Vendredi, la préfecture de la Charente-Maritime a interdit la consommation de tous les coquillages, notamment les huîtres, en provenance du littoral charentais. La même interdiction pour les coquillages issus du littoral de Vendée, annoncée vendredi soir par le ministère de l'agriculture, a finalement été ramenée à ceux provenant de la zone de la baie de l'Aiguillon, soit 5 zones de production sur 10 au total. "Les exploitants concernés ont procédé au retrait et rappel de la commercialisation des coquillages récoltés dans ces zones depuis le 17 mars 2010", selon un communiqué du ministère de l'agriculture.
Les infections alimentaires causées par ces toxines se traduisent par des troubles digestifs dans un délai de deux à 24 heures après la consommation des coquillages contaminés, a précisé le ministère de l'agriculture. De nouvelles analyses doivent être effectuées lundi au niveau des claires, selon M. Patsouris, qui espère que la vente sera à nouveau autorisée d'ici quinze jours.
UNE SITUATION ÉCONOMIQUE DÉJÀ DIFFICILE
Les zones d'interdiction correspondent à celles touchées par la tempête Xynthia, fin février. "Il est possible que ce soit lié aux conséquences du raz de marée qui a entraîné un dérèglement de l'éco-système", a avancé M. Patsouris. Lors de la tempête, la mer est montée brutalement, provoquant d'énormes dégâts sur les installations du millier d'ostréiculteurs charentais. "Pour le moment, l'ensemble des dégâts pour l'ostréiculture ne sont pas tous quantifiés", a-t-il affirmé.
Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé une aide de 20 millions d'euros afin d'aider à la reconstitution la plus rapide possible des matériels ostréicoles. "Il s'avère que nous n'avons toujours pas reçu les feuilles d'indemnisation tempête promises par l'Etat", s'est inquiété M. Patsouris. Selon lui, les professionnels sont déjà dans une situation économique difficile en raison notamment d'une surmortalité des huîtres en 2008 et 2009 provoquée par un virus.








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