a dit le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. "Ça ne peut pas être une priorité si ce n'est pas au niveau européen", a-t-il ajouté sur les ondes d'Europe 1.

Pour l'instant, le calendrier du gouvernement prévoit toujours officiellement de présenter avant le 1er juillet un projet sur ce sujet hautement impopulaire selon les enquêtes d'opinion.

08:16 - Remaniement - Darcos devrait quitter le gouvernement

Xavier Darcos devrait être le premier membre du gouvernement à faire les frais de la défaite de la majorité aux élections régionales en cédant son poste au ministère du Travail, annonce lundi la radio RTL. Ni Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, ni Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, n'ont cependant confirmé cette information en début de matinée. "Franchement, je n'en sais rien", a dit Xavier Bertrand sur RTL, se félicitant que le président Nicolas Sarkozy se soit donné quelques heures de "réflexion avant l'action"

.

08:11 - Revue de presse - Ouest-France : "Grande défaite et petit chelem"

"La gauche doit beaucoup sa victoire à la défaite de la droite. Ce qui signifie que gagner les régionales n'est pas une assurance pour la présidentielle", relativise Michel Urvoy dans Ouest-France.

08:08 - Revue de presse - Le Progrès : "Sarkozyste"

"Depuis hier soir, notre hyperprésident est devenu l'hyperperdant", moque Francis Brochet dans Le Progrès. "Que pèsent dans la défaite François Fillon, Xavier Bertrand et tous ces candidats dont on n'aura pas eu le temps de retenir le nom ? Lui seul, Nicolas Sarkozy, est sommé de porter le poids du désaveu."

08:04 - Revue de presse - La Tribune : "Remanier, ce n'est pas le sujet"

En remaniant le gouvernement, estime Erik Izraelewicz dans La Tribune, "l'Élysée ferait fausse route. Les Français n'ont pas voté contre tel ou tel ministre — ils ont unanimement sanctionné tous ceux qui sont allés au feu. Ils considèrent, à juste titre, que la tête, le sexe ou la couleur des ministres a finalement aujourd'hui peu d'importance."

08:00 - Revue de presse - La Montagne : "Grandeur nature"

"Les résultats envoient partout en France le même message et imposent au chef de l'État de le lire comme une sanction nationale et donc d'apporter des réponses aux inquiétudes des électeurs", faute de quoi "il devra faire face aux tensions dans son camp et sur le climat social", assure Daniel Ruiz dans La Montagne.

07:56 - Revue de presse - La Croix : "Les priorités"

Pour le président, "la gageure sera désormais de parvenir à la fois à réformer et à rassurer. Avec ce quitte ou double sur les retraites, le chef de l'État joue gros. Une réussite offrirait un socle solide à la fin de son premier mandat", écrit François Ernenwein qui ajoute que Nicolas Sarkozy a "beaucoup à perdre", dans La Croix.

07:51 - Revue de presse - Nord Eclair : "Et déjà sous 2010 perçait 2012"

"Pour l'UMP, le problème du capitaine et de sa capacité à rebondir est posé. Nicolas Sarkozy (...) sort affaibli de l'épreuve. Plus que sa politique, c'est sa méthode de gouvernement qui a été récusée", assène Patrick Pépin dans Nord Eclair.

07:46 - Revue de Presse - France-Soir : "Après la défaite, la reconquête"

France-Soir note d'abord la victoire écrasante de la gauche. Pour Gérard Carreyrou, "Martine Aubry fait désormais figure de leader de l'opposition et de présidentiable bien placée pour 2012" dans France-Soir.

07:42 - Revue de presse - Les Echos : "La réforme encore"

"Le grand défi de la Rue de Solferino, désormais, c'est de se donner un programme qui ne se résume pas à l'antisarkozysme. Un courant plus porteur pour le vote FN, à nouveau ragaillardi, que pour la mise sur orbite d'une vraie alternative", estime Henri Gibier dans Les Echos.

07:39 - Revue de presse - Libération : "Promesse"

"L'espoir restitué impose à la gauche des devoirs nouveaux", car "personne ne comprendrait, après cette percée, que les mêmes calculs rances viennent polluer l'avenir", juge Laurent Joffrin dans Libération (réservé aux abonnés).

07:34 - Revue de presse - Le Figaro : "Le rebond"

Cette défaite "va marquer un tournant dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy", qui doit "envoyer des signaux forts" aux électeurs de droite, car ils "ont le sentiment d'avoir été laissés sur le bord de la route", écrit Etienne Mougeotte dans Le Figaro (réservé aux abonnés).

07:28 - Revue de presse - L'Humanité : "Une crise de la démocratie"

"La sanction du bilan de Nicolas Sarkozy, les doutes sinon les rejets de sa politique ne sont plus discutables", estime Patrick Apel-Muller dans
L'Humanité, qui titre "Le rejet de Sarkozy".

07:17 - 2012 - L'appel du 22 mars de Daniel Cohn-Bendit

Daniel Cohn-Bendit lance lundi dans Libération un nouvel "appel du 22 mars" pour créer une "coopérative politique" qui aura vocation à aider Europe Ecologie à passer le cap. "Nous avons besoin d'une structure pérenne et souple à la fois, capable d'élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s'abmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des egos en compétition", écrit le député européen. L'appel est signé, entre autres, par les députés Verts à l'Assemblée nationale et plusieurs personnalités d'Europe Ecologie qui doivent se retrouver lundi à Paris pour lancer le débat.

07:10 - Remaniement - Darcos sortant, Tron, rentrant

Selon RTL, le ministre du travail, Xavier Darcos, devrait être le premier à faire les frais de cette défaite. Eric Woerth pourrait remplacer Xavier Darcos au gouvernement. François Baroin pourrait être nommé à sa place au budget. Le villepiniste Georges Tron est l'un des noms qui circulent également pour une entrée au gouvernement. Fadela Amara, en charge de la ville, pourrait aussi faire partie des sortants.

22.03.10 | 07h12

Inverser l'ordre de tri

07:10 - Remaniement - Darcos sortant, Tron, rentrant

Selon RTL, le ministre du travail, Xavier Darcos, devrait être le premier à faire les frais de cette défaite. Eric Woerth pourrait remplacer Xavier Darcos au gouvernement. François Baroin pourrait être nommé à sa place au budget. Le villepiniste Georges Tron est l'un des noms qui circulent également pour une entrée au gouvernement. Fadela Amara, en charge de la ville, pourrait aussi faire partie des sortants.

07:17 - 2012 - L'appel du 22 mars de Daniel Cohn-Bendit

Daniel Cohn-Bendit lance lundi dans Libération un nouvel "appel du 22 mars" pour créer une "coopérative politique" qui aura vocation à aider Europe Ecologie à passer le cap. "Nous avons besoin d'une structure pérenne et souple à la fois, capable d'élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s'abmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des egos en compétition", écrit le député européen. L'appel est signé, entre autres, par les députés Verts à l'Assemblée nationale et plusieurs personnalités d'Europe Ecologie qui doivent se retrouver lundi à Paris pour lancer le débat.

07:28 - Revue de presse - L'Humanité : "Une crise de la démocratie"

"La sanction du bilan de Nicolas Sarkozy, les doutes sinon les rejets de sa politique ne sont plus discutables", estime Patrick Apel-Muller dans
L'Humanité, qui titre "Le rejet de Sarkozy".

07:34 - Revue de presse - Le Figaro : "Le rebond"

Cette défaite "va marquer un tournant dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy", qui doit "envoyer des signaux forts" aux électeurs de droite, car ils "ont le sentiment d'avoir été laissés sur le bord de la route", écrit Etienne Mougeotte dans Le Figaro (réservé aux abonnés).

07:39 - Revue de presse - Libération : "Promesse"

"L'espoir restitué impose à la gauche des devoirs nouveaux", car "personne ne comprendrait, après cette percée, que les mêmes calculs rances viennent polluer l'avenir", juge Laurent Joffrin dans Libération (réservé aux abonnés).

07:42 - Revue de presse - Les Echos : "La réforme encore"

"Le grand défi de la Rue de Solferino, désormais, c'est de se donner un programme qui ne se résume pas à l'antisarkozysme. Un courant plus porteur pour le vote FN, à nouveau ragaillardi, que pour la mise sur orbite d'une vraie alternative", estime Henri Gibier dans Les Echos.

07:46 - Revue de Presse - France-Soir : "Après la défaite, la reconquête"

France-Soir note d'abord la victoire écrasante de la gauche. Pour Gérard Carreyrou, "Martine Aubry fait désormais figure de leader de l'opposition et de présidentiable bien placée pour 2012" dans France-Soir.

07:51 - Revue de presse - Nord Eclair : "Et déjà sous 2010 perçait 2012"

"Pour l'UMP, le problème du capitaine et de sa capacité à rebondir est posé. Nicolas Sarkozy (...) sort affaibli de l'épreuve. Plus que sa politique, c'est sa méthode de gouvernement qui a été récusée", assène Patrick Pépin dans Nord Eclair.

07:56 - Revue de presse - La Croix : "Les priorités"

Pour le président, "la gageure sera désormais de parvenir à la fois à réformer et à rassurer. Avec ce quitte ou double sur les retraites, le chef de l'État joue gros. Une réussite offrirait un socle solide à la fin de son premier mandat", écrit François Ernenwein qui ajoute que Nicolas Sarkozy a "beaucoup à perdre", dans La Croix.

08:00 - Revue de presse - La Montagne : "Grandeur nature"

"Les résultats envoient partout en France le même message et imposent au chef de l'État de le lire comme une sanction nationale et donc d'apporter des réponses aux inquiétudes des électeurs", faute de quoi "il devra faire face aux tensions dans son camp et sur le climat social", assure Daniel Ruiz dans La Montagne.

08:04 - Revue de presse - La Tribune : "Remanier, ce n'est pas le sujet"

En remaniant le gouvernement, estime Erik Izraelewicz dans La Tribune, "l'Élysée ferait fausse route. Les Français n'ont pas voté contre tel ou tel ministre — ils ont unanimement sanctionné tous ceux qui sont allés au feu. Ils considèrent, à juste titre, que la tête, le sexe ou la couleur des ministres a finalement aujourd'hui peu d'importance."

08:08 - Revue de presse - Le Progrès : "Sarkozyste"

"Depuis hier soir, notre hyperprésident est devenu l'hyperperdant", moque Francis Brochet dans Le Progrès. "Que pèsent dans la défaite François Fillon, Xavier Bertrand et tous ces candidats dont on n'aura pas eu le temps de retenir le nom ? Lui seul, Nicolas Sarkozy, est sommé de porter le poids du désaveu."

08:11 - Revue de presse - Ouest-France : "Grande défaite et petit chelem"

"La gauche doit beaucoup sa victoire à la défaite de la droite. Ce qui signifie que gagner les régionales n'est pas une assurance pour la présidentielle", relativise Michel Urvoy dans Ouest-France.

08:16 - Remaniement - Darcos devrait quitter le gouvernement

Xavier Darcos devrait être le premier membre du gouvernement à faire les frais de la défaite de la majorité aux élections régionales en cédant son poste au ministère du Travail, annonce lundi la radio RTL. Ni Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, ni Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, n'ont cependant confirmé cette information en début de matinée. "Franchement, je n'en sais rien", a dit Xavier Bertrand sur RTL, se félicitant que le président Nicolas Sarkozy se soit donné quelques heures de "réflexion avant l'action"

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08:19 - UMP - Copé réclame le report de la "taxe carbone"

Jean-François Copé a réclamé lundi le report de la "taxe carbone", au lendemain de la défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales. "La taxe carbone, qui a fait l'objet de nombreux débats dans notre majorité, n'a de sens que si c'est à l'échelle européenne, on ne peut pas le faire nous, en France, avant les autres", a dit le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. "Ça ne peut pas être une priorité si ce n'est pas au niveau européen", a-t-il ajouté sur les ondes d'Europe 1.

Pour l'instant, le calendrier du gouvernement prévoit toujours officiellement de présenter avant le 1er juillet un projet sur ce sujet hautement impopulaire selon les enquêtes d'opinion.

dimanche 21 mars 2010

Les huîtres de Charentes-Maritime interdites à la consommation

C'est un nouveau coup dur pour les ostréiculteurs charentais : moins d'un mois après avoir été frappés par le passage de la tempête Xynthia, ils doivent faire face depuis vendredi à l'interdiction de la vente de leurs produits après la détection d'une toxine amnésiantes, en quantité très supérieure au seuil réglementaire. "Je suis KO debout (...) c'est un nouveau coup de massue pour la profession et la situation est très inquiétante", a affirmé samedi, François Patsouris, président de la section régionale conchylicole (SRC) de Poitou-Charentes.

Vendredi, la préfecture de la Charente-Maritime a interdit la consommation de tous les coquillages, notamment les huîtres, en provenance du littoral charentais. La même interdiction pour les coquillages issus du littoral de Vendée, annoncée vendredi soir par le ministère de l'agriculture, a finalement été ramenée à ceux provenant de la zone de la baie de l'Aiguillon, soit 5 zones de production sur 10 au total. "Les exploitants concernés ont procédé au retrait et rappel de la commercialisation des coquillages récoltés dans ces zones depuis le 17 mars 2010", selon un communiqué du ministère de l'agriculture.

Les infections alimentaires causées par ces toxines se traduisent par des troubles digestifs dans un délai de deux à 24 heures après la consommation des coquillages contaminés, a précisé le ministère de l'agriculture.  De nouvelles analyses doivent être effectuées lundi au niveau des claires, selon M. Patsouris, qui espère que la vente sera à nouveau autorisée d'ici quinze jours.

UNE SITUATION ÉCONOMIQUE DÉJÀ DIFFICILE

Les zones d'interdiction correspondent à celles touchées par la tempête Xynthia, fin février. "Il est possible que ce soit lié aux conséquences du raz de marée qui a entraîné un dérèglement de l'éco-système", a avancé M. Patsouris. Lors de la tempête, la mer est montée brutalement, provoquant d'énormes dégâts sur les installations du millier d'ostréiculteurs charentais. "Pour le moment, l'ensemble des dégâts pour l'ostréiculture ne sont pas tous quantifiés", a-t-il affirmé.

Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé une aide de 20 millions d'euros afin d'aider à la reconstitution la plus rapide possible des matériels ostréicoles. "Il s'avère que nous n'avons toujours pas reçu les feuilles d'indemnisation tempête promises par l'Etat", s'est inquiété M. Patsouris. Selon lui, les professionnels sont déjà dans une situation économique difficile en raison notamment d'une surmortalité des huîtres en 2008 et 2009 provoquée par un virus.

samedi 20 mars 2010

Quinze à vingt ans de prison requis contre Jacques Viguier

L'avocat général a requis, vendredi, de quinze à vingt ans de prison contre Jacques Viguier, professeur de droit toulousain jugé en appel par la cour d'assises du Tarn pour le meurtre de son épouse, Suzanne, mystérieusement disparue depuis le 27 février 2000. La défense doit ensuite plaider, et le verdict est attendu samedi devant la cour d'assises du Tarn, à Albi.image

L'avocat général a cependant laissé la porte ouverte à une condamnation pour "coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner", passible d'une peine maximale de quinze ans de prison. "Moi, j'accuse en raison d'un arrêt de renvoi qui accuse Jacques Viguier du chef d'homicide volontaire (...). Je maintiens mes réquisitions de quinze à vingt années, je n'ai pas d'éléments pour les coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner", a déclaré l'avocat général. "Si vous estimez qu'il n'a pas eu l'intention de donner la mort, la peine vous appartient", a-t-il dit aux jurés.

En avril 2009, l'avocat général, Marc Gaubert déjà, avait requis quinze à vingt ans de réclusion criminelle. Jacques Viguier avait finalement été acquitté par la cour d'assises de la Haute-Garonne.

Il n'y a ni corps, ni preuves, ni aveux dans ce dossier, où l'existence d'un crime n'est pas même avérée. L'accusation se fonde sur des indices, notamment le fait que l'accusé ait fait disparaître un matelas et négligé de signaler qu'il avait retrouvé le sac à main de sa femme. En droit, une condamnation est en théorie possible, les jurés devant se prononcer suivant leur "intime conviction".

Pour en savoir plus :

– Le blog de Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au "Monde" qui a suivi le procès de Jacques Viguier

Le piratage fera-t-il 1,2 million de chômeurs en Europe en 2015 ?

Quel est l'impact, à l'échelle européenne, du piratage sur l'industrie culturelle ? Selon une étude du cabinet de consultants Tera, présentée mercredi 17 mars à Bruxelles, le téléchargement illégal de films, séries télévisées, musique et logiciels aurait déjà coûté 10 milliards d'euros de recettes et plus de 185 000 emplois, en 2008.

Les résultats de cimage ette étude, approuvés par des syndicats d'employés, des organisations patronales de ces industries et la Chambre de commerce internationale, ont déjà suscité de nombreux commentaires. "L'argument que l'on peut nous opposer, est que cela ne concerne "que" 200 000 emplois environ, par rapport à 14 millions d'emplois du secteur, ce qui représente environ 1,5 %. C'est un constat et n'est pas maximaliste", souligne Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine et directeur scientifique de l'étude.

Ces pertes sont à mettre en rapport avec le chiffre d'affaires du secteur, estimé en 2008 à 860 milliards d'euros, soit 6,9 % du PIB de l'Union européenne, et 14 millions d'emplois. Mais il faut noter que l'acception de l'"industrie créative" est large pour les auteurs de l'étude, incluant certes l'industrie musicale et cinématographique, mais aussi, les agences de publicité, les éditeurs de logiciels et les vendeurs de matériels, et même les transports qui en dépendent... "Il y avait jusqu'alors une définition, reconnue par la Commission européenne, qui avait tendance à limiter l'industrie créative au périmètre des industries culturelles. Nous nous sommes appuyés pour notre part sur la méthode de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, qui au lieu de regarder le cœur de l'activité, consiste à regarder l'écosystème des industries créatives", explique le professeur d'économie.

La première difficulté que pose une telle étude est l'évaluation des volumes du piratage. Compilant des données pour la musique, le cinéma et le logiciel, le rapport souligne notamment que le marché de la musique a baissé de 36 % à l'échelle européenne entre 2004 et 2008. Pour l'industrie du cinéma, Tera enregistre "une baisse de 57 millions d'entrées en cinq ans", quand "les ventes de DVD accusent une baisse de 14 %", entre 2004 et 2008.

DIAGNOSTICS CONTRADICTOIRES

A partir de ces volumes de piratage estimés, Tera établit à 9,9 milliards d'euros le manque à gagner au sein de l'Union européenne en 2008. Pour y parvenir, les consultants ont notamment établi, concernant la musique, "un lien de substitution" entre le piratage et la consommation de contenus légaux, de l'ordre de 10 %. Les taux sont plus variables concernant les productions cinématographiques et les séries télévisées. De nombreuses études ont tenté d'évaluer ce taux de substitution, variant souvent entre 0 % et 30 %. "Les études qui mettent en avant une neutralité, voire un effet positif du piratage, sont très minoritaires. Si l'on avait seulement la moyenne entre les différentes études qui évaluent le taux de substitution, nous aurions probablement atteint 10 %", assure M. Geoffron. Mais selon d'autres études, comme celle, désormais célèbre, des chercheurs Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf , les effets du piratage sur les ventes physiques seraient néanmoins "négligeables".

Comment en déduire, enfin, de supposées pertes d'emploi – 186 400, dont plus de 31 000 en France, en 2008 ? "Il est compliqué de traduire en emplois perdus, dans chaque pays d'Europe. Ce n'est pas parce que les Espagnols et les Italiens téléchargent le plus que c'est chez eux qu'il y a le plus d'emplois perdus. Cela n'a pas de sens, car les produits téléchargés viennent d'ailleurs", souligne Patrice Geoffron. C'est pourquoi les 740 millions d'euros de pertes dus au téléchargement illégal en 2008 en France doivent être pris avec précaution.

Le manque à gagner de l'industrie créative pour 2015, qui pourrait s'élever à 240 milliards d'euros et ferait perdre au secteur entre 611 000 et 1,2 million emplois, suscite aussi les interrogations. Dans l'hypothèse basse, Tera s'est basé sur les prévisions de l'industriel Cisco, selon lesquelles le peer-to-peer reste le vecteur dominant du téléchargement illégal. Le taux de croissance le plus élevé inclut de nouvelles techniques de piratage, comme le streaming, le téléchargement direct. "Nous avons voulu faire une sorte de stress test : la fourchette haute est maximaliste, et revendiquée comme telle", assure le directeur scientifique de l'étude, qui estime aussi qu'il est trop tôt pour évaluer l'efficacité de dispositifs comme Hadopi en France.

Laurent Checola

Une enfant de 12 ans blessée par balle lors d'un règlement de comptes à Marseille

Une enfant de 12 ans a été blessée par balle à la jambe, vendredi 19 mars en fin d'après midi, dans le quartier de la Belle-de-Mai à Marseille, apprend-on de source policière. La petite fille a été touchée alors qu'elle se trouvait près d'un groupe de personnes sur lesquels un homme a ouvert le feu.

Le tireur est arrivé dans une voiture, en compagnie d'un autre homme. Il est sorti du véhicule et a fait feu à plusieurs reprises sur le groupe visé, qui discutait rue Hoche, dans le 3e arrondissement de la ville. Les deux malfaiteurs ont réussi à prendre la fuite à bord de leur véhicule.

La victime a été transportée à l'hôpital de la Timone, où ses jours ne sont pas en dange

vendredi 19 mars 2010

Rappel : Daniel Fuchs vous a invité à rejoindre Facebook...

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Bonjour Daniel.fuchs5741.loulou,
La personne suivante vous a envoyé une invitation sur Facebook :
Daniel FuchsDaniel Fuchs
Invitation envoyée :
Feb 3, 2010
 

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En Alsace, droite et gauche à égalité dans les intentions de vote

Egalité parfaite. En Alsace, les listes de l'UMP (alliée au Nouveau centre, au MPF et à CPNT) conduites par Philippe Richert et celles réunissant les socialistes et les écologistes (Europe écologie, Les verts, Mouvement écologiste indépendant), menées par Jacques Bigot, recueillent chacune 43,5 % des intentions de vote pour le second tour des élections régionales, dimanche 21 mars, selon un sondage TNS Sofres/Logica, réalisé, les 16 et 17 mars, pour Le Monde, Radio France et France télévisions.

image La liste du Front national, conduite par Patrick Binder, recueillerait 13 % des voix, c'est-à-dire un peu moins qu'au premier tour, dimanche 14 mars (13,4 %).

A noter que 19,50 % des personnes interrogées n'expriment pas d'intention de vote.

Pour autant, les personnes interrogées considèrent à une très large majorité (62 %) que ce sont les listes de la majorité qui ont "le plus de chance de l'emporter" (23 % seulement évoquent les listes socialistes-écologistes).

L'Alsace, c'est un peu le "dernier espoir" de la majorité : en conservant cette région, elle espère éviter un grand chelem socialiste.

Ancrée dans sa tradition de centre droit, cette région avait d'ailleurs été l'une des deux seules - avec la Corse - à avoir échappé à la vague rose aux élections régionales de 2004. Adrien Zeller - décédé en court de mandat, en août 2009 - avait alors totalisé 43,56 % des voix, contre 34,44 % à la liste d'union PS-Verts et 22 % à la liste FN de Patrick Binder.

En 2007, c'est dans cette région que Nicolas Sarkozy avait obtenu son meilleur score lors de l'élection présidentielle, avec 65,5 % des voix.

DISPERSION DES VOTES FN

Selon le sondage, au second tour des élections régionales, dimanche 21 mars, le report des voix des électeurs d'Europe écologie (15,6 % au premier tour) se ferait à 85 % pour la liste d'union PS-écologistes. 8% des électeurs écologistes du premier tour iraient vers la liste UMP et 7 % s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul ou ne donnent pas de réponse.

Les voix du FN du permier tour se disperseraient quant à elles un peu plus. Seuls 67 % de celles et ceux qui ont voté FN le 14 mars revoteraient dans le même sens au second tour. 18 % d'entre eux porteraient leurs suffrages sur la liste UMP et 12 % sur la liste PS-écologistes.

Par ailleurs, l'électorat de Philippe Richert n'apparaît que très légèrement plus déterminé à aller voter (65 %) et assuré de son choix (81 %) que celui de la liste recomposée conduite par Jacques Bigot (61 % et 78 %).


L'enquête a été réalisé auprès d'un échantillon de 700 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas et stratification par département et catégorie d'agglomération.

La sexualité des Français en chiffres

Ce n'est plus un secret pour personne, la sexualité est au centre des préoccupations dans nos sociétés : la récente étude menée par l'institut allemand sur les préservatifs (entre le 7 avril et le 14 novembre 2008) le prouve. Devenu moins "confidentiel" qu'au siècle dernier, le sexe est aujourd'hui abordé sans complexe (ou presque). Celui-ci se trouve d'ailleurs régulièrement sur le devant de la scène et s'étale dans les médias à la moindre occasion. La France ne déroge pas à la règle : entre études, débats et nouveaux comportements, les Français paraissent plus "libérés". Mais qu'en est-il exactement ? La réponse en chiffres.

jeudi 18 mars 2010

Environnement : Nicolas Sarkozy lève le masque, par Claude Aubert, André Cicolella, Laurent Chevalier, Philippe Collin, Jean-Paul Jaud, Dominique Marion et François Veillerette

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Dimanche 7 mars 2010, Nicolas Sarkozy, président de la République, a déclaré, à l'occasion d'un débat organisé par la FNSEA dans le cadre du Salon international de l'agriculture : "Je voudrais, au point où j'en suis, dire un mot de toute ces questions d'environnement par ce que là aussi ça commence à bien faire !... Il faut que ça change !"

On pourrait avoir du mal à croire que c'est le même Sarkozy Nicolas qui tenait un discours volontariste le jeudi 25 octobre 2007, à l'occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l'environnement : "Nous ne voulons pas d'une agriculture qui épuise nos sols, d'une agriculture qui utilise de façon croissante des produits chimiques dangereux… Il est grand temps de prendre au sérieux l'usage croissant de produits pesticides, dont nos agriculteurs sont les premières victimes."

Mais ne pas comprendre cette contradiction, c'est être bien naïf et ne pas avoir compris que Nicolas Sarkozy possède l'extraordinaire capacité de promettre tout et son contraire… Les signataires de cette tribune, dont beaucoup ont participé aux travaux du Grenelle de l'environnement, ne peuvent pas être classés dans la catégorie des crédules ou autres naïfs qu'on peut berner si facilement avec quelques promesses faciles. Leurs parcours parsemés d'épreuves et de confrontations avec les réalités de notre époque, dans ce qu'elle a de plus cynique parfois, les a prémunis contre ce risque. C'est donc sans illusion sur la sincérité de Nicolas Sarkozy qu'ils avaient participé au Grenelle de l'environnement en 2007. C'est avec acharnement qu'ils étaient parvenus à arracher quelques avancées, et notamment dans le domaine agricole avec un plan de réduction de moitié de l'usage des pesticides en dix ans, si possible...

Depuis, le travail s'était poursuivi sur ces questions agricoles, et malgré des reculades (lors du vote de la loi Grenelle 1 par exemple) l'essentiel avait été préservé. Ce n'avait pas été le cas sur la question de la santé environnementale. Aujourd'hui, pourtant, les masques tombent et Nicolas Sarkozy, dans une déclaration que nous imaginons mûrement réfléchie et préméditée, vient de trancher. Les puissances de l'agriculture industrielle ont emporté l'adhésion du président. Quant à Bruno Le Maire, il semble avoir le cuir beaucoup trop fin pour supporter les coups de boutoir répétés de ce lobby agricole.

En soulignant l'environnement comme l'une des sources majeures des difficultés que rencontre le monde agricole, M. Sarkozy se trompe de coupable et montre les limites de sa politique en matière de défense de l'environnement et de promotion d'une agriculture durable. Les difficultés que rencontrent les agriculteurs ne viennent pas du fait qu'on applique des mesures environnementales sur le plan phytosanitaire, bien au contraire. Rappelons que la France, en grande partie du fait de l'activité agricole, est toujours sous la menace d'une amende européenne de plus de 28 millions d'euros pour non-respect de la directive eau !

Les difficultés du monde agricole proviennent de la mauvaise rémunération des fruits de leur travail, notamment due à la levée de certains quotas. Les normes environnementales, au contraire, qui leur seront de toute façon imposées à l'échelon européen, contribuent à améliorer l'image, pas toujours positive, que le consommateur a du monde agricole et assure sa transition vers une réelle modernité. En faisant ces déclarations, M. Sarkozy fait fi des attentes de la population, qui jugent prioritaire de réduire de moitié en dix ans les pesticides dans l'agriculture conventionnelle et qui jugent également prioritaire de développer l'agriculture biologique (selon un sondage CSA publié dans le cadre du Grenelle). Mais torpiller les mesures environnementales en agriculture est bien plus facile que d'obtenir un maintien de quotas de production pour le lait en Europe ou une régulation du prix des céréales au niveau mondial. Libéral et supporter de M Barroso , M. Sarkozy a depuis bien longtemps renoncé à se battre sur ces terrains, de toute façon…

Il ne lui restait plus qu'à choisir la politique du pire, celle qui consiste à privilégier le double calcul corporatiste et électoraliste au détriment d'une vision à long terme.

Cette vision à court terme ne résoudra pas les difficultés réelles des agriculteurs, qui ne s'y tromperont pas. Par ailleurs, de plus en plus commencent à comprendre qu'ils sont eux-mêmes les premières victimes de l'excès d'épandage de pesticides, en terme de santé.

Cette déclaration est un mauvais signal pour tous les acteurs du Grenelle qui ont collaboré à un travail pour amorcer une réelle évolution de notre agriculture, comme les agronomes et économistes de l'INRA, qui ont travaillé deux ans sur le rapport Ecophyto R et D ( montrant la viabilité économique de systèmes à bas niveaux d'intrants en grande culture ), comme les représentants des ONG environnementales, ou encore comme les représentants de syndicats agricoles pour qui la question environnementale compte vraiment. Le signal d'un coup d'arrêt porté à la modernisation nécessaire de notre agriculture, qui a pourtant tant besoin d'une meilleure prise en compte de l'environnement et d'améliorer son image tant en France qu'à l'étranger. La "forteresse agricole" qu'est la FNSEA a sans doute réussi un coup avec cette décision présidentielle, qui va favoriser le maintien en l'état de systèmes privilégiant la production de gros volumes (rémunérateurs pour l'agro-industrie) plutôt que des systèmes privilégiant la qualité environnementale. Mais il s'agit en réalité d'un mauvais coup porté à l'agriculture et aux agriculteurs dans leur plus grand nombre – pour qui l'excellence environnementale sera demain la solution pour s'adapter à un monde aux exigences nouvelles –, et aux générations futures, auxquelles M. Sarkozy devra rendre des comptes.

Signataires : Claude Aubert, ingénieur agronome ; André Cicolella, toxicologue, président du Réseau Environnement Santé ; Docteur Laurent Chevallier, nutritionniste, praticien attaché en centre hospitalo-universitaire ; Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne ; Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur en environnement ; Jean-Paul Jaud, journaliste, réalisateur ; Dominique Marion, paysan, président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique ; François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures.

Les trois quart des poulets européens sont contaminés par des bactéries

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L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué, mercredi 17 mars, dans un communiqué que 75,8 % des carcasses de poulets sortant des abattoirs européens sont contaminées par des Campylobacters, tandis que 15,7 % le sont aussi par des salmonelles. La salmonellose et la campylobactériose sont "les deux maladies de sources alimentaires les plus fréquemment répertoriées chez l'homme", rappelle l'autorité européenne, dont le siège est à Parme, dans le nord de l'Italie.

Ces chiffres sont le résultat d'une série d'analyses menées en 2008 sur des poulets sortis de 561 abattoirs dans 26 pays de l'Union européenne, ainsi que de la Suisse et de la Norvège. En ce qui concerne les salmonelles, le degré de contamination "varie amplement entre les pays membres, de 0 % a 26,6 %", avec un taux particulièrement élevé de 85,6 % pour la Hongrie, précise l'EFSA.

Les salmonelles représentent respectivement 13,6 % et 4,4 % des viandes contaminées, ajoute l'agence. L'autorité rappelle que les risques de contamination de l'homme par la viande peuvent être réduits par "une cuisson complète". Elle présente cette étude, réalisée à la demande de la Commission européenne, comme une base qui "peut être utilisée dans le futur pour suivre les tendances et évaluer l'impact des programmes de contrôle".

mercredi 17 mars 2010

Twitter lance @anywhere pour renforcer l'interopérabilité de son service

Le système permet à des sites partenaires d'intégrer plus étroitement le site de réseautage en créant dans leurs contenus des liens directs vers les comptes Twitter de personnes ou de marques mentionnées.

Technologie

Beaucoup d'observateurs pensaient qu'Evan Williams, le P-DG de Twitter profiterait de son passage à la conférence South by Southwest (SXSW - du 12 au16 à Austin) pour présenter un plan pour monétiser l'audience du site.

Au lieu de cela, il a présenté un nouveau service, @anywhere ; ce système repose sur framework JavaScript qui permet de créer très facilement des liens directs vers des comptes Twitter. Ces liens proposent un raccourci pour pouvoir s'abonner ou « twitter » une information, sans quitter le site que l'on est en train de consulter.

Twitter une vidéo sans quitter YouTube

Evan Williams a révélé une première série de sites partenaires qui intègreront @anywhere lors de son lancement : Amazon, Bing, Citysearch, Digg, eBay, The Huffington Post, Meebo, MSNBC.com, The New York Times, Salesforce.com, Yahoo!, et YouTube sont de la partie.

L'utilisateur pourra par exemple "twitter" une vidéo sans quitter YouTube, s'abonner au compte Twitter d'un auteur du Huffington Post ou à celui d'un journaliste du New-York Times grâce à un lien présent dans le texte.

Bien entendu, les marques et les annonceurs présents sur ces sites pourront tirer parti du système. C'est sans doute à partir de cela que Twitter devrait travailler son modèle commercial en jouant sur cette interopérabilité pour développer des services marketing payants ou créer une régie publicitaire. Twitter n'a pas indiqué la date d'entrée en service d'@anywhere. (Eureka Presse)

Un policier tué, la piste d'ETA privilégiée

Un brigadier a été tué mardi soir lors d'un contrôle qui a dégénéré en Seine-et-Marne. Les tireurs appartiendraient à l'organisation séparatiste basque. L'un d'entre eux a été arrêté et placé en garde à vue.

Dammarie-les-Lys, banlieue tranquille à une cinquantaine de km au sud-est de Paris. Mardi en début de soirée, une patrouille de police est appelée pour le vol d'une BMW à un vendeur automobile. Le véhicule est repéré sur un chemin de la commune voisine de Villiers-en-Bière. Mais quand le brigadier-chef et ses trois hommes tentent d'en interpeller les occupants - trois hommes et une femme selon les premiers témoignages -, ils essuient des tirs provenant d'un second véhicule. Malgré son gilet pare-balles, le brigadier chevronné est touché par deux balles sous l'aisselle, à un endroit non protégé. Ses collègues ripostent mais on ignore encore si un ou plusieurs agresseurs ont été touchés. L'un d'entre eux a été arrêté et se trouvait toujours en garde à vue mercredi matin, tandis que les autres sont toujours recherchés. Le brigadier touché décèdera quant à lui lors de son transfert à l'hôpital. Agé de 53 ans, en service à Dammarie depuis 1980, il laisse derrière lui son épouse et quatre enfants.

«Plusieurs pistes étaient explorées» en fin de soirée, ont précisé des sources proches de l'enquête en France, «dont la plus sérieuse conduirait à l'organisation séparatiste basque ETA». Le Figaro est en effet en mesure d'affirmer que l'homme arrêté est fiché comme appartenant à la «mouvance» de l'ETA. Les enquêteurs français tentent de vérifier cette hypothèse, qui pourrait «expliquer la détermination» des suspects. Selon l'agence espagnole Europa Press, le suspect, âgé d'environ 35 ans, a même des «antécédents» au sein de la «kale borroka» (lutte de rue, en basque), forme de guérilla urbaine de basse intensité pratiquée au Pays basque par de jeunes nationalistes radicaux. La justice espagnole aurait déjà délivré un mandat d'arrêt contre lui pour avoir agressé un policier espagnol en mars 2008.

«On n'hésite plus à tirer sur des policiers»

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est rendu sur place dans la soirée. Il a rencontré les fonctionnaires du commissariat de Dammarie-les-Lys et des membres du SAMU qui sont intervenus. Le ministre a exhorté les policiers présents «à accomplir leur mission au service de la sécurité de leurs concitoyens mais en pensant à leur vie, à leur propre sécurité et à leur famille».

Les syndicats de police ont quant à eux fait part de leur «émotion», en mettant en relief la «violence» des agressions visant les policiers qui «se banalisent». «On n'hésite plus à tirer sur des policiers qui sont en première ligne dans la sécurité de nos concitoyens», a déclaré Yannick Danio, porte-parole de l'union SGP-Unité police, premier syndicat de gardiens de la paix. Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, second syndicat de police, a fait par de son «émotion » et de sa «colère». Il réclame des «peines plancher» pour les agresseurs de fonctionnaires, dont les policiers. Le syndicats de policiers ont été choqués par de récentes agressions ayant visé des policiers récemment à Epernay, dans la Marne, et Tarascon dans les Bouches-du-Rhône, où deux fonctionnaires ont été grièvement blessés.

Considérée comme organisation terroriste par l'Union européenne, ETA est tenue pour responsable de la mort de 828 personnes en plus de 40 ans de violences dans la lutte pour l'indépendance du Pays basque. Son dernier attentat revendiqué remonte à août 2009. ETA avait repris ses attentats à la mi-2007 après une trêve de 15 mois et des négociations avortées avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, qui a depuis adopté une ligne très ferme à son encontre. Le parquet de Melun a été dessaisi de l'enquête dans la nuit au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris.

Microsoft en dit plus sur le Windows Phone 7

Microsoft a donné quelques détails supplémentaires sur son smartphone, le Windows Phone 7. Le groupe compte reprendre des parts de marché face à l’iPhone d’Apple et l’Androïd de Google.

Les développeurs vont pourvoir s’en donner à coeur joie. Microsoft, à l’occasion du MIX10 de Las Vegas, la conférence des développeurs pour les produits de la firme de Redmond, a livré de nouvelles informations sur .

En février dernier, lors du Mobile World Congress, Steve Ballmer, le patron de Microsoft, avait présenté sa parade face à Apple et Google sur le marché des smartphones, ces téléphones pour l’Internet mobile. La sortie de ses prochains appareils, équipés d’écran tactile, dotés du moteur de recherche Bong, proposant les sites communaitaires Facebook et Windows Live, d’une messagerie outlook, etc. est prévue pour Noël 2010.

Lundi, le géant de l’informatique a précisé que le «business model» choisi est le même que celui d’Apple, à savoir un partage des revenus 70/30. 70% pour les développeurs et 30% pour Microsoft.

Une interface graphique plaisante

Les applications pour Windows Phone 7 (WP 7) ne seront disponibles qu’au travers du Windows Phone Marketplace, qui regroupera applications, jeux, musique et options de personnalisation. «Plusieurs entreprises de renom vont créer des applications et des jeux pour WP 7 Series, comme Associated Press, Match.com, Foursquare Labs, Hudson Entertainement ou Microsoft Game Studios», précise le groupe dans un communiqué. La promo des jeux Xbox est ainsi assurée. (Voir la vidéo de présentation d’un jeu).

Comme beaucoup d’aspects de WP 7, le Marketplace est un «hub» - dispositif informatique placé au noeud d’un réseau en étoile - s’étalant sur plusieurs panneaux. (Voir la présentation vidéo).

Les applications les plus classiques pourront être développées dès aujourd’hui avec Silverlight, une plateforme de développement pour des applications basées sur les standards du de la Toile.

La présentation s’est déroulée dans la bonne humeur. A titre d’illustration des intéractions prossibles avec le téléphone, les participants de cette conférence ont eu droit à une démonstration faisant figurer le patron lui-même.

Au final, d’après des réactions d’internautes, l’interface graphique est épurée et se démarque de l’iPhone ou de l’Androïd. Et semble plaire.

A la conquête de nouvelles parts de marché

Le géant de l’informatique a été fortement affecté par l’offensive d’Apple et de Google. Sa part est tombée à 8,8 % du marché des smartphones en 2009, contre 13,9 % en 2008, selon le cabinet Canalys.

«Nous espérons être prêts juste après octobre. Et le nombre de Windows Phone Series 7 que nous lancerons dépendra de la demande des opérateurs», avait confié au Figaro Christopher Im, directeur des mobiles Windows du sud-coréen LG. Onze grands opérateurs dans le monde sont intéressés par le prochain système d’exploitation. «Nous avons une coopération encore plus étroite avec AT&T et Orange qui ont été les premiers à proposer nos mobiles», a indiqué Steve Ballmer, le patron de Microsoft, lors du Mobile World Congress.

mardi 16 mars 2010

La France a perdu 322 000 emplois salariés en 2009

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La France comptait 322 000 emplois salariés de moins fin 2009 par rapport à fin 2008 dans le privé (-1,8 %), après un quatrième trimestre marqué par une perte nette de 11 500 postes, selon des chiffres définitifs diffusés jeudi par le ministère de l'emploi. L'économie a détruit l'an dernier beaucoup plus d'emplois qu'elle n'en a créé, environ trois fois plus qu'en 2008. Sur une année civile, ce sont les plus grosses pertes nettes jamais enregistrées. La France comptait 17,72 millions de salariés fin décembre.

Ces résultats révisés sont toutefois plus favorables que les données provisoires publiées mi-février, qui faisaient état d'un recul de 2,5 % de l'emploi salarié dans les secteurs principalement marchands en 2009, soit 412 000 postes de moins qu'en 2008. Au quatrième trimestre, les destructions nettes d'emploi ont atteint 11 500 (-0,1 %), après 66 000 (-0,4 %), selon les données publiées par la direction des études et statistiques du ministère (Dares). Dans l'industrie, l'hémorragie d'emplois s'est poursuivie, avec 173 000 pertes nettes sur l'ensemble de l'année (-4,9 %), avec cependant au quatrième trimestre "un rythme moins soutenu qu'au troisième trimestre (-1 % après -1,4 %)", a observé l'Insee.

Axa prévoit de recruter 2 300 personnes en France en 2010

L'assureur Axa prévoit de recruter 2 300 personnes en France en 2010, dont environ 1 700 pour occuper des fonctions commerciales, indique-t-il dans un communiqué publié lundi. Ce chiffre n'inclut pas les contrats à durée déterminée et les stagiaires.

Sur ces 2 300 recrutements, 700 seront des conseillers clientèles en contrat à durée indéterminée et 300 des conseillers commerciaux en contrat d'alternance. 730 personnes prendront des fonctions d'agents généraux, agents mandataires et agents prévoyance et patrimoine

Axa affirme avoir recruté plus de 2 000 personnes en 2009.

Mont Blanc

 

lundi 15 mars 2010

L'irrésistible extension du .com

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Le 15 mars 1985 apparaît sur la Toile le premier nom de domaine avec l'extension .com : Symbolics.com, un site commercial spécialisé dans l'intelligence artificielle. Vingt-cinq ans plus tard, ce nom de domaine a changé de mains, mais la réussite du .com n'est plus à démontrer. Sur plus de 192 millions de domaines dans le monde en 2009, on compte 80 millions de .com. 668 000 nouveaux noms de domaine, affublés de cette extension, s'ajoutent par ailleurs chaque mois.

Désormais, le .com est la garantie d'une dimension internationale pour les entreprises, même si son champ dépasse celui des sites commerciaux. Douze millions de sites relèvent du e-commerce, souligne l'entreprise Verisign qui gère cette extension, ainsi que le .net. Pour l'entreprise américaine, 81 % des internautes américains visitent cinq sites ou plus par jour en .com, et deux tiers d'entre eux visitent aussi entre cinq et vingt-cinq sites en .com par jour.

Si le .com a des allures de "success story", sa croissance fut néanmoins difficile jusqu'en l'an 2000. Deux ans et demi après le premier enregistrement, on ne comptait que cent noms de domaines. Les premières grandes entreprises à l'avoir adopté étaient IBM, Intel, l'opérateur AT&T et Cisco. Le .com n'a passé la barre symbolique d'un million qu'en 1997. Au total, entre 1985 et 2000, 21 millions de noms de domaines ont été enregistrés, contre 57 millions entre 2000 et 2010. "D'une utilisation par la communauté des adeptes de nouvelles technologies, le .com a évolué jusqu'à faire partie intégrante de l'économie mondiale", souligne Verisign.

CROISSANCE DU .CN

Bien souvent préféré aux extensions nationales, le .com (pour "commercial") est d'abord une manne économique, notamment pour Verisign, qui gère exclusivement l'attribution des noms de domaine en .com. De fait, si l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) est l'autorité administrative chargée d'attribuer une adresse nominative aux adresses IP des ordinateurs, elle délègue le .com et le .net à Verisign, qui fixe notamment les prix.

En additionnant tous les chiffres du e-commerce du monde entier, l'Information Technology and Innovation Foundation (ITIF) évalue pour sa part le poids économique du .com à 400 milliards de dollars (293 milliards d'euros). "Cette part devrait plus que doubler, à 950 milliards de dollars [695 milliards d'euros], d'ici à 2020", souligne l'étude de l'ITIF.

Mais si Verisign se vante de la croissance du .com, l'extension doit désormais faire face à la concurrence de plus en plus accrue du .cn, plébiscité par les centaines de millions d'internautes chinois. "Le .cn devance le .de allemand, le .net, et le .uk (du Royaume-Uni)", souligne aussi la société américaine, dans son rapport du mois de février.

Laurent Checola

iPad : 120 000 tablettes tactiles d'Apple vendues en 24 heures

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Aucun client n'a pu toucher, ni même voir l'iPad de ses propres yeux. Pourtant, d'après les résultats compilés par un institut d'études, plus de 120 000 exemplaires de la tablette tactile d'Apple ont été écoulés en 24 heures, après l'ouverture, samedi 13 mars, des précommandes aux Etats-Unis.

Apple avait indiqué, lors de la conférence de présentation de son nouvel appareil, en janvier, que la version Wi-Fi de l'iPad serait disponible "dans le monde entier à la fin mars". Mais le groupe américain a finalement reporté la sortie au 3 avril, pour les modèles n'incluant pas la 3G.
Avec ces 119 987 iPads vendus, selon Investor Village, Apple aurait déjà empoché 75 millions de dollars, soit 54,8 millions d'euros. A ce rythme, la tablette pourrait atteindre le chiffre symbolique d'un million d'exemplaires vendus plus vite que l'iPhone, qui avait mis 74 jours pour y parvenir.

Le cabinet d'études relève également que les différents modèles sont plébiscités de la même manière, qu'il s'agisse des versions avec une capacité de disque dur de 16, 32 ou 64 gigaoctets. Néanmoins, selon ces chiffres, les clients d'Apple choisissent, dans 69 % des cas, la version qui ne permet pas de connexion à l'Internet 3G, mais uniquement celle par Wi-Fi. La firme de Cupertino n'a pas commenté les chiffres du lancement, mais d'après plusieurs estimations, entre 300 000 et 1 millions d'iPads sont prévus pour la date de sortie en avril.

GOOGLE ET MICROSOFT EN EMBUSCADE

Si ces données ne sont pas officielles, elle s'inscrivent dans une tendance de forte croissance de ces terminaux, récemment décrite par Gartner. Le cabinet d'études a estimé, au début du mois de mars, qu'en 2010, 10,5 millions de tablettes tactiles devraient être écoulées dans le monde. "Les usages, concernant les ordinateurs, sont en train de se segmenter", souligne l'analyste Ranjit Atwal. "L'iPad est juste un de ces nombreux appareils qui vont changer tout l'écosystème du PC, et le rapprocher de l'industrie de la téléphonie mobile", poursuit-il.

De fait, les principaux constructeurs de PC ont déjà annoncé des projets de tablettes tactiles. Lors du Consumer Electronic Show de Las Vegas, en janvier, Hewlett-Packard et Microsoft ont annoncé la sortie prochaine de leur "slate". Lenovo, Asus, Samsung et Sony, mais aussi Google, qui mise sur son système d'exploitation Android, devraient aussi prendre des parts de ce marché.

Le marché des tablettes doit aussi être relativisé, face aux 366 millions d'ordinateurs qui devraient être vendus en 2010, contre 306 millions en 2009.

Le Monde.fr