La liste du Front national, conduite par Patrick Binder, recueillerait 13 % des voix, c'est-à-dire un peu moins qu'au premier tour, dimanche 14 mars (13,4 %).
A noter que 19,50 % des personnes interrogées n'expriment pas d'intention de vote.
Pour autant, les personnes interrogées considèrent à une très large majorité (62 %) que ce sont les listes de la majorité qui ont "le plus de chance de l'emporter" (23 % seulement évoquent les listes socialistes-écologistes).
L'Alsace, c'est un peu le "dernier espoir" de la majorité : en conservant cette région, elle espère éviter un grand chelem socialiste.
Ancrée dans sa tradition de centre droit, cette région avait d'ailleurs été l'une des deux seules - avec la Corse - à avoir échappé à la vague rose aux élections régionales de 2004. Adrien Zeller - décédé en court de mandat, en août 2009 - avait alors totalisé 43,56 % des voix, contre 34,44 % à la liste d'union PS-Verts et 22 % à la liste FN de Patrick Binder.
En 2007, c'est dans cette région que Nicolas Sarkozy avait obtenu son meilleur score lors de l'élection présidentielle, avec 65,5 % des voix.
DISPERSION DES VOTES FN
Selon le sondage, au second tour des élections régionales, dimanche 21 mars, le report des voix des électeurs d'Europe écologie (15,6 % au premier tour) se ferait à 85 % pour la liste d'union PS-écologistes. 8% des électeurs écologistes du premier tour iraient vers la liste UMP et 7 % s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul ou ne donnent pas de réponse.
Les voix du FN du permier tour se disperseraient quant à elles un peu plus. Seuls 67 % de celles et ceux qui ont voté FN le 14 mars revoteraient dans le même sens au second tour. 18 % d'entre eux porteraient leurs suffrages sur la liste UMP et 12 % sur la liste PS-écologistes.
Par ailleurs, l'électorat de Philippe Richert n'apparaît que très légèrement plus déterminé à aller voter (65 %) et assuré de son choix (81 %) que celui de la liste recomposée conduite par Jacques Bigot (61 % et 78 %).
L'enquête a été réalisé auprès d'un échantillon de 700 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas et stratification par département et catégorie d'agglomération.








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